06/11/2009

Vivre à contre bible, testament ou coran…

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L’essai mi-biographique, mi-anthropologique Ma Vie à contre coran, de Djemila Benhabib (VLB, Montréal, mai 2009), proclame, dans son titre, ce qu’il est. Non point une réfutation des thèses des « barbus », des fondamentalistes salafistes ou autres, mais bien, aussi, une attaque en règle contre l’islam, la religion, et même l’Islam, soit cette nébuleuse entité  communautaire qui ferait le pendant d’une présumée Chrétienté ou d’un Judaïsme international. C’est surtout une mise en garde. Très (trop) politique, Djemila Benhabib ménage pourtant le fait religieux, qui relèverait, selon elle, de « la sphère privée ». La spiritualité relève de la sphère privée, mais tout fait religieux est une déclaration de guerre…   

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Si le fait religieux relève de la sphère privée, alors, (re)nationalisons tous les lieux de culte et sanctuaires, et que les cultes s’effectuent devant l’hôtel des ancêtres ou on ne sait quelle icône, bannissons tout pèlerinage ostentatoire, et que les  organisateurs  des cultes louent aux prix de ceux de spectacles leurs salles de rassemblements. Djemila Behabib, née en Ukraine et de ce fait sensibilisée aussi au fait orthodoxe et à la montée de l’influence de ses églises, est assez « cartésienne » pour ne pas être sensible à ce raisonnement. Mais comme elle a une « sainte », car salutaire, trouille ainsi qu’un sens du réel lié à son vécu et sa formation, elle fait la part du feu. Je ne lui jetterai absolument pas la pierre…

S’exposer comme le fait Farida Gaëlle Kadi est une chose, publier un livre, comme avant Djemila Benhabib, Salman Rushdie, d’autres musulmanes ou non-musulmanes du monde islamique issues de familles qui le sont ou non, c’en est une autre.

Se dire agnostique ou athée, voire simplement théiste, ou encore, comme des adeptes de la spiritualité celtique, plus ou moins polythéistes (pour en finir avec les questions stupides et laisser croire que des symboles de réflexion seraient des divinités, comme les profanes veulent l’entendre), c’est se vouer à la mort.

Un musulman qui ne tue pas ou ne réduit pas en esclavage un non-dhimmi (un vaincu adepte de l’une des autres civilisations dites du livre, un monothéiste juif ou chrétien) est lui-même un mauvais musulman qui mérite la mort. Le reste est littérature, accommodements temporaires : il n’est pas requis de tout musulman en terre chrétienne ou juive de devenir martyr au risque de dépeupler une terre qui sera forcément islamique. Certes, un certain islam pousse au martyre, mais un autre porte à la domination : éradiquer son propre peuple de fidèles va vous vouer à prêcher dans le désert et à vous priver de ressources. Je caricature ? À peine ! Combien de papes, de patriarches, ont pris les armes et la tête de leurs sanglantes croisades ?

Toute terre ayant été une seule seconde islamique l’est à jamais, et comme le relève Farida Gaëlle Kadi, « accorder un bail emphytéotique à un lieu de culte musulman, comme l’a fait Chirac, c’est le vouer à l’islam pour l’éternité, il ne peut plus être cédé, sinon contraint et forcé, temporairement ». Farida est l’une de celles qui , publiquement, face à lui, en conférence, contredisent posément, systématiquement Tariq Ramadan à coups de citations authentiques du Coran ou des Frères musulmans. Peu médiatisée en France, elle sait de quoi elle parle. Docteure ès biologie des universités françaises, elle a quitté Oran, où elle enseignait dévoilée à l’université, du crépuscule à l’aube du lendemain.

Djemila Benhabib est issue d’une famille de scientifiques d’Algérie. Elle vit à Gatineau, au Québec, mais elle a été une jeune fille oranaise, et elle a pu de même échapper à l’assassinat en prenant la voie de l’exil. Depuis, elle a constaté en France, puis au Québec, les menées de harcèlement de l’islam politique contre les institutions, le travail de sape et de grignotage pour instaurer un islam « fier et dominateur » (comme le disait De Gaulle d’Israël, avec une certaine justesse si l’on s’en réfère à la colonisation des Territoires).

L’islamophobie est un anti-islamisme

Djemila Benhabib, qui a sans doute conservé quelques amitiés avec des personnes se revendiquant de culture musulmane « modérée », tout comme de farouches laïcards peuvent refuser l’enterrement religieux mais se rendent parfois à des baptèmes familiaux (à la réception suivant la cérémonie), pense sans doute – en son for intérieur – qu’il n’y a de salut (temporel) que dans l’islamophobie la plus radicale. Et que de même que la bête immonde peut renaître tel le phénix, l’Inquisition, les pogroms, les bûchers, peuvent ressurgir.

Telle n’est pas, semble-t-il désormais la position de Riposte laïque qui considère que l’islam est le danger majeur et que le christianisme, comparativement, est un moindre mal. Ce qui a fait penser à certains que Riposte Laïque était devenu un repère « pour des nostalgiques de la France blanche chrétienne ». J’estime qu’il n’en est rien.

Je considère aussi, à l’inverse de Riposte laïque, de Farida Kadi, de Djemila Behabib, qu’on ne peut traiter le fait du port ostentatoire du voile de la manière la plus radicale et la plus répressive qui soit. Ce qui me met en porte-à-faux avec Riposte laïque.

J’y trouve cette citation du cardinal catholique apostolique romain Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux : « Grâce à l’islam, Dieu est de retour en Europe ! ». Il est vrai que les coptes sont beaucoup plus dérangeants pour le catholicisme romain en Europe que l’islam. En bon politique, Jean-Louis Tauran sait choisir entre ce qu’il croît être deux maux. Un islam qui sera un allié et ne sera pas trop prosélyte envers les dhimmis, vis-à-vis d’un concurrent tout aussi apostolique (prosélyte), qui peut faire valoir un évangile concurrent.

Riposte laïque, qui promeut son ouvrage, Les Dessous du voile (éds Riposte), prône l’interdiction totale des signes religieux en public, peut-être parce que ce mouvement s’attire encore les sympathies de croyants anti-cléricaux issus du monde chrétien, et flirterait parfois, avancent ses détracteurs, avec certaines formes d’islamophobie en se défendant de tomber dans la christianophobie. Avec pour ligne de réflexion un « tout ne se vaut pas ». Je n'en sais rien.

Si, de ce point de vue, tout se vaut.

Simplement, l’islamophobie n’est pas davantage un racisme anti-arabe ou anti-kabile ou anti-Indonésiens musulmans que l’anti-sionisme n’est, par nature, un anti-judaïsme qui serait un anti-israélianisme forcené. Le sionisme, ou plutôt un certain sionisme, tout comme le communisme précurseur du socialisme, est une excellente et généreuse idée. Être contre, s’affirmer résolument judaïcophobe, et contre la politique actuelle de la droite-gauche et gauche-droite israélienne à l’égard des Palestiniennes et des Palestiniens, ce n’est pas, par nature, être antisioniste, encore moins judéophobe s’il s’agit de la civilisation juive.

Riposte laïque s’oppose tout aussi résolument à Dieudonné et aux autres manipulateurs de l’émotion collective, rationalisme radical laïque oblige.

Ce sont pourtant nos enfants

Le foulard porté par Hillary Clinton en Égypte et l’opinion – sincère ou feinte – émise par Barack Obama selon laquelle les pays occidentaux n’ont pas à dicter « les vêtements qu’une femme doit porter », ont fait hurler les islamophobes, et je peux les comprendre. C’est tellement vrai que j’attends de Barack Obama qu’il instaure, dans chacun des États fédéraux, la possibilité d’envoyer ses enfants à l’école dans le plus simple appareil. Là, nous avons deux poids, deux mesures. Un véritable favoritisme en faveur du voile. Et c’est obscène, indécent.

La prétendue pudeur innée des enfants à l’égard de la nudité n’est sans doute qu’un acquis social mais, au nom de grands principes, je ne m’imaginerai pas obliger des adolescentes ou des adolescents à suivre leurs cours totalement nus. À l’inverse, forcer des fillettes à se dévoiler, des adolescentes en crise d’identité à le faire, cela ne me semble pas forcément l’approche la plus idoine.

Je n’avais pas signé la pétition en faveur d’une certaine Sabrina, « étudiante en thèse licenciée pour faute professionnelle sous prétexte du port d’un voile ». Des Sabrina, il y en a de voilées et de dévoilées. Je crains que les dévoilées ne se fassent bientôt cracher dessus par les voilées. Mais je n’en suis pas sûr, et je connais au moins une fratrie ou voilée et dévoilée se fréquentent et s’estiment. Ce que je sais, c’est que je veux pouvoir porter le maillot de corps « Dieu n’existe pas » sans craindre des coups de poignards dans le ventre et la poitrine (bon, dans le dos idem, mais ne tombons pas dans les clichés faciles qui ont un peu trop servis pour nettoyer les mechtas et Sétif). Ce qui était intéressant, dans ma contribution sur le cas de cette étudiante du Cnrs de Toulouse, c’est sans doute les réactions des Internautes. Il en est de même à propos d’une autre contribution, relative à la condamnation de Fanny Truchelot, qui avait refusé à deux musulmanes de fréquenter les parties communes de son gîte la tête couverte d’un foulard.

La commission dite Bernard Stasi (un temps donné président de la Halde) a été suivie, au Canada, par la commission Taylor-Bouchard (de Charles Taylor et Gérard Bouchard), contre laquelle Djemila Benhabib s’insurge. Car en effet, on commence par tolérer tel ou tel aspect puis, comme elle le relève, on autorise une médecine parallèle, la rouqya (exorcisme), pour traiter « scientifiquement » toutes sortes d’affections. Un peu de torture aussi, peut-être ? Et le bûcher ou la lapidation pour les cas désespérés ? La rouqya sera bientôt l’objet d’une thèse d’université en Algérie, lit-on dans El Watan. En anthropologie, pourquoi pas ? En médecine, tout dépend. L'effet placebo de l'exorcisme est concevable. S'en servir pour développer une « médecine des pauvres » pendant que « Boutef » se fait soigner au Val-de-Grâce, à l'hôpital militaire parisien, c'est une voie que François Ewald et Denis Kessler, activant Roselyne Bachelot-Narquin, n'ont pas encore développée en France. Un petit coup de pouce de l'épiscopat serait « salutaire ».

Dans son livre, dont on lira un extrait significatif sur le site L’Actualité, Djemila Benabib, considère qu’une étudiante en Arts ayant refusé de suivre les cours de nu académique s’était exclue d’elle-même. Admettons. Cessons d’infantiliser les adolescent·e·s, surtout s’il s’agit de majeur·e·s. « Les musulmans qui préfèrent se soumettre aux dogmes religieux s’autoexcluent eux-mêmes. S’ils préfèrent renoncer à leurs études, c’est leur problème. La société n’a pas à se culpabiliser de leur sort, » considère l’auteure de Ma Vie à contre-coran. Je n’en estime pas moins qu’il serait peut-être possible que cette étudiante de 22 ans soit dispensée des cours de nus jusqu’au diplôme final. Et si elle arrive à produire des nus conformes aux attentes académiques lors de l’examen terminal, on pourra toujours aviser.

En revanche, pour les enfants et les ados, je ne suis pas loin de partager le point de vue d’Étienne Liebig, auteur de Les Ados sont insupportables (…) mais ce sont nos enfants ! (aux éds Michalon).

Pour une islamophobie « compréhensive »

L’islamophobie est forcément globalisante. Et toute musulmane, tout musulman, est fondamentalement capable de persécuter dhimmis et athées au nom de l’islam tout comme, toujours au nom de valeurs humanistes du coran, elle ou il est capable de protéger des chrétien·ne·s des persécutions, un peu comme ces catholiques romain·e·s qui avaient retenu ce qui leur convenait, optant pour la protection des Juives et Juifs ou pour la dénonciation, la milice, la déportation, l’extermination. Il est bien des judaïques sincères à défendre, au nom même des valeurs du judaïsme, certaines causes palestiniennes.

C’est ce qu’expose Étienne Liebig d’autre manière.

« Ce ne sont pas les jeunes qui définissent, à un instant t, les marques identitaires qui vont leur permettre d’exister symboliquement (…). Ce sont la société et l’environnement (…) Il n’est pas étonnant que les ados se rassurent sur leur propre identité en caricaturant celles d’autres, différents d’eux-mêmes. Cela ne peut être qualifié de racisme, d’antisémitisme ou d’intolérance, mais de simple réassurance identitaire à un moment de construction d’individu. (…) Les ados sont trop jeunes pour avoir une pensée aboutie dans tous les domaines, et leur manque d’expérience personnelle et de vécu individuel rend impossible la prise de conscience que devrait avoir un adulte » (in Liebig, Étienne, Les Ados sont insupportables, lourds, menteurs, violents, stupides, pénibles, primaires, incultes, inconscients, fainéants, ruineux, mous, racistes, drogués, vélléitaires, apolitiques, dangeureux… mais ce sont nos enfants !, Paris, avril 2009, Michalon éd., pp. 92-93).

Le problème, c’est qu’après les Nègres, les Blancs et les Jaunes, asiatiques ou africains ou européens ou autres, sont devenus « de grands enfants » ainsi que nous le remémore la revue Ravages (éds Descartes & Cie) à propos de l’infantilisation de nos sociétés.

Tout est fait, et en particulier la politique française de l’actuel gouvernement, pour nous infantiliser. Et tout est fait par l’islam pour infantiliser, décerveler, à l’instar du catholicisme romain ou d’un certain judaïsme, pour faire réagir des adultes comme des ados. Cette totale colonisation des esprits qui est le fait de groupes financiers, d’oligarchies (voir, au Maroc, les proches du roi faisant fabriquer en Chine des symboles religieux, et en France les boules neigeuses de Lisieux ou de Lourdes), de conglomérats industriels, a tout intérêt à se créer son islam, sa chrétienté, son judaïsme ou je ne sais quoi en fonction des marchés locaux. Si, de plus, cela favorise un vote dit « religieux » en faveur du candidat du pouvoir réel (soit le mandataire de l'oligarchie), c’est encore mieux à prendre. Et selon les cibles commerciales, on vendra du radicalisme religieux ou de la tolérance…

Andalus et Tunisie mythiques

Ce n’est qu’après les crimes de l’Inquisition, qui firent brûler lettré·e·s et homosexuel·le·s de l’Andalus, chrétien·ne·s, judaïques et mahométan·e·s, puis d’un peu partout, que la fameuse tolérance envers les dhimmis (les humiliés : « Combattez ceux qui ne croient ni en Dieu ni au Jour dernier (…) parmi ceux qui ont reçu le Livre, jusqu’à ce qu’ils versent la capitation par leurs propres mains, après s’être humiliés »), est devenue un mythe nostalgique. Eh, entre deux maux, on préfère toujours le moindre.

De même, à la Goulette, les Juives et Juifs tunisien·ne·s entretiennent la nostalgie d’une bonne entente entre judaïques et mahométans. En fait, selon qu’on était plus ou moins proche du colonisateur, cela variait formidablement. Certain·e·s étaient plus tolérant·e·s et tolérables que d’autres, comme certains sont plus égaux que d’autres. Depuis, on édulcore, on retraduit la sourate 9 dite du Repentir pour atténuer l’humiliation. Bref, en fait, selon les cas, mieux valait tuer ou réduire en esclavage, ou faire en sorte que les dhimmis sans foi fassent semblant d’être des croyants de l’une des religions dites du Livre, histoire de les taxer très lourdement. Selon les cas, les exemptés de l’ost mahométan se voient priés de prendre les armes contre leurs coreligionnaires ou d’être exécutés. C’est selon les intérêts du moment. L’étoile jaune fut précédée par le port obligatoire de certains types de vêtements. Et  par le port d’un anneau métallique ou en bois et une clochette s’ils viennent aux bains publics. En 1730, sous domination ottomane, un mohamétan pris à porter un chapeau à la chrétienne ou à la judaïque doit être pendu de suite. La mort est le sort réservé aux kafirs (non monothéistes) quand il n’est pas plus avantageux de les réduire en esclavage, ou d’en faire des dhimmis, de force ou de gré.

L’intercommunautarisme, les mariages mixtes, ne doivent pas obliger à gober n’importe quoi et les « pogroms » vécus par les coptes égyptiens actuels ont été précédés, lors de l’épidémie de peste (1347-1349), par des procédés qui évoquent fort les razzias nazies et catholiques sur les biens des Juifs en zones occupées. Les Juifs de Tunisie étaient ceux qui « portent la marque jaune », jusque vers 1900. Au Maroc, dans les villes impériales, hors du ghetto, un Juif doit marcher les pieds nus. Les boucles latérales de la chevelure des Juifs du Yémen doivent atteindre 20 cm afin que, en cas de sac et de pillage, on les reconnaisse bien afin de leur épargner le massacre. Mais à Tétouan, en avril 1790, si on ne tue qu’une demi-douzaine de Juives ou Juifs adultes (et davantage d’enfants), on dépouille littéralement les hommes et les femmes, les laissant nu·e·s. Les troupes noires (des Nègres, esclaves et militaires) peuvent faire ce qu’elles veulent des Juives et des Juifs. C’est sans doute ce qu’on appelle l’apport civilisateur de l’Islam…

La chrétienté fit bien pire ou plutôt « tout aussi » pire. Bien évidemment, ces rappels servent la propagande, non pas sioniste, mais israélienne actuelle. Bien évidemment, les faits sont têtus, et celui d’avoir cette portée instrumentale n’en diminue pas la portée factuelle. La franco-britannique Giselle Littman (Bat Ye’or de son nom de plume), qui fut naguère une Égyptienne, dans Eurabia : l’axe Euro-Arabe (éds Jean-Cyrille Godefroy), a peut-être rédigé une sorte de « Protocole des Sages de Médine ». Il se trouve que des femmes aux origines mahométanes (soit, ici, de sociétés ou l’islam est dominant et au pouvoir), comme l’ex-Somalienne Ayaan Hirsi Ali, par intérêt tant sans doute non-exclusivement personnel ou financier, attisent, peut-être aussi en toute bonne foi, ce sentiment que l’Europe serait menacée par une islamisation rampante mais inéluctable si on ne s’y oppose pas farouchement. L’Eurabia, mythe ou réalité ?

La réponse à la question viendra peut-être, paradoxalement, de l’évolution au Québec, pays où les minorités musulmanes ne sont plus si minoritaires, mais certainement divisées. L’islam y est plus multiple qu’en Europe (où les minorités du Maghreb, de Turquie, dominent les diverses communautés mahométanes).

Et c’est pourquoi, sans se faire prématurément une « religion » (laïque ou ultra-laïcarde, ou au contraire œcuménique ou autre), il est bon de s’attarder à ce qui s’y produit. Le livre de Djemila Benhabib (VLB éditeur) n’est certes pas superflu dans le débat franco-français en particulier.

03/02/2009

Filip Dewinter: Koran is license to kill

BRUSSEL - Voorman Filip Dewinter van Vlaams Belang waarschuwt dat er geen zachtaardige Europese variant van de islam bestaat. Volgens hem is er maar één islam, die discriminatie en moord op islamafvalligen toestaat.

Foto: Reuters

„De Koran is een licence to kill”, schrijft Dewinter in zijn nieuwe boek 'Inch'Allah, de islamisering van Europa' dat hij maandag in Antwerpen presenteert.

In zijn boek betoogt hij dat de islam „niet enkel een godsdienst, maar ook een gevaarlijke en middeleeuwse ideologie is, die vijandig staat tegenover de basisbeginselen van onze westerse beschaving.”

„Met de sharia als leidraad discrimineren islamitische landen hun godsdienstige minderheden, worden vrouwen in de islam onderdrukt en worden islamafvalligen geïntimideerd.”

Volgens Dewinter streven islamieten naar invoering van de sharia, de islamitische wet, in Europa. „Radicale moslims hebben een stap-voor-stap-strategie ontwikkeld om Europa te onderwerpen aan de islam. Het einddoel van de radicale islam is duidelijk: Europa moet Eurabië worden.”

Over de moslimgemeenschappen in West-Europa schrijft hij dat ze snel groeien door vele geboortes en immigratie. „De massa-immigratie is het paard van Troje van de islam in Europa”, aldus Dewinter.

Europa moet volgens hem de immigratiekraan dichtdraaien, de islam terugdringen en de eigen identiteit nieuw leven inblazen. „Wie zich niet kan en wil schikken naar de cultuur van zijn Europese gastland, hoort in onze Europese samenleving niet thuis.”

12/10/2008

Bostom, Bynum, Rubenstein

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Warriors

Three people you should know, if you don't already:

My friend Andrew Bostom, the redoubtable editor and compiler of the essential collections The Legacy of Jihad and The Legacy of Islamic Antisemitism, spoke recently in Fairfield, Connecticut, at Congregation Beth El.

His talk was followed by a lunch at the Black Rock Turnpike Deli, where the above photo was taken. With Andy is Rebecca Bynum, the intrepid former Jihad Watch news editor and current editor of the excellent New English Review site. Ace Jihad Watch analyst Hugh Fitzgerald, who also writes over at NER, was in attendance as well, making it a real gathering of giants.

Rebecca is holding two seminal works by Richard L. Rubenstein: After Auschwitz and The Cunning of History. Richard Rubenstein is President Emeritus and Distinguished Professor of Religion at the University of Bridgeport, and is currently Lawton Distinguished Professor of Religion Emeritus at Florida State.

After devoting the greater part of his career to examining the significance of the Holocaust for religion and Western civilization, Dr. Rubenstein turned to what he believes to be the greatest threat to Western civilization since National Socialism: the global jihad. His first book on the subject, La Perfidie de l’Histoire, was jointly published in France in March 2005 by Éditions Les Provinciales and  Les Éditions du Cerf. His forthcoming book, Jihad and Genocide, is under contract to Rowman and Littlefield. 

Rubenstein’s book-length studies on Islam were preceded by a number of essays on Islam and the West, including:

• “The God of Abraham and the Clash of Civilizations,” Florida State University Research in Review, Summer/Fall 2008.

• “Pipeline to Peril: On Oil and Anti-Semitism,” Reform Judaism, Spring 2006.

• “Encounter with an Angry Muslim Academic,” Front Page Magazine, September 2, 2005.

Take some time to read and study: Bostom's books, Bynum's website, Rubenstein's articles.

11/18/2008

On Tariq Ramadan and the Muslim Brotherhood

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Reformer or deceiver

The Muslim Brotherhood is at the vanguard of the stealth jihad. Tariq Ramadan is the grandson of its founder, Hasan Al-Banna, and enjoys an international reputation as a Muslim reformer. Some say, however, that he is anything but a reformer, and is merely a skilled practitioner of deception. See Caroline Fourest's book Brother Tariq for the evidence of that.

In any case, Henrik R Clausen, the International Editor of EuropeNews, recently narrowly missed a chance to ask Tariq Ramadan some important questions. Here he provides some background on Ramadan and the Muslim Brotherhood, and some questions for Ramadan and other "reformers":

(This is an edited version of a handout at the conference ”Gibt es ein Euro-Islam?” (”Is there an Euro-Islam?”) at the Politische Akademie of ÖVP, Vienna, Austria, November 11th 2008. President of Akademikerbund Franz Fiedler held an introduction speech, then gave the floor to the panel.

Panel members: Srivan Ekici, ÖVP, Member of Vienna City Council, Wolfram Eberhardt, author of ”Im Auftrag Allahs”, Christian Zeitz, board member of the Vienna Akademikerbund and Mouhand Kourchide, University of Vienna)

For the conference we had expected a special guest, the honoured Mr. Tariq Ramadan, son of Saïd Ramadan and grandson of Hassan Al-Banna. Unfortunately, in the last minute he chose not to come, with no reason given. We took the opportunity instead to give the participants a brief written overview of his background and upbringing. This essay is an edited and extended version of the paper.

The subject of the event is discussing the possibility of a particular European kind of Islam, also known as ”Euro-Islam”. The concept was originally conceived by Bassam Tibi, but is better known for being used by Tariq Ramadan. While there has been much talk about such a democracy-compatible version of Islam, preciously little substance has been presented yet. The panel will take care of this question.

In the absence of Tariq Ramadan in person, I would like to explain some fundamentals about Ikhwan (the Muslim Brotherhood) and how Tariq Ramadan is connected to it. Thus, I'd like to dive a bit into history to provide relevant background and scarcely known details, including that of his father Saïd Ramadan, in whose honour Tariq a few days ago awarded a prize.


The Muslim Brotherhood was founded in Egypt in 1928 as a reaction to the abolition of the Caliphate by Kemal Atatürk in 1924. The goal of the Ikhwan is to restore the Caliphate, by whatever means it deems necessary. Initially that included any form of violence, but the Brotherhood has since renounced the use of violence, and is instead pursuing its goal by other means.

The credo of the Muslim Brotherhood is:
Allah is our objective. The Prophet is our leader. Qur'an is our law. Jihad is our way. Dying in the way of Allah is our highest hope. (MEForum)

The Brotherhood's stated goal is to instill the Qur'an and Sunnah as the "sole reference point for ... ordering the life of the Muslim family, individual, community ... and state". (IkhwanWeb)

The objective is overtly totalitarian, in that the Islamic scripture is seen as a guide to every aspect of the life of the believers. Other totalitarian ideologies have come and gone, Islam is, by any measure, the most persistent of them all. The Muslim Brotherhood remains intensely loyal to the Islamic message.

Initially, the Ikhwan was a small group, centered around the founder Hassan Al-Banna and his loyal friends, such as Sayyid Qutb, Saïd Ramadan and others. It worked to restore awareness of Islam in Egypt, and as such is a classical Islamic reform movement, similar to the Wahhabi in Arabia.

The breakthrough of this Islamic revivalist movement came with the great Arabic uprising in Palestine from 1936 to 1939. This Intifada-style revolt caused Ikhwan membership, branches and institutions to grow at a rapid rate, turning Ikhwan into a mass movement over a few years.

The revolt was sponsored with German money, materials and weapons, and caused much trouble for the Jews in Palestine, as well as the British rule of the area, which was established as a League of Nations mandate following the collapse of the Ottoman Empire. The revolt lasted three years, but eventually, in 1939, it was crushed by superior British military force.

The link and the gratitude to Germany was not forgotten, though, and was soon followed up. For many years it had puzzled me why the German general Rommel would pursue a campaign in North Africa, far from the main battles in Europe. Egypt is the key to this puzzle.

For at the time of the battle at Al-Amain, where Montgomery finally defeated the German force, Cairo was already decorated for the welcome of the German troops. The intention was to give Germany troops and then access to Middle East oil of Arabia, Iraq and Iran, thus giving a great boost to the German war effort. Fortunately, Montgomery prevented that from happening.

After the war the Ikhwan, in consort with the Grand Mufti of Jerusalem who was otherwise indicted for war crimes on the German side, continued its efforts. One of the great issues was the Arab response to the founding of Israel. The question was: War or peace? The response from the Mufti and the Ikhwan was 'War', and so it was. This laid the foundation for the Arab refugee problem and the seemingly endless struggle in the area.

In Egypt, the Ikhwan continued under the organisational leadership of Hassan Al-Bannah and the ideological guidance of Sayyid Qutb. Saïd Ramadan was close to Al-Bannah, who in gratitude gave his daughter in marriage to him. Thus, the reason Tariq Ramadan is the grandson of Hassan Al-Bannah is the deep loyalty of his father to the ideology and goals of the Muslim Brotherhood.

The Brotherhood kept up its efforts to destabilize the Egypt government, but eventually its leaders were jailed, killed or exiled. Saïd and his family went to Switzerland, where they set up an Islamic center in Geneva, which is also where Tariq Ramadan was born.

Saïd Ramadan had close connections to the House of Said and the variant of Salafist Islam known as 'Wahhabism'. He was a staunch supporter of the ideas that Saudi Arabia should export this strain of Islam worldwide, and took many initiatives in that direction. For the first 11 years, his Islamic center was funded by Saudi money. Saïd was rejected from several conferences during the time for his overt fundamentalism.

It's worth saying a bit about the meaning of 'Salafi' and of reforming Islam. 'Salafi' means 'literal' and constitutes a return to the fundamentals of Islamic scripture, and thus an abolishment of the 'traditionalist' Islam of the Ottoman Empire and the like. Salafism is fundamentalism, in all the variations Salafism comes in. Common to all variations is the understanding that the Islamic scripture is unconditionally divine and not subject to modification, as a whole.

For those wondering if Islam is in need of a Reformation similar to that initiated by Luther in Christianity, there is no need to worry. The Reformation started eight decades ago and its name is 'Muslim Brotherhood'. Just as Luther, the Muslim Brotherhood advocates a return to the fundamentals, as given in the original scripture. It has nothing to do with discarding inhuman elements of the religion.

It has been mentioned often that Tariq is the grandson of Hassan Al-Bannah. Now, we all have grandfathers, which doesn't always signify much, as their ideas and influence is not always strongly present two generations later. What matters is the environment one grows up in, and this is clear: Tariq Ramadan grew up in a Wahhabi-funded Islamic center of deep fundamentalism, led by his father, Saïd Ramadan.

Today, this center is run by Tariq's brother Hani. It used to be that Tariq would say that his brother and him were executing different aspects of the same activity. While Tariq doesn't work openly with his brother at this time, it might still be true. We have no way of knowing for sure. Tariq is not officially representing the Islamic Center of Geneva, but on the other hand never does anything that contradicts the center or cause difficulties for its activities.

One thing important that is by now quite well know is that Tariq Ramadan speaks differently to different audiences. Those who have compared his lectures in French with those in Arabic have found this to be very clear. Yet, he does not contradict himself, but instead relies on subtle rhetorical tools to divert attention from what he states in his lectures in Arabic language, usually available on cassette tapes or CD's. One thing is for sure: He never, ever openly contradicts the ideas of the Ikhwan.

I had the interesting experience of meeting Mr. Ramadan in Denmark last year, talking about the need for a Reformation of Islam. In the questions and answers session, he tended to use much time seemingly getting to the point, but eventually not really doing so.

After the lecture, I presented him with a well-known book, the History of Islam by Al-Tabari, which is part of the Sirat, the original Islamic biography of Muhammad. Ramadan immediately exclaimed: ”That is a very problematic book!”. Indeed it is, for the Islamic sources known as the Sirat describe the life of Muhammad with great honesty, and many acts of his that are obviously uncivilized.

Interestingly, Tariq Ramadan has published a book justifying these rather violent acts. Nowhere does Ramadan declare any of these acts unconditionally ”not holy”. That would include starting battles, taking booty, trading slaves and killing prisoners of war.

This is a problem, for Quran 33:21 sets Muhammad and his behaviour as good examples for Muslims, now and forever. If unprovoked violence and plunder are good examples, how are we going to modernize Islam without discarding at least some of the ancient scripture as unholy?

I wanted to ask Mr. Ramadan about this, but was obviously out of luck this time, thus the questions we had in mind will be presented here, to inspire others and in the hope that they will get the opportunity to ask them to Mr. Ramadan at some other opportunity. Since Tariq Ramadan is known for dodging difficult questions, it is good to make them as short and clear as possible.

Given his background, it makes sense to assume that he has a fundamentalist agenda, and phrasing the questions in such a way that he will need to answer them clearly and assertively, in case he wants to avoid having the image of a fundamentalist stick to him.

There are many questions that might be well worth asking, such as:

Do you have any significant ideological disagreements with the Ikhwan, the Muslim Brotherhood?

Are you in agreement with the anti-Jewish verses from the Quran? (Jews as apes, pigs and swine).

Can Rationality be permitted to change Islam?

Would you ever contradict anything in the Quran?

Which is more important: Protecting human rights or protecting religion from criticism?

Do you still consider Iran a good example of ”promoting women” in Islam?

Courtesy of Daniel Pipes:
After Magdi Allam's high-profile conversion to Christianity, do you still maintain that he was all along a Christian?

Courtesy of Helle Brix:
Given that you have written an enthusiastically endorsing foreword to a fatwa collection from the European Council for Fatwa, can we assume that you endorse capital punishment for apostacy as brought forward in that book?

Courtesy of Nicholas Sarkozy:
Do you find it immoral to stone adulterers? If so, how do you feel about Muhammad having stoned adulteres?
(Note: He has been asked this in public before. His reply was to propose a 'moratorium' on stoning.)

We notice that you have proposed a 'moratorium' on stoning adulterers. Under exactly which circumstances should such a moratorium be lifted, and the practice of stoning adulterers resumed?

Is there any part of Muhammads' life, as described in the Sirat, that are no longer considered exemplary for Muslims today? If so, please provide examples.

I notice that you have praised Hassan Al-Banna as a great reformer of Islam. Do you consider yourself more or less of a reformer than him? If more, please provide examples of your reform initiatives.

If, in any way, your mission differs from that of your father Saïd Ramadan, please explain how.

Since you recently gave a prize in the name of you father Saïd, one must assume that you are working in his spirit. Do you have any major disagreements from his understanding of Islam?

Do  your aims differ from those of the Muslim Brotherhood?

Do you disagree with Hassan Al-Bannah's statement that armed struggle is the highest form of Jihad?

Would you protect the right of others to describe Muhammad as a criminal?

For what reason did you mis-translate the ”50 demands from the Brotherhood”?

Would you oppose an Islamic dictatorship?

Would you like to see nation-states abolished in favor of an all-Islamic world government?

Are you in any way deviating from the 7-point program of Hassan al-Banna? If so, please specify.

Do you find any faults in the teachings of Sayyid Qutb? If so, please provide some examples.

Is assimilation of Muslims in the West, as expressed by the Turkish PM Erdogan, a 'crime against humanity'?

Is the goal of your work different from that of your brother Hani, the current leader of the Islamic Center in Geneva? If so, please elaborate.

Did you regret having organized events with the Algerian radicals FIS and GIA?

Do you consider yourself the heir to the mission conducted by Hasssan al-Banna?

How many times is the holy city of Jerusalem mentioned in the Quran?

Is there any part of the Quran or the Sirat you would be willing to declare unholy?

Is Islam primarily a political system?

What do you mean by the expression ”Muslims without Islam”?

Do you consider yourself a salafist, i.e. a proponent of a return to literal Islam? If not, please specify the most important differences.

Is the goal of your mission to modernize Islam, or to make Muslims return to 'true' Islam?

Can a Muslim woman be permitted to marry a non-Muslim man and permit him to keep his religion?
Are you unconditionally opposed to men beating their wives?

Are you in disagreement with Yusuf al-Qaradawi, the director of the European Center of Fatwa, on any significant issues?

Which is more important: Human reason or the words of the Quran?

Do you still consider Iran a good example of ”promoting women in Islam”?

What is your opinion on equal rights and opportunities for women?

Do you agree with the Quranic sentiment [...] that women are mentally deficient.

Does you vision of feminism differ in any major way from that of Hassan al-Banna?

What kinds of work do you consider unfit for women? Driving trucks?

Is your view of womens' role in society different from that of the Front National?

You stated: ”Iranian society today is, compared to other Muslim societies, the most advanced as concernes the promotion of women.” Most westeners would consider Turkey, Albania, Algeria, Tunesia etc. to provide better circumstances for women. Would you please elaborate on why you consider Iran to be more advanced than these?

Do women have equal right to get a divorce?

Is the devil, as you suggested, tangible? Have you touched him?

Does faith (in Islam) guarantee a peaceful family life? The extraordinary frequency of Muslim women at crisis centers would seem to contradict that idea rather dramatically.

Will you elaborate on your statement that men has the right to forbid their wives to visit certain women?

Are you against abortion?

Can homosexuality be tolerated?

Does homosexuality as such turn a Muslim into an aspostate?

Do you stand by your assertion (Réunion, 1999) that sex outside marriage is a 'monstreous transgression'?

Can a wife be permitted to refuse sex with her husband?

Is it the obligation of women to make sure that their husbands do not fall for temptation?

Noting that you find mixed swimming halls 'Unislamic', would you kindly explain the spiritual benefits of separating men from women in their daily lives?

Which is more important: religious or national identity?

What aspects of life are more important than religion?

Is there anything in your country you would object to becoming Islamic?

You state in your recording ”Vivre en Occident” [”Living in the West”]: ”Whatever in the culture in which we live is not in contradition with Islam, we accept.” Does that mean that nothing contradicting Islam can ever be accepted?

Which is the higher allegience: Your religion or your nation?

Will you respect the law if it contradicts your religion?

Do you consider the Cairo Declaration of Human Rights in Islam better than the Universal Human Rights as defined by the United Nations? In either case, please elaborate.

You called citizenship ”A geographical accident”. Please elaborate what that implies.

Would you defend the right to publish a book or a film critical of Islam?

What exactly do you mean by the expression ”dehumanizing concerts”?

What is, in your opinion, the problem with listening to music at night?

What other sources than Islam can be permissible sources of inspiration in arts and music?

Are children to be taught that they have freedom to change their religion?

Is is useful to adopt scientific method to doubts concerning Islamc teachings and the Quran?

Is the scientific theory of evolution ('Darwinism') compatible with Islam?

Why do you refer to Iran, one of the most radical Islamic states, as a model for education?

Credit for background information and inspiration for questions to Caroline Fourest, whose book Brother Tariq should be required reading for anyone intending to work with Tariq Ramadan.

Credit to David Horowitz' Freedom Center for providing historical background in the booklet ”The Nazi Roots of Palestinian Nationalism”. Can be downloaded at the Terrorism Awareness Project.

See also the report here by ESW.

11/17/2008

"A brilliant and remarkable analysis and exposé of how Western society has succumbed corruptively to intimidation and appeasement and the demands of radical Islam"

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"Robert Spencer has written the definitive book on radical jihadists. It's a brilliant and remarkable analysis and exposé of how Western society has succumbed corruptively to intimidation and appeasement and the demands of radical Islam. This book is a MUST READ for anyone wanting to know the truth about radical Islam's threat to the West and to moderate Muslims." -- Steven Emerson, author of American Jihad: The Terrorists Living among Us

11/13/2008

EXPOSED: The Islamic plan to conquer the U.S. -- not by terrorist acts, but by stealth

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Stealth Jihad has been chosen as a Main Selection of the Conservative Book Club. Here is the CBC's review of the book:

EXPOSED: The Islamic plan to conquer the U.S. -- not by terrorist acts, but by stealth "A vital wake-up call of a book." -- Former CIA Director R. James Woolsey

There hasn't been a terrorist attack on U.S. soil since 9/11, and Al-Qaeda is on the run in Iraq -- and yet the terrorist threat is far from over. In fact, it's more severe than ever: in our country Islamic jihad groups and their allies are concentrating not solely on terror attacks (although another one of those could come any moment), but on stealthy efforts to introduce Islamic law into this country, step-by-step and bit-by-bit -- until finally America is transformed into an Islamic state. While the stealth jihadists may never attain this goal, they are already eroding our freedoms as they demand ever more accommodation of Islamic principles and practices -- and politically correct public officials are only too happy to oblige. Now, in Stealth Jihad: How Radical Islam is Subverting America without Guns or Bombs, jihad expert Robert Spencer unveils the full scope of the stealth jihad plan, and explains how the stealth jihadists are operating and the victories they've already achieved.

Muslims trying to take over the United States? It sounds unbelievable -- but Spencer (author of the bestsellers The Politically Incorrect Guide to Islam (and the Crusades) and The Truth About Muhammad) lays bare the chilling details of a secret Muslim Brotherhood memorandum plotting their strategy for America -- a strategy of steady subversion and erosion of our freedoms and our culture, until finally Islam reigns supreme. He explains the all- encompassing, even totalitarian, nature of the Islamic law that the stealth jihadists are laboring to impose upon us, and shows the many ways in which this effort is advancing:

* by taking advantage of political correctness among government and law enforcement officials to keep them from even speaking about Islamic jihad, much less taking steps to resist it

* by demanding (ever more shrilly) accommodating of Muslim practices in public places, universities, schools, workplaces, and even banking and finance

    * by smearing and silencing anti-jihad and anti-terror voices in America and worldwide

    * by using "hate speech" laws to try to stifle all analysis of the elements of Islam that jihadists use to justify violence

    * by transforming public school textbooks into tracts that proselytize for Islam

    * and even by infiltrating the highest levels of the American government

Spencer also explains how the stealth jihadists can be stopped, detailing a ten-point plan that is far from politically correct, but may be our only option for survival as a free people. Here, then, is a much-needed wake-up call about a sinister agenda that could do nothing less than destroy the United States -- unless Americans discard political correctness and face the threat squarely and fully. Stealth Jihad shows how we can, and how we must.

Advancing Islamic supremacism in America -- by stealth:

* Terrorism without terror: the stealth jihadist plan to wage a "grand jihad" aimed at "eliminating and destroying Western civilization from within"

    * How stealth jihad efforts and jihad violence work hand- in-glove for the same goal

    * The main player in the stealth jihad: the shadowy, sinister, internationally powerful Muslim Brotherhood

    * The partners: the "moderate" American Muslim organizations that are actually part of the stealth jihad

    * How Islamic law teaches warfare against and the subjugation of unbelievers -- by any means possible

    * Islamic law: the many ways in which it contradicts American law and custom

* How the common practice of Islamic organizations labeling all critics of jihadist activity as "bigots" and "hatemongers" helps advance the stealth jihad

* Washington's politically correct policy of avoiding all mention of "Islam" and "jihad" in connection with terrorism -- how it not only plays into the hands of the stealth jihadists, but was actually adopted on the advice of Muslim Brotherhood operatives

* How Islamic groups worldwide are using "hate speech" laws to try to criminalize free discussion of Islamic terrorism -- even in the United States

    * The legal jihad: how stealth jihadists use the courts to battle against their critics -- and anti-jihadists in general

* Your house is our house: how efforts to force American businesses to change their practices to accommodate Islamic law are part of the stealth jihad -- and have stepped up considerably in recent years

    * Prayer returns to public schools! (As long as it's Islamic prayer, it's just fine)

    * How efforts at accommodation of Muslims again and again result in Islamic dominance and supremacism

    * Separate and unequal: Islamic separatism in America

* Don't want to pay interest on your credit card? Simple: just tell the company you're Muslim! How Western financial institutions are bending over backwards to accommodate Islam

    * Readin', writin', and subjugatin' the infidel: The stealth jihad in American schools

* How American public school textbooks have been Islamized under the noses of education authorities -- and often with their naive complicity

    * Education or indoctrination? The Islamic ideological straitjacket in American universities

    * Saudi money and what it buys in American universities today

    * Compromised: Islamic terror groups' infiltration of the FBI, CIA, and Pentagon

"Robert Spencer makes a solid case that the major threat to our way of life does not come solely from those radical Islamists who embrace violence and terrorism. It also comes also from those who do not accept that they must live side-by-side on a basis of equality with those of other faiths in a civil society and who instead work in multiple ways toward obtaining special standing for Islam in our society and, ultimately, toward theocracy. A vital wake-up call of a book." -- R. James Woolsey, former Director of Central Intelligence

"Historically, the Islamist movement relied mostly on violence to attain its goal of a worldwide Islamic order. In recent years, however, the movement has recognized the limitations of revolution, coup d'etat, terrorism, and criminality -- and instead turned to legitimate activities, especially in the political, educational, and media arenas. With his signature research, accuracy, and boldness, Robert Spencer has written a pioneering survey of this 'stealth jihad' whose ambition and subtlety threaten the continuity of Western civilization." -- Daniel Pipes, director of the Middle East Forum

10/22/2008

ENNEMIS PUBLICS : BHL VS HOUELLEBECQ

   

Radu Stoenescu, joueur d'échecs et philosophe, analyse la partie d'échecs des Ennemis publics Bernard-Henri Lévy et Michel Houellebecq, à l'issue de la publication de leur correspondance. Examen critique de la joute épistolaire entre le « juif solaire » et le « chrétien désespéré ». Aurélien Lemant

par Radu Stoenescu

C'est Bernard-Henri Lévy qui appelle l'échange de lettres électroniques avec Michel Houellebecq, publié sous le nom d'Ennemis publics, une partie d'échecs par correspondance. Le titre annonce en effet comme une sorte de rencontre au sommet, un duel public entre deux adversaires que tout opposerait, un lointain écho du « match du siècle » de 1975 entre l'Américain Bobby Fischer et le Soviétique Boris Spassky. Deux incarnations archétypales du Bien et du Mal se seraient affrontées : optimisme contre pessimisme, engagement contre résignation, espoir contre cynisme, courage contre lâcheté, droits-de-l'homme contre racisme, chemise flamboyante contre parka miteuse. Une dualité pure, un duel sanglant. Et le résultat, inéluctable : la lumière qui vainc les ténèbres.

C'est vrai, c'est ce qui s'est passé. Dans ce dialogue, ce sont deux types religieux au sens fort qui se défient, qui s'explorent et qui se heurtent. Bernard-Henri Lévy souhaite incarner, d'après ses propres mots, le « juif solaire ». Michel Houellebecq se revendique de Pascal, de Baudelaire et de Schopenhauer, c'est-à-dire d'un certain christianisme pessimiste.

Comment définir une victoire dans le cadre d'un dialogue ? Qu'est-ce qu'un vainqueur d'une joute philosophique, d'une nouvelle disputatio quasi-théologique ? Ecartons d'emblée la victoire éristique décrite par Schopenhauer dans L'Art d'avoir toujours raison, car ce n'est qu'une victoire apparente, suspendue à la tromperie du public qui assiste à la joute et qui ne peut la relire, pour échapper à l'effet rhétorique du sophiste. Posons alors ce principe d'évaluation : puisque la parole est à la fois performative et normative, puisque dire, c'est à la fois faire et définir la valeur de ses actions, on pourrait évaluer les deux écrivains en fonction de leur fidélité aux normes qu'ils définissent respectivement, d'une manière plus ou moins explicite. Bref, à la manière évangélique, jugeons-les d'après leurs paroles respectives.

Ce qui cristallise les oppositions entre les deux hommes, c'est leur positionnement par rapport à la scène primitive de toute civilisation, celle qui met en scène l'injustice fondamentale, le mal radical : le lynchage d'un individu, qu'il soit originel, ou bien sans cesse reproduit. Dès les premières lettres, c'est le débat autour de ce thème - exploré par Freud dans Totem et tabou et par René Girard à travers toute son ½uvre - qui va permettre à chacun des joueurs de définir sa morale, voire sa métaphysique. Toutes les escarmouches particulières que les critiques ont relevé sans en donner la loi générale, dérivent de la différence fondamentale entre leurs deux attitudes respectives face à la mise à mort plus ou moins symbolique d'un bouc émissaire : BHL affirme vouloir s'interposer entre les lyncheurs et la victime, MH confesse qu'il ne croit pas pouvoir aller au-delà de la simple non-participation au lynchage.

Mais ce que Michel Houellebecq présente comme de la lâcheté, qu'il oppose au désir d'héroïsme affiché par BHL, trahit une pensée plus profonde qu'elle n'en a l'air. Si MH résiste de toutes ses forces aux sommations sartriennes de BHL de s'engager, de choisir entre Russes et Tchétchènes, de trouver « intéressant » d'assassiner un officier allemand pendant la deuxième guerre mondiale, de payer ses impôts en France, de croire à la différence entre islam et islamisme, bref, de prendre sa carte de membre du Parti du Bien et de défiler derrière son Secrétaire général, c'est parce que MH se méfie comme de la peste de la conviction selon laquelle le monde pourrait se partager en bourreaux et victimes clairement identifiés : « J'ai toujours éprouvé la plus profonde défiance pour ceux qui prennent les armes, pour quelque cause que ce soit. J'ai toujours éprouvé chez les fauteurs de guerres, de révolutions, de troubles quelque chose de radicalement malsain. (...) J'ai infiniment compati, souffert, et finalement adhéré à cette vieille phrase du vieux Goethe : 'Mieux vaut une injustice qu'un désordre'. » (p.94)

Cette phrase déclenche une réaction terrible de BHL, qui croit que MH en appelle à Goethe pour justifier le lynchage. Or ce n'est pas du tout le cas : MH a tout autant horreur du lynchage que BHL. C'est dans ce malentendu que se révèle la différence morale fondamentale entre les deux écrivains : MH ne veut pas de l'engagement de BHL, parce qu'il considère que son désir de partager les hommes en victimes et bourreaux est précisément le germe de troubles sans cesse recommencés. L'obsession à traquer les injustices crée le désordre, source d'injustices encore plus grandes. De son côté, BHL ne veut pas renoncer à la traque des bourreaux parce qu'il craint être un jour la victime lynchée.


On ne pourrait pas poser plus clairement l'opposition entre un certain christianisme et un certain judaïsme. MH est tenant du « ne jugez pas, si vous ne voulez pas être jugés », du « celui qui lèvera l'épée périra par l'épée », tandis que BHL pense peut-être à Ezéchiel : « Fils de l'homme, je t'établis comme sentinelle sur la maison d'Israël. Tu écouteras la parole qui sortira de ma bouche, et tu les avertiras de ma part. (...) si tu ne parles pas pour détourner le méchant de sa mauvaise voie et pour lui sauver la vie, ce méchant mourra dans son iniquité, et je te redemanderai son sang. »

MH est un schopenhauerien fidèle et impénitent, pour lequel l'optimisme ne peut concrètement augurer rien de bon, et dont le seul souci est de préserver la réalité pour ce qu'elle est, en la décrivant : « J'ai senti, dès le début (et je sens toujours), comme une espèce de devoir (le mot est étrange, mais pour le coup je n'en vois pas d'autre) : j'étais requis à sauver les phénomènes ; à donner de mon mieux une retranscription de ces phénomènes humains qui se manifestaient, si spontanément, devant moi. » (p.83)

BHL se considère quant à lui un « juif heureux », « solaire », « solalien » (p.22), qui « se bat », qu'il oppose au type du « juif souffrant », obsédé par la persécution. Son identification avec le personnage de Solal créé par Albert Cohen dans Belle du seigneur est d'ailleurs explicitement assumée, et corroborée par l'assimilation de ses oncles maternels aux « Valeureux » (p. 159). Cependant, cela n'est qu'une prétention, car il avoue se battre pour défendre les opprimés de la terre, parce qu'il éprouve la terreur secrète d'être un jour le lynché, le bouc émissaire, ...le juif souffrant ! (p.107) BHL paraît un « juif solaire », parce qu'il est secrètement un « juif souffrant ». Toute l'énergie qu'il déploie pour distinguer les bourreaux des victimes s'appuie sur cette béance, à ce point refoulée, qu'il peut même affirmer dans une de ses premières lettres : « je n'ai jamais le sentiment, quand je lutte pour les juifs, de lutter pour mon propre salut. » (p.21), quitte à se contredire lorsque MH l'aura habilement poussé dans ses retranchements. C'est entre ces deux pôles de sa judéité que se forme l'arc électrique qui fait tourner la machine BHL, qui lutte compulsivement pour se sauver elle-même en sauvant les autres.

MH ne lutte pas. Il n'a aucun désir de vaincre. Il ne croit ni à la victoire, ni à son salut par les armes. « Vanité des vanités, tout est vanité », c'est son leitmotiv. Cependant, il constate « que le 'si Dieu n'existe pas, tout est permis' de Dostoïevski, a priori convaincant, s'avère expérimentalement faux. » (p.155). MH n'est pas un intellectuel engagé, mais, comme dirait Philippe Muray, un intellectuel étonné « que des gens absolument athées, et de ce fait persuadés de leur solitude ontologique totale, et de leur mortalité absolue, sans rémission, n'en continuent pas moins à croire en l'amour, ou du moins à se comporter comme s'ils y croyaient. » (p.155) A travers ces lignes désespérées, MH laisse briller une lumière douce et chaude, dont l'existence est expérimentalement prouvée, ce qui est extrêmement important pour un positiviste : la compassion. « Les droits de l'homme, la dignité humaine, les fondements de la politique, tout ça je laisse tomber, je n'ai aucune munition théorique, rien qui puisse me permettre de valider de telles exigences. Demeure l'éthique, et là oui, il y a quelque chose. Une seule chose en vérité, lumineusement identifiée par Schopenhauer, qui est la compassion. » (p.179)

Le duel BHL/MH, c'est le face-à-face entre le désir de justice et la pratique de la compassion, c'est la confrontation entre le héros et le saint. C'est à travers l'écriture que chacun essaie d'accomplir son destin. Alors qu'écrire, pour MH, c'est pratiquer concrètement cette compassion pour ce qui est, aimer par exemple l'effervescence vivante de la Russie actuelle, sans la jugersauver les phénomènes », pour BHL, l'écriture est le moyen de traquer l'injustice, de défendre l'innocent et de condamner le coupable. Le vieux « nouveau philosophe » est un procureur qui instruit sans cesse le procès de la réalité. Il aime à ce point le partage culpabilité/innocence qu'il est sourd à toute autre perspective sur le monde.

Or MH n'est pas obsédé par l'innocence, mais par la bonté. MH ne trouve pas « intéressante », c'est-à-dire littéralement ne veut pas mettre entre  lui et le monde, cette grille de lecture juridique ; il ne veut pas de cette division, de cette dia-bolisation. Il cherche uniquement d'une manière baudelairienne à faire « de la boue de l'or ». Or ne pas prendre parti, aux yeux de BHL, est déjà en soi une faute impardonnable. Si MH ne s'intéresse pas à « ces pauvres Tchétchènes », accuse BHL, c'est qu'il pense aussi, comme le reste du monde insensible, qu'ils « n'ont le droit, à ses yeux, que de mourir sans faire d'histoire » (p.127).

Le procureur du Parti du Bien a trouvé une faute chez MH. Il l'a pris en flagrant délit de nonchalance. En fidèle épigone de Sartre, BHL le somme de prendre ses responsabilités, de s'engager, pour faire advenir un monde meilleur. Sinon, c'est un salaud, sous-entend sa diatribe pontifiante. Enfourchant ses grands chevaux, incapable de relativiser son idiosyncrasie, BHL démontre par l'absurde que MH a raison de résister à la tentation héroïque. Car la charge de BHL prouve que l'obsession de la justice tend à forger des coupables là où ils n'existent pas, et sème les germes du lynchage abhorré. BHL s'est mis à hurler avec ceux qui condamnent MH.

C'est ici que l'on voit que BHL n'a rien compris des errements de Sartre, le propagandiste impénitent de « l'esprit de procès » qui définit « l'intellectuel engagé ».

Lorsque MH appelle un journaliste « ténia », c'est tragi-comique que BHL le reprenne doctement : « vous enfreignez la saine loi de diététique rhétorique et politique (établie au demeurant, par Sartre dans la préface aux Damnés de la terre), selon laquelle il ne faut jamais animaliser, zoologiser, psychologiser, ses adversaires » (p.51). Car Sartre, c'est celui qui a déclaré que « tout anticommuniste est un chien ». Et c'est d'une inconséquence rare que de se référer à cette préface quand on blâme le lynchage et quand on a lu René Girard, puisque ce texte est une apologie du cycle de la destruction où l'on trouve, exprimé sous sa forme la plus pure, l'axiome abominable sur lequel se fonde son éternel recommencement : « La violence, comme la lance d'Achille, peut cicatriser les blessures qu'elle a faites. » (1)

BHL n'arrive pas à chasser complètement cette illusion de la violence justicière et régénératrice. C'est pourquoi, quand MH lui écrit que l'espèce humaine n'a pas vraiment de quoi s'enorgueillir, il réplique à côté de la plaque, en disant que justement, c'était la pensée de départ de la « culture d'où [il vient], la culture révolutionnaire en général et maoïste en particulier », et qu'il s'est « réellement demandé, au Bangladesh, en face de l'innommable misère qu'[il avait] à chaque pas, sous les yeux, si ce n'étaient pas les « naxalites », les maoïstes locaux, qui avaient raison, avec leur projet dingue, cambodgien avant la lettre, mais radical, de remettre tout ça au laboratoire et de nous ressortir de l'éprouvette un produit un peu plus au point. » (p.192) BHL exprime on ne peut plus clairement et exactement ce que le pessimisme schopenhauerien de MH redoute dans l'optimisme révolutionnaire ou justicier : qu'au nom de l'illusion de pouvoir changer l'homme, on finisse par le massacrer. BHL ne peut soutenir jusqu'au bout, comme MH, la vision de la misère de la nature humaine, ce qui est pourtant le seul vaccin - schopenhauerien - pour ne pas tenter de réformer les hommes « à la cambodgienne ».

Que MH récuse la grille de lecture coupables/innocents ne veut pas dire qu'il se considère innocent. Lui, le soi-disant cynique et nihiliste désespéré, écrit dans cette lettre émouvante où il raconte ce qu'il ressent à être haï par sa propre mère : « On peut briser la chaîne de la souffrance et du mal. Tous cependant, même ceux qui n'ont pas cette force, tirent, de cette rencontre, un grand enseignement. C'est en quelque sorte la face sombre du Tat twam asi, le « Tu es cela » dans lequel Schopenhauer voyait la pierre angulaire de toute morale. La face lumineuse c'est la compassion, la reconnaissance de sa propre essence dans la personne de toute victime, de toute créature vivante soumise à la souffrance. La face sombre, oui, c'est la reconnaissance de sa propre essence dans la personne du criminel, du bourreau ; de celui par qui le mal est advenu dans le monde. Sa propre essence, on l'a à présent devant soi ; alors qu'on est, en même temps, la principale victime. Ce qui se produit alors est difficile à décrire, mais n'a rien à voir avec le pardon chrétien. C'est plutôt comme une compréhension, une lumière ; une connaissance du bien, comme du mal, comme de sa propre nature, intermédiaire. Et un souhait, autant que possible, qui peut prendre la forme d'une prière, d'être délivré de l'emprise de la voie mauvaise. » (p.208)

BHL ne veut pas envisager qu'il est cela. Il ne connaît pas cette union des contraires qui est l'objectif des sotériologies orientales. Il ne saisit pas le tragique de la vision ultime de MH et il n'a pas beaucoup d'empathie. La preuve, c'est que lorsque MH lui dit qu'il se sent comme une pierre « lancée dans le vide », et qu'il aura « tôt ou tard à libérer sa chambre », il n'y reconnaît pas l'empreinte toute fraîche de l'Ecclésiaste, et lui conseille, comble du comique, de délaisser les épicuriens et de se rapprocher de la Bible ! Plus tard encore dans la lettre du 8 mai 2008, lorsque MH lui racontera avec une immense sensibilité et tristesse ce qu'il ressent à être attaqué par sa propre mère, les premiers mots de BHL auront la froideur d'un couperet : « Je sais tout cela, Michel. Je l'ai su dès le premier jour. »

La métaphysique de l'acte littéraire de BHL, sa religion, n'est pas basée sur la compassion, c'est une certaine conception « librement inspirée de L'Ame de la vie, livre d'un rabbin lituanien du XIXe siècle qui s'appelle Haïm de Volozine, et qui dit en substance : à quoi servent, non pas exactement les livres, mais le Livre ? à quoi bon ces siècles passés, dans les maisons d'étude, à pinailler sur des points d'interprétation de la Loi dont nul n'aura le dernier mot ? à empêcher que le monde ne s'écroule ; à éviter qu'il ne tombe en ruine et en poussière ; car Dieu a créé le monde ; mais aussitôt, il s'en est retiré ; il l'a abandonné à ses forces d'autodestruction ; en sorte que seule l'Etude, seules ses lettres de feu projetées en colonnes vers le ciel peuvent l'empêcher de se décréer et faire qu'il reste debout - les Commentaires, en d'autres termes, ne sont pas les reflets mais les piliers d'un monde qui, sans cela, retournerait au néant ; les livres sont, non le miroir, mais les poutres de l'univers ; et c'est pourquoi il est si important que subsistent des écrivains... » (p.308)

MH pourrait parfaitement souscrire à la vision démiurgique de l'écriture que met en avant son correspondant. N'affirme-il pas écrire pour « sauvegarder les phénomènes » ? Ce qui est extraordinaire, à la lumière de ce sens religieux de la littérature, ce sont les déclarations de BHL à propos de son rapport réel à l'écriture et aux phénomènes : « Le fait est que, plus je vais, et plus la vie, ses joies, ses bonheurs quotidiens, ses rencontres, ne m'intéresse que pour autant qu'elle va ou peut se résoudre (...) dans une solution de mots - jamais, disait Althusser, on ne sort de la pensée pour rejoindre le réel ; jamais, une fois parti dans le concept de chien, on ne retrouve le gentil animal de chair, d'os et d'abois dont Spinoza notait, encore, qu'il a définitivement cessé de mordre. (...) L'art. Les films. Les beaux objets. (...) La vérité vraie (...), c'est que tout cela ne m'intéresse si ce n'est, de nouveau, prétexte à écriture. (...) Je m'aperçois avec plus d'horreur encore que, quand c'est terminé, quand j'ai livré mon texte de commande, quand j'ai traduit en mots ce que j'ai compris de Mondrian, de Macao, d'un grand roman contemporain, du théâtre de Warhol, des clichés de Richard Avedon, des ruines du Lagos ou de Kaboul, de l'Amérique profonde, des dernières nuits de Charles Baudelaire, du cinéma de Coppola ou de Woody Allen (la seule chose qui m'a sauvé et qui fait que je me suis quand même, tout compte fait, intéressé à un certain nombre de choses c'est - on en revient toujours là - cet insatiable appétit d'écrire qui a bien dû, sur la durée, exactement comme en amour, varier un peu les situations et les postures), je m'aperçois, non sans une certaine honte donc, qu'une fois qu'elles sont mises en mots, une fois qu'elles sont stockées dans un livre ou arraisonnées dans un article, les choses cessent de m'intéresser ; je les désinvestis ; elles sont, pour ainsi dire, désactivées. (...) La littérature ou la vie ? La vie parce que la littérature ; la vie, pour moi, ne vit, elle n'est profondément et charnellement la vie, que quand je sais pouvoir lui arracher des mots. (...) Telle était aussi, quand j'y pense, la conviction des rabbins qui soutenaient que c'est par les mots que tient la consistance des mondes. Et je dois dire, que, dans mes moments d'abattement, quand je me sens vraiment salaud, quand j'ai honte d'avoir besoin d'astuces et de pense-bêtes pour ne pas oublier les Darfouris et les Afghans, je ne suis pas fâché de me dire que je suis au moins fidèle à la grande et haute leçon de ces Sages. » (p.254-7)

Quel extraordinaire aveu ! Et quel extraordinaire aveuglement ! Comment BHL peut-il se croire fidèle à la vision rabbinique alors qu'il se « désinvestit » des choses dont il parle une fois qu'il en a parlé, alors qu'il écrit pour « désactiver » les phénomènes ? Le monde n'est-il pas, selon cet Haïm de Volozine dont il se revendique, en proie aux forces d'autodestruction justement parce que Dieu s'en est désinvesti, s'en est retiré ?

Le « nouveau philosophe » accomplit en fait, selon ses propres mots, exactement le mouvement d'âme destructeur que la tradition rabbinique tente de réparer. (Dans une autre lettre il écrit : « ne vous ai-je pas dit que je ne sais presque plus rien, depuis que je les ai écrits, de Baudelaire, Piero, les villes d'Angola, Sartre ? » p.288) Il confirme exactement les craintes de Platon quant aux effets de l'écriture : « cette connaissance aura pour résultat chez ceux qui l'auront acquise de rendre leurs âmes oublieuses, parce qu'ils cesseront d'exercer leur mémoire, mettant en effet leur confiance dans l'écrit, c'est du dehors, grâce à des empreintes étrangères, non du dedans, et grâce à eux-mêmes qu'ils se remémoreront les choses. » (2)

Ne plus rien savoir des choses une fois qu'on les a écrites, n'est-ce pas détruire pour soi ces phénomènes ? Qui est, des deux, le nihiliste ? Est-ce celui qui s'efforce de « sauver les phénomènes » ou bien celui qui s'en désinvestit et les oublie, une fois après les avoir mis en mots ? Qui est le cynique, celui qui a besoin de post-it pour se souvenir des Tchétchènes, qui s'en prétend l'avocat devant l'Eternel, ou bien celui qui aime concrètement les « nouveaux Russes », avec toutes leurs contradictions humaines ?

Plus encore, BHL explique par ailleurs que pour lui l'écriture et l'amour physique participent de la même énergie, que pour lui c'est une même démarche que de faire de la littérature et étreindre une femme. Cela veut dire, mutatis mutandis, qu'il fait l'amour pour se désinvestir de la femme qu'il aime, pour littéralement l'oublier. Et dire que c'est MH qui passe pour un misogyne !

A la lumière de ce désinvestissement, quel drôle de goût a aussi l'attachement de BHL à la philosophie de Lévinas, au « décentrement qu'il impose à son sujet, (...) la manière qu'il a de lui faire carrément passer la frontière pour, à la façon des ombres, ou de l'âme dans certains rêves, se détacher de soi, flotter au-dessus de son nom propre et se mettre en position d'investir le sujet prochain. » (p.139) Si BHL est lévinassien, et s'il n'investit ses « sujets prochains » que pour les transformer en mots et les oublier ensuite, il se révèle être quasiment une sorte de vampire philosophique, dont les livres sont autant de crocs par lesquels la réalité de l'autre est sucée, aspirée et vidée. Si les victimes concrètes dont il apprend l'existence ne l'intéressent qu'en tant qu'avatars de son moi intime de « juif souffrant », si elles ne sont que prétextes à écriture, aussitôt oubliées après avoir été investies, il est d'un cynisme effroyable.

A la réflexion, ces victimes concrètes lui servent, par identification, de seul contact avec le réel. Elles sont les seules portes par lesquels le phénomène, le monde concret, se rappelle encore à l'existence de son moi sans cesse rejeté hors du monde, pris dans ce mouvement de tsimtsoum, de contraction ultra mondaine qui caractérise le Dieu d'une certaine mystique juive. C'est comme si BHL, planant comme le ruah, l'esprit de Dieu au-dessus des eaux, voyait dans ces victimes à la fois des réincarnations et des crucifixions possibles, qu'il redoute et qui le fascinent à la fois. Car sans réincarnation, l'on n'a pas de monde, mais on ne peut pas se réincarner sans être mis à mort, sans crucifixion, sans lynchage ; comme le disait Simone Weil, si Dieu ne souffre pas sur la croix, il lui manque une certaine connaissance, il n'est pas parfait.

BHL raconte comment, enfant, il s'était aménagé dans les arbres une cabane où il se cachait pour imaginer ses funérailles et déclamer son oraison funèbre. Il changeait régulièrement de discours, car il changeait de destin et de biographie, s'imaginant tour à tour écrivain, explorateur, révolutionnaire, saint, etc. Le point crucial, c'est qu'« à l'instant de la péroraison, les larmes me venaient aussi, c'était moins ma mort que je pleurais, que les autres vies encore, toutes les autres vies, auxquelles ceux que j'enterrais avaient renoncé et que je n'aurais pas assez de mon enfance, que dis-je ? de ma vie, pour rattraper. » (p.315) J'ose une autre interprétation : il pleurait parce qu'il n'était pas mort du tout, qu'il était toujours là, en dehors de sa mort, donc de sa vie, pour se voir de l'extérieur et se pleurer, c'est-à-dire littéralement un mort-vivant.

MH est de l'autre côté de la porte : il a pleinement accepté la douleur de l'existence, la croix. Il est passé à travers les Symplégades. C'est pourquoi il revient plusieurs fois dans ses lettres sur cette expérience qui consiste à « visualiser sa propre mort » (p.202). Il raconte qu'il s'y livre régulièrement, pour conjurer sa peur des conséquences de ce qu'il écrit. « Je pratique l'exercice quelques minutes et après je n'ai plus peur, je peux y aller. Je peux y aller fort. » (p.203)

Il y a là une totale symétrie entre les perspectives métaphysiques des deux écrivains : BHL a peur de la mort, tandis que MH a peur de la vie. L'un écrit pour se sauver par mimétisme en toute victime qu'il identifie, l'autre pour se perdre dans les autres vivants travaillés par la mort. L'un est en deçà du lynchage, dans la nuit froide des mots, des jugements et des idées éternelles, l'autre est au-delà de la mise à mort, dans la lumière douce de la compassion pour les vivants qui souffrent, aiment et meurent. MH est donc tout à fait dans le vrai lorsqu'il écrit que sa destinée a pris un « côté christique ». (p.297)

Ce qui est paradoxal, et en dernière analyse, comique, c'est que ce soit BHL qui disserte sur la tradition judéo-chrétienne. Il met notamment en avant l'importance historique de l'idée selon laquelle « l'homme est créé à l'image de son créateur », parce qu'il y voit la base du progrès humain des derniers siècles, et le fondement de la dignité humaine, qui a abouti par exemple aux Droits de l'homme. C'est une hypothèse assez vraisemblable.

Cependant, les conclusions qu'il en tire sont complètement absurdes : dans l'émission Café littéraire (3) du 10 octobre sur France 2, où BHL était invité aux côtés de MH, celui-là a affirmé que parce que les Droits de l'homme sont d'origine judéo-chrétienne, l'islam est compatible avec la démocratie ! C'est un paralogisme extrêmement osé, sinon un signe de délire, d'autant que l'Iran a explicitement déclaré que c'est justement parce que la Déclaration universelle des droits de l'Homme est d'origine judéo-chrétienne, qu'elle ne saurait être respectée par les pays musulmans ! (4) Il est certain que ce n'est pas avec une telle énormité que BHL pouvait convaincre MH d'avoir tort de mépriser l'islam, comme cette Ayaan Hirsi Ali dont BHL se targue d'une manière ridicule d'avoir fait une « cause nationale française » (p.80), mais qu'en réalité il ne soutient absolument pas, puisqu'il déclare condamner ses prises de positions.

Qui a donc gagné la partie ? Au vu des gaffes de BHL, il ne fait aucun doute que c'est MH, avec une stratégie échiquéenne semblable à celle de Tigran Petrossian, champion du monde des échecs de 1963 à 1969. On exagère à peine en disant que le style de ce grand-maître soviétique consistait pratiquement à ne rien faire, car aux échecs, on ne peut passer son tour et jouer c'est toujours, potentiellement, affaiblir sa position : il suffit d'attendre suffisamment longtemps et l'adversaire commet une faute.

BHL, à vouloir jouer l'attaquant intrépide, prend tous les pions que lui donne MH et se retrouve dans une position indéfendable, car il se révèle infidèle à ses propres principes. MH ne l'achève pas, je n'ai relevé que deux occurrences où il me semble qu'il se moque doucement de lui. Tout d'abord lorsqu'il écrit « Les êtres humains sont d'une surprenante prétention ontologique. Mais on peut bien, s'ils y tiennent, leur accorder le libre-arbitre ; c'est comme une décoration, ça ne coûte pas grand-chose et ça fait toujours plaisir. » (p.181). C'était pour répondre aux espoirs que plaçait BHL dans le liberté humaine.

Ensuite, d'une manière plus indirecte encore : « C'est vrai que parler de Comte ou d'Althusser aujourd'hui aurait pour moi quelque chose de dérisoire, et même pire, de légèrement effrayant, comme ces gens qui se mettent à compter les poteaux télégraphiques sur la route qui les ramène de l'hôpital, pour oublier que leur femme vient de mourir, et qui ensuite comptent toute leur vie, les lamelles du store vénitien dans la chambre de leur résidence de long séjour, les carrelages de la salle de bains... Cela me fait peur parce que j'en ai été témoin, de cette activité intellectuelle mécanique dans laquelle s'absorbe le cerveau pour refouler l'horreur centrale, j'en ai été témoin chez de vieilles personnes mais je sais que, parfois, cela arrive chez de plus jeunes. » (p.196) Etant donné l'usage abusif du name-dropping qui caractérise les lettres de BHL et l'habitude maniaque qu'il a de mentionner tout ce que chaque mot de MH lui évoque, je m'inquiéterais sérieusement à sa place.

Dans une de ses lettres, MH remarque qu'il est en train de prendre un coup de vieux : « j'ai lu la critique d'un livre où l'on louait l'auteur d'avoir 'échappé aux poncifs du roman d'entreprise.' Suivait l'énumération desdits poncifs, et à ce moment je me suis rendu compte que c'est moi qui les avais créés, il y a presque quinze ans maintenant, dans Extension du domaine de la lutte. » (p.68) MH est trop modeste, car Baudelaire écrivait : « Créer un poncif, c'est le génie. » (5)

Une autre chose est étonnante chez MH, à savoir qu'il dise ne rien connaître de la dignité humaine. Serait-ce de la modestie encore, ou bien encore un oubli ? Car le même Baudelaire, qui a tant compté dans sa vie, en donne une définition lumineuse, et à laquelle MH est parfaitement fidèle, et pour laquelle nous l'admirons :


Car c'est vraiment, Seigneur, le meilleur témoignage

Que nous puissions donner de notre dignité

Que cet ardent sanglot qui roule d'âge en âge

Et vient mourir au bord de votre éternité ! (6)

Radu Stoenescu

http://www.frantz-fanon.com/Preface_Sartre.htm

 

Platon, Phèdre, 275a.

 

http://programmes.france2.fr/cafe-litteraire/index.php?page=article&numsite=1487&id_rubrique=1508&id_article=4715

 

http://www.dhimmitude.org/archive/universal_islam.html

 

Fusées, XX

 

Les Phares, in Les Fleurs du mal.

10/20/2008

Prophet bride novel published in US

The US publication of a controversial book about the child bride of the Prophet Mohammed has been brought forward after its British publisher’s office was bombed.

bron Telegraph.co.uk

By Stephen Adams, Arts Correspondent

Sherry Jones' The Jewel of Medina tells a fictionalised account of the experiences of Aisha, one of the Prophet's brides 

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Photo: AP

Beaufort Books went ahead and released The Jewel of Medina by Sherry Jones on Monday, nine days ahead of schedule.
The novel has been described by an American academic as an "anti-Islamic polemic".
It tells a fictionalised account of the experiences of Aisha, one of the Prophet's brides. The marketing material reads: "Married at nine to the much-older Mohammed, Aisha uses her wits, her courage, and her sword to defend her first-wife status even as Mohammed marries again and again, taking 12 wives and concubines in all."

Last month the London office of Gibson Square Books director Martin Rynja was firebombed. It was planning to publish the book in the UK later this month.
Now Beaufort Books, which has also published OJ Simpson's hypothetical confessional 'If I Did It' about the murder of his ex-wife Nicole Brown, has gone ahead with publication.
Eric Kampman, the publisher's president, said he felt it was "better for everybody ... to let the conversation switch from a conversation about terrorists and fearful publishers to a conversation about the merits of the book itself."

In August the publisher Random House US announced it was pulling publication because it had been advised that the book "might be offensive" to some Muslims and "could incite acts of violence by a small, radical segment".
It came after Professor Denise Spellberg, of the University of Texas, described the book as "soft core pornography".
In an article in the Wall Street Journal, she wrote: "There is a long history of anti-Islamic polemic that uses sex and violence to attack the Prophet and his faith. This novel follows in that oft-trodden path, one first pioneered in medieval Christian writings."
Mr Rynja took the novel on, saying there must be "open access to literary works, regardless of fear".
He was unavailable for comment on Tuesday about whether Gibson Square would be publishing the book.

Three men have been remanded in custody over the attack on Gibson Square's London office.

See also:

Author Sherry Jones defiant over controversial book about Prophet Mohammed's child bride

09/11/2008

Canceled Aisha novel finds publishers in UK and Germany

"An open society there has to be open access to literary works, regardless of fear." Yep. Anti-dhimmitude in Europe. But not, so far, in the U.S. An update on this story.

"British publisher to bring out controversial Prophet Mohammed novel," from AFP:

A novel about the Prophet Mohammed and his child bride, which has already caused controversy in the United States and Serbia, will be released in Britain next month, its publisher said Wednesday.

Publishing house Gibson Square, known for having sold other controversial books, such as Alexander Litvinenko's "Blowing Up Russia", said it was "imperative" that "The Jewel of Medina" by American author Sherry Jones be available to the public.

Random House announced last month that it had cancelled publication of the book -- a fictional account of the Prophet's relationship with his youngest bride Aisha -- in the United States, saying it had been informed by credible sources that the book could incite violence.

The book was also released in Serbia last month, but was withdrawn after protests from the local Muslim community.

Martin Rynja, publishing director at Gibson Square, said, however, that in "an open society there has to be open access to literary works, regardless of fear."

"Canceled Muhammad novel finds new publisher," from AP, September 3:

BERLIN (AP) -- A historical novel about the prophet Muhammad and his child bride that was pulled by Random House over concerns it would anger Muslims will be printed by another German publisher, the author said in an interview released Wednesday.

Germany's Leipziger Volkszeitung newspaper said Sherry Jones told them her debut novel "The Jewel of Medina" will be published in October in English. The American author declined to identify the publisher or give other details, but dismissed concerns it could provoke violence, the newspaper reported.

"To claim that Muslims will answer my book with violence is pure nonsense," Jones said. "Anyone who reads the book will see that it honors the prophet and his favorite wife."

Wonderful. An opportunity missed to defend the human rights of girls victimized by child marriage in Islamic lands.

08/19/2008

Controverse rond roman over vrouw Mohammed

WASHINGTON - De Amerikaanse uitgever Random House heeft de publicatie van een roman over een van de echtgenotes van de islamitische profeet Mohammed afgelast. De Britse schrijver Salman Rushdie beschuldigde de uitgever daarop van censuur.

De debuutroman The Jewel of Medina van journaliste Sherry Jones zou vorige week verschijnen. Zij beschrijft het boek als een “mooi verhaal over liefde, oorlog, spirituele ontwaking en verlossing”. Jones noemde Aïsja een opmerkelijke heldin. Aïsja huwde Mohammed toen zij ongeveer 9 jaar was en hij 52.

Het boek zou aanstootgevend kunnen zijn voor sommigen in de moslimgemeenschap en zou kunnen aanzetten tot geweld bij een klein, radicaal segment, aldus Random House. De uitgever zegt te kiezen voor de veiligheid van zijn werknemers en de auteur.

08/12/2008

Boek over Aisha in VS geannuleerd

Bron: Trouw

In Amerika is een storm losgebarsten over het besluit van de uitgever Random House om een boek over Aisha, de vrouw van de profeet Mohammed, alsnog niet uit te geven.

De kritiek richt zich met name op een hoogleraar islamitische geschiedenis in Texas. In mei, zo blijkt uit een artikel in de Wall Street Journal,  liet de uitgever aan de auteur, de journaliste Sherry Jones weten dat de uitgave van haar historische roman ’The Jewel of Medina’ (’Het juweel van Medina’) voorlopig niet zou doorgaan. Volgens de plannen zou de promotietour op 12 augustus beginnen.

Sherry Jones heeft zes jaar aan haar boek gewerkt en leerde er zelfs Arabisch voor. Ze was al begonnen met een vervolgdeel. In haar boek behandelt ze een vermeend geval van ontrouw van Aisha, toen ze veertien was.

Ook beschrijft ze de eerste huwelijksnacht, waarin Mohammed haar ontmaagdt. Random House liet haar in mei weten dat de uitgave voorlopig niet door kon gaan, vanwege veiligheidsadviezen. Niet alleen de auteur zelf maar ook andere werknemers van de uitgeverij zouden gevaar lopen.

Woensdag deed de krant The Wallstreet Journal de rol uit de doeken van Denise Spellberg, hoogleraar islamitische geschiedenis in Austin, Texas. In april kreeg zij drukproeven van het boek, met het verzoek om commentaar. In een reactie liet ze weten het boek pornografisch te vinden. Verder lichtte ze moslimintellectuelen in dat het boek er aan kwam. Ze voorspelde dat er grote onrust zou ontstaan, erger dan bij de Deense Mohammedcartoons en sprak van een ’zaak van nationale veiligheid’.

Kort daarop kreeg Sherry Jones het bericht dat de uitgave van haar boek niet doorging. Jones maakt zich op haar weblog vrolijk over het vermeende pornografische karakter van haar boek, dat niet één expliciete seksscène beschrijft. Random House heeft haar toestemming gegeven haar boek aan een andere uitgeverij te verkopen.

Het artikel in de Wall Street Journal heeft als kop ’Je kunt nog steeds niet schrijven over Mohammed’ en is van de hand van de Amerikaanse moslimfeministe Asra Nomani. De beschuldiging van ontrouw tegen Aisha, die op negenjarige leeftijd zou zijn getrouwd met Mohammed, is geen literair verzinsel van Jones maar komt voor in de biografieën van de profeet, waarvan het overigens allerminst vaststaat in hoeverre ze historisch zijn. Een karavaan zou zonder Aisha zijn vertrokken waarna een zekere Safwan zich over haar zou hebben ontfermd. Hij bracht haar een dag later weer bij de karavaan, waarna de roddels losbarstten.

Mohammed geloofde in haar onschuld maar pijnlijk blijft dat diens neef en schoonzoon Ali ervan overtuigd was dat ze vreemd was gegaan en Mohammed aanried haar te verstoten, waarop misschien steniging had kunnen volgen.

In november 2000 ging in Rotterdam de opvoering van de opera Aïsja niet door, na bedreigingen aan het adres van Nederlandse en Marokkaanse spelers.

Op 25 januari 2003 noemde het toenmalige Nederlandse parlementslid Ayaan Hirsi Ali in Trouw Mohammed een perverse man, vanwege zijn huwelijk met de negenjarige Aisha.

06/22/2008

"What bothered him...was not the penchant for jihad and intolerance that certain fanatical Muslims displayed, but the foundation for such ills in the Koran and core Islamic texts"

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The courageous Ali Sina of Faith Freedom says here what I've also said many times: that the only possible reformation in Islam can only come from a rejection of Qur'anic literalism, and that possibility itself is extremely unlikely. Rather than wait for moderates who all too often turn out to be pseudo-moderates, the West needs to defend itself culturally as well as militarily.

"Muslim Mindset: 'The hatred is in Muhammad himself,'" by Sam Ser in the Jerusalem Post, June 19:

[...] Sina grew up a non-practicing Muslim. Raised in Iran, educated in Pakistan and Italy and now living in Canada, he began jousting with believers in the 1990s. What bothered him, he tells The Jerusalem Post, was not the penchant for jihad and intolerance that certain fanatical Muslims displayed, but the foundation for such ills in the Koran and core Islamic texts.

(Through the Faith Freedom Web site, Sina lists canonical references to Muhammad's actions and offers $50,000 to anyone who can disprove Sina's charge that Islam's prophet was "a narcissist, a misogynist, a rapist, a pedophile, a lecher, a torturer, a mass murderer, a cult leader, an assassin, a terrorist, a mad man and a looter." Respondents relentlessly attack Sina's motives, but none has won the prize.)

With violent conquest and contempt for non-believers central to the tenets of the faith, Sina argues, attempts to forge a moderate form of Islam are doomed.

"The idea that Islam can be reformed is a fallacy," he scoffs. "It's like saying we can reform Nazism and it will be a wonderful party."

No, says Sina, "The only way to reform Islam is to throw away the Koran; 90 percent of it should be thrown away. You also have to throw away the history of Islam, and you have to completely disregard the Sira" - the Arabic term used for the various traditional Muslim biographies of Muhammad, from which most historical information about his life and the early period of Islam is derived.

For this reason, Sina says, Western suggestions that extremism in Islam can be eradicated if certain imams are quieted, or if Muslims are encouraged to embrace the universalist elements of their faith - but without addressing the extremism inherent in the religion's texts - are based on a mistaken comparison of Islam to Christianity.

"In the West, people ask whether Islam can undergo a reformation like the one that Christianity underwent. That's a poor parallel," he says. "In Christianity, it wasn't the religion that needed to be reformed, but the church; what Jesus preached was good."

On the other hand, Sina continues, "In Islam, it's not the community that is bad, but the religion. Islam has nothing like 'Let he who is without sin cast the first stone.' Islam is full of hatred, and the hatred is in Muhammad himself. I argue in my book that Muhammad was insane - and that Muslims, by emulating him and by emulating his ways, his insanity is bequeathed to them."...

Read it all.

05/20/2008

Bostom's new book smashes myths about Islam and the Jews

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Huge, in all senses of the word

The indefatigable anti-jihadist Andrew Bostom's new book is out, and it is huge: not just because it is a massive compendium of information (700 pages in double columns), but because it will necessitate, for any honest analyst, a full-scale and thoroughgoing reevaluation of some of the core assumptions that prevail today regarding Islam and the Jews. The myth of a tolerant, pluralistic past dominates everywhere, supported by everything but the facts, and of course it has policy implications not only for the Israeli/Palestinian conflict but for other jihadist flashpoints where the learned analysts assure us that peace is right around the corner, as soon as we hit on the right mix of concessions.

The huge amount of documentation that Andy marshals here demonstrates that that is a pollyannaish view both regarding Israel and other conflicts as well. Islamic Jew-hatred (and one could also add hatred of all unbelievers, although the Jews are certainly singled out for especial vituperation) is deeply rooted in the Qur'an and Sunnah, and has been consistently acted upon throughout Islamic history.

The policy implications of this are clear, if difficult, but they aren't even close to being considered since the basic premises aren't even accepted, and mythology reigns in their stead. But it will be much, much harder for those myths to be sustained now that we all have access to The Legacy of Islamic Antisemitism.

At The American Thinker, Robert Kaplan compares Bostom's data to the (universally accepted) assertions of one of the foremost proponents of the historical myth of tolerance, Bernard Lewis:

Bostom's book is part of an ongoing debate about the comparative situation of Jews under the crescent and the cross. In this debate Bostom is in sharp disagreement with Bernard Lewis, the well known and much quoted authority on the history of Islam. Lewis has written:

"On the whole, in contrast to Christian anti-Semitism, the Moslem attitude toward non Moslems [including Jews] is not one of hate or fear or envy but simply contempt."

"Jews of Christendom suffered incomparably greater persecution [than the Jews of Islam]. Persecution, that is to say violent and active repression was rare and atypical. Jews and Christians [dhimmis] under Moslem rule were not normally called upon to suffer martyrdom for their faith."

"They [the Jews] were not often obliged to make the choice which confronted Muslims and Jews in reconquered Spain, between exile apostasy and death."

How is it that Lewis and Bostom evaluate Islamic antisemitism and the experience of Jews living in Muslim societies so differently, given the fact that though they might disagree on a few particular points of fact, the body of information they begin with is essentially the same?

Bostom's picture of Moslem antisemitism is much more somber than Lewis's. One source of difference lies in the fact that compared with Lewis's his writing includes considerably more detail of the anti-Jewish elements in Islamic religion, culture and history. By quoting the words of Jews who lived under the Muslims and non-Moslems visiting their lands, Bostom's text conveys emotions of sympathy and indignation regarding the oppressed condition of Jews which Lewis's academic, non-emotional style largely omits.

The structure of Lewis's and Bostom's arguments are also quite different. Employing a genetic approach, Bostom shows that Islam's holy books, the Koran, the hadith and the sira all have sharply negative things to say about Jews, that these have been emphasized and reinforced by Moslem thinkers, jurists and preachers throughout the history of Islam, and that the attitudes and ideas engendered by them have directly influenced the actions of Moslem rulers, clergy and mobs both in their oppression of Jews as dhimmis and their aggressive excesses against Jews which have included pogroms, forced conversion, pillage and expulsion. The status of dhimmi to which Jews and Christians are relegated under Islamic law is one entailing serious suffering and indignity in the best of circumstances. Frequently circumstances were far from the best.

Lewis puts Islam's record regarding Jews in a favorable light mainly with the generalizations he makes rather than the particular facts he marshals. These generalizations, which crumble under the slightest scrutiny, are of four general types. One holds that the least onerous version of Moslem oppression is typical of Moslem practice [Lewis writes "dhimmitude was a minor inconvenience Jews learned to live with ...under Muslim rule the status of dhimmi was long accepted with gratitude by Jews." In making this improbable claim he gives no evidence or explanation. Could he mean that the Jews were grateful for not being killed?]

A second type of generalization claims that the worst of the behavior of Christians towards Jews was the norm. ["Jews of Christendom suffered incomparably greater persecution (than Jews of Islam). Persecution (under Islam), that is to say violent and active repression was rare and atypical. Jews and Christians (dhimmis) under Moslem rule were not normally called upon to suffer martyrdom for their faith. ...They (the Jews) were not often obliged to make the choice which confronted Muslims and Jews in reconqured Spain, between apostasy and death." Besides employing a peculiarly narrow definition of "oppression" which excludes all disabilities of dhimmitude, Lewis implies that Jews in Christendom were often obliged to suffer martyrdom for their faith or make a choice "between apostasy and death" -- both of which are simply untrue.]

A third variety of generalization employed by Lewis claims that Muslim abuses are far less bad than the worst imaginable abuses by non-Moslems. ["Dhimmitude involves some rights...and is surely better that no rights at all. It is certainly preferable to the kind of situation that prevails in many states at the present time where minorities and for that matter where the majority enjoy no civil or human rights." Offering no evidence or examples, Lewis writes as if there is any place on Earth where the majority of residents have "no rights at all."]

A fourth type of generalization ascribes to "human nature" rather than Islam, with no basis of evidence, the unattractive characteristics exhibited by Moslems [After describing the intense anti-Semitism in the Arab world today Lewis tacks on the generalization that "No people is immune from the universal disease of ethnic or social hostility and the Arabs are no exception. Obviously Arabs are as liable (my italics) as Germans, Russians or Jews or anyone else to develop hostilities against other peoples; and their history and literature bear ample witness to this." Lewis's suggestion that hatred is a trait shared by all peoples equally -- Germans, Russians and Jews, Britons, Italians, Canadians, Australians -- as if raging mobs, as familiar in the annals of Moslem history as to today's television viewers, are typical of all peoples; as if hate filled speeches by clerics are common in all religions; as if survey statistics of harbored hatred are not vastly higher among Moslems than among others; as if Moslem converts to Christianity do not regularly report their revulsion at the hatred which saturates the Moslem religion with which they were familiar. Replace Moslems with Danes, British, Russians Jews, Brazilians, Japanese or whoever and imagine, if you can, raging mobs rioting and killing over a newspaper cartoon.]

This is very, very important. Please read it all. And get the book.

Ali Sina's book Understanding Muhammad available again

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Ali Sina, the courageous, unfoolable, and intimidation-proof ex-Muslim who runs the superb Faith Freedom site, has once again made available his book Understanding Muhammad: A Psychobiography of Allâh’s Prophet.

The book description begins: "Why are some Muslims intolerant, violent and supremacist? Why do they bully? What spurs them to riot and murder over the silliest things? To understand Muslims, one must understand their prophet. This psychobiography of Muhammad seeks to unveil the mystery of this man."

Don't miss it. And please note this word from Ali: "Sometimes you my find Amazon.com say 'Temporarily out of stock.' Please pay no attention. They will order the book once you ask for it."

05/12/2008

A review of Spencer's The Truth About Muhammad by Bruce Thornton

Bruce Thornton is a professor of Classics at Cal State Fresno and co-author with Victor Davis Hanson of Bonfire of the Humanities: Rescuing the Classics in an Impoverished Age and author of Greek Ways: How the Greeks Created Western Civilization (Encounter Books). His most recent book is Searching for Joaquin: Myth, Murieta, and History in California (Encounter Books). This review appears at California Republic.
Ambrose Bierce once quipped that war was God’s way of teaching Americans geography. He could have said “teaching us history,” for the enemy is emboldened by our ignorance not just of where he lives but of how he lives, his beliefs and values, and to understand these traditions we must understand their history. Unfortunately, in the current war against Islamic jihad we persist in ignoring the documented history of Islam and its beliefs, accepting instead the spin and propaganda of various propagandists, apologists, and Western useful idiots.

This imperative to know the enemy’s beliefs is particularly important for understanding the jihadists, for Islam is a fiercely traditional faith, one brooking no deviation from the revelation granted to Muhammad and codified in the Koran, Hadith, and the sira or biography of the Prophet. As Robert Spencer shows in his invaluable resource The Truth about Muhammad, in these sources Muhammad is presented as “an excellent model of conduct,” as the Koran puts it, his words and deeds forming the pattern for all pious Muslims to follow. “Muslims,” according to Muqtedar Khan of the Center for the Study of Islam and Democracy, “as a part of religious observance, not only obey, but also seek to emulate and imitate their Prophet in every aspect of life.” The facts of Muhammad’s life, then, are paramount for understanding the beliefs that warrant and validate jihadist terror.

Presenting those facts clearly and fairly is precisely what Spencer accomplishes in his new book. Spencer has been for years a bastion of plain-speaking truth. Through books like Islam Unveiled, Onward Muslim Soldiers: How Jihad Still Threatens America and the West, and The Politically Incorrect Guide to Islam (And the Crusades), and as director of Jihad Watch, Spencer has courageously presented the simple facts of Islamic history and thought that too many Americans, including some in the current administration, ignore or distort. Spencer’s new book continues this important service of arming us with the facts we need in order to understand an enemy who wants nothing from us other than our conversion, death, or subjection.

Basing his description of Muhammad on the same Islamic sources revered by believers themselves, Spencer paints a portrait of the Prophet unrecognizable to any who have been deceived by the idealizations of apologists like Farida Khanam, whom Spencer quotes as claiming that Muhammad’s “heart was filled with intense love for all humankind irrespective of caste, creed or color,” or the British religious writer Karen Armstrong, who claims that “Muhammad eventually abjured violence and pursued a daring, inspired policy of non-violence that was worthy of Ghandi.” Such fantastic delusions cannot stand up to the relentless quotations and facts Spencer gathers from Islamic sources, all of which show us a Mohammad justifying and practicing violence in the service of the faith he invented.


As Spencer traces Muhammad’s life, we see the behaviors practiced by today’s jihadists, who continually site the Prophet as their justifying model. The arrogant intolerance of any other religion finds its source in Muhammad’s assertion to Muslims, “Ye are the best of peoples, evolved for mankind, enjoining what is right, forbidding what is wrong, and believing in Allah.” The rationalization of violence by invoking the hostility of unbelievers is also warranted by Muhammad: because of the rejection of him by his tribesmen the Quraysh, Allah “gave permission to His apostle to fight and to protect himself against those who wronged them [Muslims] and treated them badly.” Hence the various offenses fabricated by today’s jihadists to justify their aggression against the West. But Muhammad justifies not just defensive warfare but also violence in the service of the faith: “’Fight them [unbelievers] so that there be no more seduction,’ i.e., until no believer is seduced from his religion. ‘And the religion is God’s,’ i.e. until God alone is worshiped.” We see here the jihadist’s hatred of the West and globalization, whose political freedoms and hedonistic prosperity “seduce” believers from the faith.

As Spencer concludes, “The Qur’an . . . commands much more than defensive warfare: Muslims must fight until ‘the religion is God’s’––that is, until Allah alone is worshipped. Later Islamic law, based on statements of Muhammad, would offer non-Muslims three options: conversion to Islam, subjugation as inferiors under Islamic law, or warfare.” So much for the protestations of tolerance and co-existence constantly peddled by jihad’s Western publicists.

Every aspect of Islamic practice and belief finds its basis in Muhammad’s words and deeds. When Muhammad’s lieutenant Abdullah attacked a Quraysh caravan during a month when fighting was prohibited, Muhammad’s initial displeasure was changed by a “revelation” [i.e. from the angel Gabriel, who dictated the Koran to Mohammad] saying “persecution [i.e. of Muslims] is worse than killing,” and Abdullah was forgiven. “This was a momentous incident,” Spencer concludes, “for it would set a pattern: good became identified with anything that redounded to the benefit of Muslims, and evil with anything that harmed them, without reference to any larger moral standard. Moral absolutes were swept aside in favor of the overarching principle of expediency.”

As Spencer progresses through the Prophet’s life, the evidence for Muhammad’s model as the source of modern jihadist practice becomes overwhelming. The penchant for beheading enemies displayed by jihadists is validated by Muhammad’s decapitation of his enemy Abu Jahl after the battle of Badr against the Quraysh. A “revelation” after the battle codified this practice and linked it to the terrorizing of the enemy that would help Muslims prevail: “’I [Allah] will instill terror into the hearts of the Unbelievers: smite ye above their necks and smite all their finger-tips off them.’ This because they contended against Allah and His Messenger: If any contend against Allah and His Messenger, Allah is strict in punishment.” Given that “contend against” can be defined as any activity that “seduces” believers or stands in the way of Muslim interests, the divine justification for the violence and terror perpetrated by jihadists from Indonesia to Africa, Israel to England is obvious.

So too with the practice of making tactical treaties and truces only to break them later. “If thou fearest treachery from any group, throw back (their covenant) to them, (so as to be) on equal terms: for Allah lovest not the treacherous,” a statement also revealing of the double-standard many Muslims take for granted when dealing with non-believers. Armed with this loophole, Muhammad moved against the Banu Qaynuqa, a Jewish tribe who had resisted Islam but with whom Muhammad had a truce. As Muhammad famously said, “War is deceit.” This precedent of deceit is obviously pertinent today, particularly for Palestinian Arab dealings with Israel. We have seen agreement after agreement signed by Arafat and others, only to be violated when circumstances seem to favor force.

The mistreatment of women, polygamy, child-marriage, stoning of adulterers, cutting off the hands of thieves, mutilation of enemy corpses, the sentence of death for apostasy, the subjection of dhimmi or Christians and Jews, even the killing of writers who displease the faithful––remember the sentence of death against Indian novelist Salman Rushdie, still in force––all have their precedents in the things Muhammad said and did. And as Spencer documents in his conclusion, this invocation of Muhammad is continually made by the jihadist terrorists themselves, who accurately link their violence to incidents and sayings from the life of Muhammad. To pretend that these devout Muslims are ignorant of their own religion’s traditions or are “hijacking” them is willful blindness.

Perhaps the most important precedent established by Muhammad, however, and one at the root of modern jihadist violence, is the demonization of Christians and Jews. Centuries before the existence of Israel, the actions and words of Muhammad legitimized the hatred of Jews. As Spencer shows, this disdain and resentment reflected the powerful barrier the Jews of western Arabia presented to Muhammad’s new faith and ambitions, not to mention the extent of Muhammad’s borrowings from Jewish scripture and traditions. But the continuing refusal of the Jews to accept that Muhammad was the “seal of the prophets” eventually led to his war against these potent rivals, including the Qurayzah of Medina, 600-700 of whom were beheaded. This hatred was justified by calling the Jews along with the Christians “renegades” who had turned against God and the true faith of their ancestors. Thus throughout the Koran one finds codified an intolerance and hatred of Jews still infecting the Islamic world today. The notion of apologists that Islam offers tolerant accommodation to Jews and Christians is belied by verses in the Koran such as, “Oh ye who believe! Take not the Jews and the Christians for your friends and protectors,” and in Ibn Ishaq's biography by comments about the Jews such as, “You brothers of monkeys, has God disgraced you and brought His vengeance upon you?”

Given all this evidence, as Spencer writes, “It is nothing short of staggering that the myth of Islamic tolerance could have gained such currency in the teeth of Muhammad’s open contempt and hatred for Jews and Christians, incitements of violence against them, and calls that they be converted or subjugated.” And this historical evidence is ratified by contemporary events that show modern Muslims following to the letter the example of Muhammad, from continuing persecution of Jews and Christians in Muslim lands, to the riots and calls for violence that attended (and validated) the Pope’s quotation of a Byzantine emperor’s observation that violence in the service religion is Islam’s sole innovation.

Spencer concludes with some common-sense suggestions, most importantly demanding that so-called “moderates” condemn jihad and teach against religious intolerance in their schools and mosques. Unfortunately, this is unlikely to happen, given the power of Muhammad’s example of enmity against unbelievers, and given the arrogant intolerance and unwillingness to compromise that typify too many Muslims. The anxiety about appearing “racist” and the sentimental idealization of the “other” dominating American society make it even more unlikely that any politician will challenge Muslims about the facts of Mohammad’s words and deeds that jihadists today use to justify their actions. Unless we heed people like Robert Spencer, it seems that only another graphic example of jihadist violence within our borders has a chance of teaching us the history of the enemy.

05/11/2008

Because They Hate

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review of my new book this morning puts me in mind of her superb new book, which is not to be missed.

Because They Hate is Brigitte Gabriel's own harrowing -- beyond harrowing -- story, the story of her childhood in Lebanon, when jihadists sowed mayhem and destruction, keeping the Christian population in terror for years on end. And Brigitte Gabriel is not afraid to draw the necessary conclusions from her experience, as politically incorrect as they may be. Here is a first-hand account of how jihad terrorists destroy lives, and how they plan and hope to do to the entire world what they did to southern Lebanon.

Brigitte Gabriel was able to escape from the physical and psychological nets the jihadists wove, becoming a fervent and articulate defender of Israel and all the nations and peoples that are threatened by jihad terror and supremacism today. If you haven't read her book or heard her speak, do both as soon as you can, and give this book to all those who still need to wake up.

Here are the endorsements, including my own, that appear on the jacket of Because They Hate:

“Brigitte Gabriel eloquently reminds America what is truly at stake in this struggle against terrorism: our families, our way of life, and our hopes. Ms. Gabriel's personal account of her own experience is riveting, compelling and spellbinding. This is a must read for the entire American public . . . This book contains monumental revelations that will shock and disturb you. But it is also a story of an indomitable spirit--Brigitte's-- that will move you.”--Steve Emerson, author of American Jihad: The Terrorists Living Amongst Us, Executive Director, the Investigative Project on Terrorism

"A compelling and captivating personal story with a powerful lesson about threats to freedom in our time." --R. James Woolsey, Director of Central Intelligence, 1993-95

“Brigitte Gabriel's story is at once intensely personal and possessing global significance . . . the story of her family and her childhood encapsulates the threat that faces the entire free world today. Brigitte Gabriel's words should be read, and studied carefully, by all the law enforcement and government officials of the West -- as well as by everyone who values freedom.” -- Robert Spencer, author of The Politically Incorrect Guide to Islam (and the Crusades)

“Because They Hate should be read by all to understand radical Islam. Brigitte . . . . This book gives dire warning of what is to come if the democratic and Western world does not take responsible action to protect its people and societies. The United States is the primary target as Islamic Radicalism attempts to spread its worldwide dominance.”-- Paul E. Vallely, Maj. General US Army (Ret.), FOX News Channel Military Analyst, and coauthor of Endgame: The Blueprint for Victory in the War on Terror

05/05/2008

Which One God?

In "Which One God? Comparing the Muslim and Christian conceptions of God," the renowned and pioneering historian Bat Ye'or reviews -- in, of all places, National Review -- Mark Durie's important new book Revelation? Do We Worship the Same God?, which, alas, does not seem to be available at Amazon.
With the passing of time, hidden challenges, which for a long time had been growing unnoticed and unaddressed, can suddenly emerge into the full-blown light of current events with a force which seems quite overwhelming. Today the Western world, or Judeo-Christian civilization, shaken by jihadist terror, is being rudely awakened to theological realities blurred for decades. From clashes of civilizations to the jihad that is declaring to the planet its genocidal intentions, rational discourse concerning faith is becoming increasingly fraught.

It is within this tumult and confusion that Mark Durie, an Anglican minister, has written Revelation? Do We Worship the Same God?, in which he raises a couple of fundamental questions: Who is God? Is God Allah? Do Christians and Muslims worship the same God?

To answer these questions, he analyzes Jesus, the Holy Spirit, and God in Christianity and Islam. The reader is given a concise representation of Muslim and Christian arguments. Such an endeavor needs both solid scholarship and theological training. Mark Durie possesses both, being a theologian and a graduate in the language and culture of the Acehnese, a Muslim people from the north of Sumatra in Indonesia. In addition, the subjects he addresses, in the current context, request much intellectual integrity and courage.

But how to know the identity of “God” in the Koran and in the Bible? The author stresses that this profound and deep question requires engaging with the very essence of God’s identity. With perspicacity and great objectivity, Durie delineates the diverse aspects of his investigations, but he warns that his book should be seen only as guidance, and not the last word.

Durie’s questioning grows from the Koran’s statement that Jesus is a Muslim prophet, named Isa — a prophet whose birth, life, teaching, and death are found to be totally at odds with the testimony of the Gospels and with Biblical theology. The Koran — which for Muslims is the literal word of Allah that cannot be doubted — affirms that Muhammad’s prophetic message is exactly the same as that expressed by the Torah and the Gospels. Since there are many contradictions between the Koran and the Bible, Muslim orthodoxy considers the scriptures of Judaism and Christianity as falsifications of the primal and unique Islamic revelation. It is this accusation that provided the doctrinal justification for the discriminatory legal status of Jews and Christians living under Islam.

In the first section, the author provides information about and reflections upon the Muslim Jesus (Isa). He stresses as fundamental the Koran’s teaching that Islam is the first, primordial religion, preceding Judaism and Christianity, which are dismissed as invalid traditions, being falsified versions of Islam. Because Christianity and Judaism are thought to be a corruption of the pure message of Islam, anything true in these religions comes from their Islamic roots. Consequently, to obey their true religion, Jews and Christians should “revert” to Islam and accept the prophethood of Muhammad.

This implies, writes Durie, that anyone who opposes Muhammad is not a true Christian, nor a true Jew. Seen in this light, the Koranic verses sympathetic to Jews and Christians refer to those who will see the light and find it to be Islam. If Islam recognizes only itself in Judaism and Christianity, one can wonder whether this replacement theology is not the negation of the very principle of recognition of other religions.

Indeed it is. Read it all.

"You can't take the Islam out of Islamic terrorism"

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The fearless and insightful Andrew McCarthy tells the truth, truths we have been repeating here for years, on the bully pulpit of the Rush Limbaugh Show. Don't miss Andy's important new book about the Sheikh Omar Abdel Rahman case and the jihad threat in general (along with our supine and fantasy-based response to it): Willful Blindness.

"Rush Interviews Andrew McCarthy," from Rush's site :

RUSH: It's great to have you here. Now, let's get started with this, because there's a lot to discuss with you. There are three themes in Andy's book, folks. The first theme is that a foreign threat to national security is fundamentally a political issue of self-defense that would involve military. It's not a legal issue involving lawyers and criminal law. The second theme is that we have been at war with these people -- declared by them -- since the late eighties, early nineties, and it wasn't taken seriously until 9/11. The third one is what's fascinating to me. I can't wait 'til we get to that portion. It's "You Can't Take the Islam Out of Islamic terrorism." Andy tried the blind sheik, and I'll let him tell you the story when we get there about preparing to cross-examine the blind sheik. He expected to find that this guy was just a fringe nut, making things up -- and nothing he said was made up about Islam. So let's start where you think we need to start for people to understand the threat that we still face, and maybe you want to do that by starting at the beginning and how you became aware of it.

[...]

RUSH:  And that, of course, helped you prepare your case.  What was your role in the trial against the Blind Sheik?

MCCARTHY: Well, I was the lead prosecutor, and that informant turned out to be the main witness in the case, and he was my witness, so I spent, you know, quite a bit of time studying what he had done and also, you know, having to do the other odds and ends that you do when you do a case like this, one of which was to try to get prepared in the event the Blind Sheik decided to testify, which, you know, ultimately he didn't do but that didn't mean we didn't have to prepare for it. And that was an eye-opener. In fact, the whole experience in watching the dynamic of him and other people in the Muslim community throughout the trial was a real eye-opener for me. I wanted to believe in 1993 the stuff that we were putting out, you know, that he basically perverted who was otherwise a peaceful doctrine. But what I found was going through all of his thousands of pages of transcripts and statements, was that when he cited scripture to justify acts of terrorism, to the extent he was quoting scripture or referring to it, he did it accurately, which shouldn't be a surprise.

RUSH: So you went in thinking this guy might be a fringe little kooky and perverting Islam, and you were stunned to find out that everything he said or proclaimed had a root basis?

MCCARTHY: That's correct. There's no other way of putting it. And it shouldn't have been a surprise. I mean, he was a doctor of Islamic jurisprudence, graduated from Al-Azhar University in Egypt. Why in the world I would have thought that I or the Justice Department would know more about Islam than he would is beyond me now that I look back on it, but back then I was pretty confident that we must have been right when we said that he was basically perverting the doctrine.

[...]

RUSH: And we resume our conversation with Andrew McCarthy; author of Willful Blindness: A Memoir of the Jihad. If you just missed it, we just finished a discussion of Andy being the lead prosecutor on the conviction of the Blind Sheik -- 1993 World Trade Center -- and I want to repeat this point because I think it's crucial. In preparing for the prosecution and possible witness testimony on the stand of the Blind Sheik -- who ended up not taking the stand -- you had to prepare for it, and you assumed him to be a fruitcake. Nobody, nobody's religion could actually have things in scripture that he was citing, and you found out everything he said was there. It opened your eyes, and I think this is the kind of thing... We're in the middle of a presidential campaign, and you've talked about the notion here that they declared war on us, you cite 1993. We didn't take it seriously until 2001. Do you think we still take it seriously?

MCCARTHY: We're taking it less seriously. I think there was a time right after 9/11, probably I put it at about 18 months -- probably into the Iraq operation, so longer than that -- that I think we really were taking it seriously. We certainly changed our enforcement methods. The Justice Department still had a role, but it was much more subordinate. The military was out front, which it needed to be in that phase, but there was a realization that it needed to be a wholesale government approach. But when I read things like what we've heard in the last few days about how we're getting guidance inside the government about purging our lexicon and saying things like jihadism and mujahideen and the like and --

RUSH: Wait. Wait, wait, wait! Whoa, whoa, whoa, whoa! Whoa, whoa, whoa, whoa, whoa. Who's getting what? Guidance? Who in the government is sending this out to who?

MCCARTHY: Well, the reporting that's come out since -- I guess it was about April 24th -- is that the internal syncing at least in parts of the administration -- and this is something the State Department's pushed for a long time -- is that we make a mistake call jihadism, jihadism; because there are all kinds of jihad, not just forceable jihad. This is how the thinking goes. And, by the way, while there may be all kinds of jihad, jihad is a military concept. That's how it grew up. That's the reason there is a Muslim world in the first place. But secondly the idea is that when you call them jihadists, you are somehow emboldening them as if what they were relying on is how we regard them rather than how they see themselves. And that you also --

RUSH:  So what are we supposed to call 'em?

MCCARTHY: Well, I'm down to thinking -- as I wrote in a piece in National Review a couple years ago, I think maybe -- we should just call it "Mabel" or something. Because it seems like everything that you say that touches on this... We're so intimidated by the idea that there's a religious label on this and everybody is so afraid of their shadow to talk about it, that whenever you say what is obvious -- which is that you can't take the "Islam" out of Islamic terror and that the main cause of this is not democracy or lack of democracy; or, you know, ancient hatreds or the economy, poverty, or whatever our excuse is this week. This is driven by doctrine. You know, we have poor people all over the world. They're not all committing terrorism.

RUSH: Are the leaders of this movement people of wealth? We know Bin Laden's a man of great wealth; his family was. I don't know about Zawahiri, but he was a doctor in Egypt. What about Rahman? Are the leaders of this movement who are getting hold of these young kids at very impressionable ages and turning them into little hate missiles, are they wealthy people? I mean, so many people in this country believe that it is our usurpation and actual stealing of the world's resources leading these poor people, these nomads with nothing, and they just hate us for that reason?

MCCARTHY:  You know, that's a great point.  The ideology that we're talking about here is 14 centuries old. It existed and thrived before there was a United States. It has commanded the allegiance of the old and the young, the rich and the poor, the educated and uneducated -- to some extent, Sunnis and Shi'ites, princes and paupers. You know, you can't pigeonhole one rationale for why it exists other than the obvious one, which is that it's a matter of doctrine and the people who believe it believe it's a divine injunction and that mankind doesn't have a right to make laws which run afoul of what they believe is the law that was handed down by Allah directly to Mohammed 14 centuries ago.

[...]

MCCARTHY: You know, Rush, that's exactly right. It actually brings me to another memory of the dynamic between the Blind Sheik and the community, which was an eye-opener and a frightening one to me. We had very long defense case in the case. It actually went on for about two months; and during the course of it, any number of moderate people came in -- and they really were authentic moderate people. There's no way on God's green earth they ever would have crossed into terrorism activity. But every now and then when they were on the stand, a question of theology would come up, of doctrine. You know, "What does jihad mean? What does this concept mean?" and at least three different times, they answered, "I wouldn't be competent to say. You'd have to ask someone like him about that."

RUSH:  Meaning Rahman.

MCCARTHY: This was the homicidal maniac sitting in the corner of my courtroom. What it flagged for me was even though these people were very moderate and peaceful people -- you'd never see them be terrorists -- they were willing in a matter of importance in their own doctrine to rely on his viewpoint of it. The second thing is, the world is exactly as you've described it, and every place is not America. When you go overseas -- and particularly when you go to parts of the Muslim world where there's rampant illiteracy and where they think that learning the Koran is really the kit and caboodle of what you need in the way of education -- these fiery clerics, whatever we may think of them, are powerfully influential in those parts of the world; and it's not an accident that when you have the cartoons -- the Dutch cartoons come out or you have this woman in the Sudan who, you know, named the teddy bear Mohammed -- it's not a big surprise that you get riot on demand. When these guys say, "Islam has been insulted," when they say, "Islam is under siege," a lot of people snap to. They're very influential. It's frightening, and I think that we underestimate at our peril how much influence they have....

05/03/2008

Jihad: From Qur'an to Bin Laden

by Richard Bonney

New York: Palgrave Macmillan, 2004. 594 pp. $35.

Reviewed by Robert Spencer of
JihadWatch.org

Bonney acknowledges that "the traditional reading of the Qur'an outlines four ‘stages'" in the development of the concept of jihad within Islam. These "arose from the historical development in which the Prophet found himself. … The final stage came with the Divine command of Allah enjoining the Prophet and his followers to wage war against the unbelievers unconditionally." He then provides a generally useful survey of the historical and juridical development of this concept in Islamic history, including an examination of the idea of jihad in the hadith (accounts of Muhammad's words and deeds) and the classical jurists; the development of jihad as a state system by the Ottomans, Safavid Persians, and Mughals; Muhammad ibn ‘Abd al-Wahhab and Wahhabism; and the much-overlooked area of jihad in the period of the colonial powers. Bonney concludes his survey with an evaluation of the jihad theories of Hasan al-Banna, Sayyid Qutb, Abu A‘la Mawdudi, Osama bin Laden, and other pivotal figures of the modern era.

The author amasses an impressive array of material but seems at a loss as to what to do with it. He is at his best when reporting the facts and at his worst when evaluating their significance. His analysis is superficial as when he dismisses the idea that Islam is a "religion of the sword" because it "contravenes the clear Qur'anic precept that ‘there is no coercion in religion' (Q.2:256)," but he does not even mention Qutb's argument contending that this verse in no way contradicts his overall schema of jihadist imperialism and Shari‘a supremacism. In a volume such as Bonney's, ostensibly dedicated to bringing to light how modern-day mujahideen such as bin Laden situate their Islamic appeals within traditional Islamic thought, this is a gaping omission—and it is by no means the only one. Bonney's book, while useful as a guide to various sources, ultimately fails and even misleads as it consistently underestimates the power of the jihadist appeal among modern Muslims even while demonstrating the strong traditional roots of that appeal.

04/12/2008

Book Review by Barry Thorpe

  Islam: history, faith and politics: the complete introduction by Paul Grieve (Robinson, paperback, £9.99)
Although the book is part of Robinson's "Brief Guide" series, at 400-odd pages, including index, glossary and appendices, it is not a skimpy presentation.

The book has suffered less than most from the modern reluctance of publishers to edit or proof-read properly, but somebody should have drawn attention to "Afghani" for a native of Afghanistan rather than the currency, "for he who…" instead of "for him who" (three times in a translation), and the placing of Oldham and Bradford in the English Midlands. This last error led me to suppose Grieve was not British, but in an interview in Publishers Weekly he is described as both a British novelist and atheist, who spent five years studying the Middle East while working on a new, unpublished novel. Having got the quibbles out of the way, I can go on to say that I enjoyed this book a great deal and learned much from it.

Of the seven chapters the first compares the three Abrahamic religions, while others cover the essentials of the faith, with particular attention paid to Shi'a and Sunni varieties, the spread of the faith and the changing attitudes of imams and scholars, the development of Shariah, the relationship between Muslim countries and the West in history, and Islam in the modern world. The final chapter, entitled "Travelling in Dar al-Islam", is miscellany about art, architecture, mosques and how to behave as a tourist.

In each chapter there are several sidebars devoted to a particular topic, such as fatwahs (which will surprise a lot of people), the crusades through Arab eyes, the turbulent priest (Ayatollah Khomeini), and Shariah banking.

While I found myself admiring the way in which Grieve bent over backwards to be objective, it was also clear that the sincerity and faith of ordinary Muslims whom he had met during his researches had made a great impression on him. Since he has no sympathy with mythical justifications for claiming ownership of Palestine, to some Grieve may appear anti-Zionist, but one man's objectivity is often another's bias.

A few quotations to give the flavour: "We have seen how a Sunni, like a Low Church Protestant, faces his God one to one, and is able to live his life quite satisfactorily without the assistance of sheikh or mullah. Shi'a, on the other hand, have developed an all-powerful ecclesiastical hierarchy based on the claimed inheritance of the divine power of the Twelve Imams."

"But even the limited improvements in the status of women made by the Qur'an were soon eroded by conservative male society. The schools of legal interpretation that grew up in the centuries after Muhammad generally narrowed women's economic rights on marriage and upon divorce…"

"Although the legal provisions of the Qur'an …  [as] divinely inspired cannot be repealed, in practice, repeal has been achieved by the progressive recognition over the centuries that the extreme penalties specified in the Qur'an merely serve as symbols to emphasise the seriousness of certain crimes before God. Attempts by bloodthirsty Muslim literalists to implement such punishments, much to the delight of the Western press, are as abhorrent to Islam … (Saudi Arabia and Yemen excepted) as the spectacle would be in the West of a fringe community, the Isle of Man, for example, … reverting to … hanging and flogging in an attempt to recreate a mythical lost age of civil obedience and harmony."

"But in a Shariah state even the unanimous vote of an elected parliament could not pass such laws [earlier mention of civil partnerships, legalised prostitution] because such activities are contrary to the Qur'an. This, therefore, is where the chasm opens, for if the power of the democratically elected representatives of the people be limited, who is to define those limits? Who is to interpret what is and is not the will of God?"

In the Iranian example … the ultimate power to interpret falls into the hands of a few mullahs and jurists, and finally one man, the Wali Faqih, a cleric in power for life and responsible to no one other than God." I recommend this eminently readable book.

03/25/2008

Islam for Pigs

   

Reported via the Dutch blog Klein Verzet is the story of Professor Hans Jansen who seems to have put the cat amongst the pigeons by renaming his forthcoming book “Reading the Koran for Unbelievers.” In the light of the Dutch Government's panic about Fitna, the film made by Geert Wilders, it appears that he has changed the name to, “Islam for Pigs, Apes, Mules and Other Beasts: 250 Questions about Islam.”

Now Professor Jansen seems to be pretty serious about his work, and currently holds his tenure at Utrecht University, his CV seems kosher,

continue reading

 

02/25/2008

Michel Houellebecq sous la loupe

Parution          

Information publiée le vendredi 11 janvier 2008 par Gabriel Marcoux-Chabot) (source : Site web de la maison d'édition)

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CLEMÉNT, Murielle Lucie et Sabine van WESEMAEL (dir.), Michel Houellebecq sous la loupe, Amsterdam / New York, Rodopi (Faux Titre), 2007, 405 p.
ISBN 978-90-420-2302-4

RÉSUMÉ

Michel Houellebecq sous la loupe approfondit le profil de l’œuvre de l’auteur le plus controversé du paysage littéraire français actuel et s’attache à dépasser les études sur cet enfant terrible des Lettres françaises parues à ce jour. En effet, force est de reconnaître que l’intérêt suscité par le phénomène s’est surtout, jusque-là, traduit par l’engouement d’un public friand de la petite histoire, exception faite de quelques études d’envergure sur son œuvre.
Michel Houellebecq sous la loupe comble la béance du fossé entre l’écrivain et la recherche universitaire. En outre, ce recueil projette sur l’œuvre un nouvel éclairage par rapport aux titres précédents. Ainsi les sujets peu ou prou explorés à ce jour comme l’esthétique générale des écrits, la poésie, la réception et la philosophie sous-jacente aux romans passent-ils dûment la revue dans des approches approfondies après avoir été quelque peu négligés. D’autre part, bien que l’amour, l’exotisme et l’abject aient été précédemment discutés, ces thèmes se teintent aujourd’hui d’un jour nouveau par l’angle original sous lequel ils sont abordés et la perspicacité des réflexions qui leur sont accordées. Enfin, et non des moindres, plusieurs articles interpellent le dernier roman La Possibilité d’une île (Fayard, 2005) ce qui confère à ce recueil un atout supplémentaire.
En bref, Michel Houellebecq sous la loupe s’adresse aux houellebecquiens et houellebecquologues tout autant qu’aux houellebecquophiles et houellebecquophobes par la diversité des articles sans complaisance et la sagacité des analyses réunies dans un souci d’authenticité et de clarté car toutes ont en commun de débattre d’une série de points fondamentaux qui font la singularité de la fiction houellebecquienne.

TABLE DES MATIÈRES

 Introduction
Jacob CARLSTON : Écriture houellebecquienne, écriture ménippéenne ?
Bruno VIARD : Faut-il en rire ou en pleurer ? Michel Houellebecq du côté de Marcel Mauss et du côté de Balzac
Sandrine RABOSSEAU : Houellebecq ou le renouveau du roman expérimental
Julia PRÖLL : La poésie urbaine de Michel Houellebecq : sur les pas de Charles Baudelaire ?
Simon ST-ONGE : De l’esthétique houellebecquienne
Elisabetta SIBILIO : « Je ne savais absolument rien de sa vie ». Écrire l’autre : Houellebecq, Lovecraft et...
Murielle Lucie CLÉMENT: Michel Houellebecq. Ascendances littéraires et intertextualités
Walter WAGNER : Le bonheur du néant : une lecture schopenhauerienne de Houellebecq
Floriane PLACE-VERGHNES : Houellebecq / Schopenhauer : Souffrance et désir gigognes
Jean-Louis CORNILLE : Extension du domaine de la Littérature ou J’ai Lu L’Étranger
Frédéric SAYER : La transformation de symboles du mal en signes du vide chez Michel Houellebecq et Bret Easton Ellis
Alain-Philippe DURAND : Pascal Bruckner et Michel Houellebecq. Deux transécrivains au milieu du monde
Sabine van WESEMAEL : La peur de l’émasculation
Anne-Marie PICARD-DRILLIEN : No Future ! Le Désistement mélancolique de Michel Houellebecq
David EVANS : Structure et suicide dans les Poésies de Michel Houellebecq
Nathalie DUMAS : Lutte à 99F : La vie sexuelle selon Michel H. et son extension à Frédéric B.
Neli DOBREVA : Figures et transformations du corps féminin (en asexué) dans Les Particules élémentaires de Michel Houellebecq
Mads Anders BAGGESGAARD : Le corps en vue – trois images du corps chez Michel Houellebecq
Sara KIPPUR : Le voyeurisme impossible chez Houellebecq : l’œil, le regard, et la disparition de l’humanité
Daniel LAFOREST : Mondialisation, espace et séparation chez Michel Houellebecq
Maud Granger REMY : Le tourisme est un posthumanisme. Autour de Plateforme
Julie DELORME : Du guide touristique au roman. Plateforme de Michel Houellebecq
Benjamin VERPOORT : Voyage au bout de l’Europe : Lanzarote de Michel Houellebecq
Christian van TREECK : L’image des Allemand(e)s dans l’œuvre narrative de Houellebecq
Patrick ROY: Une étrange lumière : Michel Houellebecq ou La vision du poisson
Roger CÉLESTIN : Du style, du plat, de Proust et de Houellebecq
Olivier BESSARD-BANQUY : Le degré zéro de l’écriture selon Houellebecq
John MCCANN: La Lutte des discours : Plateforme de Michel Houellebecq
Vincent BRUYÈRE : Solitude de Houellebecq : À propos de l’économie d’une fable
Sylvie LOIGNON : « Quoiqu’il ne pousse ni grands gestes ni grands cris... »

Url de référence :
http://www.rodopi.nl/nt.asp

12/14/2007

Allah houdt niet van vrouwen

stoning 

Allah houdt niet van vrouwen

De eerste keer dat ik van Nahed Selim hoorde was begin 2004, op radio 1. De interviewster kondigde haar aan als een moslimvrouw¹ - gelovig dus - die een boek had geschreven met de titel De vrouwen van de profeet². 'Oh nee, dacht ik, niet weer een interview met een moslimvrouw die de zegeningen van de islam mag komen verkondigen' en bijna had ik de radio uitgezet. Gelukkig deed ik dat niet want wat Nahed Selim te vertellen had (en heeft), is andere koek: een kritisch en verstandig geluid over de cultuur waaruit zij komt en de religie waarmee ze is opgegroeid. Wat ben ik toch gezegend, dat ik, die uit een christelijk milieu kom, me nooit druk heb hoeven maken over oprukkende gedachtepolitie en ander religieus fanatisme. Dat hebben anderen immers al voor mij gedaan. 

Nahed Selim is niet in Nederland geboren maar in Egypte, pas op 27-jarige leeftijd verhuisde ze naar Nederland waar ze aan de filmacademie ging studeren. Inmiddels is ze schrijfster/tolk-vertaler Arabisch. In het radio-interview vertelt ze met zachte doch stellige, af en toe nog naar woorden zoekende stem, over haar boek De vrouwen van de profeet (haar tweede, want in 2000 verscheen reeds de roman Brieven uit Egypte) waarin ze aantoont dat de religie dikwijls gebruikt wordt om de vrouw af te schrikken en te intimideren, en dat het beroep dat door mannen op de koran gedaan wordt, vaak misplaatst is. Nahed Selim heeft de koran grondig bestudeerd en in het bijzonder gelet op de positie van de vrouw in dit heilige boek: wat heeft de koran over de vrouw te vertellen? Niks geen goedpraterij van deze moslimfeministe maar een eerlijke analyse waaruit bijvoorbeeld blijkt dat de profeet nooit bedoeld kan hebben dat vrouwen of kinderen zich tegenwoordig moeten bedekken. En al helemaal niet in het Westen voor wiens inwoners het een grove belediging is. De hoofddoek is kortom een anachronisme die helemaal niet genuanceerd getoleerd moet worden maar juist ontmoedigd want als grote groepen meisjes (kinderen!) en vrouwen ermee lopen, zal dat uiteindelijk voor alle meisjes en vrouwen, moslim of niet, nadelig uitpakken. Zoveel is zeker.

Nahedselimnieuw

Dit is een interessant geluid, dacht ik, en aangezien we hier toch met elkaar opgescheept zitten, verdient dit geluid steun, als tegenwicht voor het multiculturalisme en 'het verraad van links', want ik gun 'mijn dochters' (en iedereen zijn dochters) net zo'n vrij, veilig en zelfstandig leven als ik tot nu toe leid. Ik kocht Selims boek en ging er zelfs over in discussie op het internetforum van het feministische tijdschrift Opzij, terwijl ik geen feministe ben. Dat was na 2 november 2004. De islam en aanverwante zaken waren ook daar plotsklaps hot items geworden (ik ben ervan overtuigd dat de (zelf)islamisering in Nederland sinds die dag pas echt in gang is gezet), er kwamen zelfs vrouwen op af met islamitische namen. Dat waren voornamelijk zeer welbespraakte bekeerlingen.

Deze moslimvrouwen presenteerden zich op het Opzij-forum als waren zij de nieuwe feministen: fundamentalistische feministen welteverstaan. (Gelovigen die de koran letterlijk nemen.) Een contradictio in terminis natuurlijk maar beter gebekt of gehaaider zul je ze niet snel vinden, maar wat ik toen nog niet wist maar nu wel en ook bevestigd zie in Nahed Selims jongste boek Allah houdt niet van vrouwen, is dat deze zogenaamde fundamentalistische moslimfeministen het allerergste zijn. Met verve, wat zeg ik, alsof hun leven ervan af hangt, verdedigen ze de islam en daarmee het groepsdenken boven dat van het individu. Ze vormen een perfekt geöliede propagandamachine voor deze godsdienst/ideologie. Jehova's getuigen zouden nog veel van deze dames kunnen leren. Ze houden voet bij stuk dat de vrouw binnen de islam gelijkwaardig is aan de man en dat zie je ook in een oogopslag. Hun mannen/broers zijn hip en westers gekleed en zijzelf zijn trots op hun bedekking(en), en weer anderen zeggen er nu eenmaal aan gewend te zijn; zonder voelt zo kaal... Zoals de ex-feministe Anja Meulenbelt in een Afrikaans land waar alle vrouwen met blote borsten lopen, ook niet zomaar haar bloesje uit zou trekken. Nee, ik verzin dit niet, dit schrijft Mevrouw Meulenbelt op haar weblog, het is haar argumentatie om de gehoofddoekte moslimvrouwen in Nederland te steunen.

Het zijn deze vrouwen die weglopen met Tariq Ramadan, de moslimtheoloog die bijna hoogleraar burgerschap en identiteit aan de Erasmus Universiteit is geworden. Ze luisteren ademloos naar deze man van wie iedereen inmiddels wel kan weten waar hij voor staat. Helaas voor de Amsterdamse wethouder Achmed Marcouch die Nederland maar liefst een paar dozijn Taraq Ramadan klonen toewenst: Ramadan komt Nederland toch niet uitleggen dat vrouwen niet mogen sporten als hun kuiten voor mannen zichtbaar zijn en dat gemengd zwemmen helemaal uit den boze is, en ga zo maar door. Moslims moeten die rechten, die regels, die verdomd veel op die van de sharia (de islamitische wetgeving) lijken, hier opeisen. Daar kunnen de losgeslagen Nederlandse vrouwen nog veel van leren, is tevens zijn boodschap.

Ik ben het er daarom volstrekt niet mee eens dat ik als autochtone vrouw mijn mening hierover voor me moet houden, al - en dat wist weer een andere fundamentalistische moslimvrouw (die inmiddels werkzaam is bij de denktank van de PvdA, de Wiardi Beckmanstichting) mij te vertellen – zal er in de media nauwelijks naar mijn geluid geluisterd worden, terwijl zij die ruimte wel krijgt. Nee, een 'verkracht-maar-iemand-anders-doek' op je hoofd wil niet zeggen dat je geen hersenen hebt, maar bij deze dames kreeg ik toch sterk de indruk dat ze niet in mijn vrijheid en die van mijn dochters geïnteresseerd zijn.

Veel weldenkende islamkritische geesten – ik heb ze hoog zitten -, vaak mannen, zien dat (de man/vrouw-relatie in de islam) weleens over het hoofd, heb ik gemerkt. Of ze zwijgen er over. Terwijl juist hier de kern van het (integratie)probleem ligt. Zij zijn meer geïnteresseerd in het voorkomen van terroristische aanslagen die voortvloeien uit het voeren van de heilige oorlog van de moslims, de jihad, en het voorkomen dat meer jonge, westerse moslims in die jihad geïnteresseerd raken. Dat is ook allemaal heel belangrijk en dat moet zeker plaatsvinden, maar dat mag niet gebeuren door het toegeven aan en toestaan van intolerantie binnen de islam, aan discriminatie binnen de eigen groep, zeg maar. (In het Westen valt er nog genoeg te verbeteren maar dat staat in geen verhouding tot het vrouwonvriendelijke karakter binnen de islam. Dat is moedwillig appels met peren vergelijken. En al wordt er bijvoorbeeld in de bijbel vaker gestenigd dan in de koran, waar het om gaat is dat dit stenigen in sommige islamitische landen vandaag de dag nog steeds gebeurt (wel of niet volgens de regels van de sharia) maar al honderden jaren niet meer in de christelijke/westerse landen. En dáár gaat het om.) Het eindeloze gezeur over de 'toon' is daar ook een voorbeeld van. En eerlijk gezegd, zie ik dat wel gebeuren, overal worden knievallen gemaakt voor deze intolerantie, de voorbeelden liggen voor het oprapen, althans voor wie zich niet voor het lapje laat houden. Kijk maar eens op de website Nieuw Religieus Peil, een website die sinds een jaar (relilgieuze) onvrijheid en onverdraagzaamheid peilt. Geen opwekkende site maar wel een realistische. Voor deze berichten kun je je ogen niet sluiten. Onder het mom van tolerantie vindt pure islamisering plaats, zonder geweld weliswaar, maar onacceptabel voor wie zich bewust is van de westerse verworvenheden en deze wil handhaven.

Wie deze zeer kwalijke ontwikkeling wel feilloos ziet en analyseert en er in al haar geschriften voor waarschuwt is de gelovige Nahed Selim. Wat een geluk dat Nederland zo'n vrouw in haar midden heeft! (Ik vraag me wel eens af waarom zij niet meer naar voren wordt geschoven als men Geert Wilders al te 'stoutmoedig' vindt.) Helaas dachten de fundamentalistische moslimfeministen op het Opzij-forum anders over haar, in plaats van de handreiking van Selim te grijpen om een einde te maken aan de ongelijkwaardigheid tussen man en vrouw binnen de islam – de allereerste stap naar een liberale islam - noemden zij Nahed Selim 'kinderachtig'. Kinderachtig omdat zij vragen stelt bij het vrouwonvriendelijke karakter van de islam! Het is kinderachtig van Selim dat zij geen hoofddoek wil dragen want ze weet donders goed dat dat wel moet volgens de koran. Selim is eigenlijk geen echte moslim...

Gelukkig trekt Nahed Selim, die in 2006 de Harriët Freezerring ontving, zich niets aan van die kritiek, ze blijft die steevast en op een rustige, uiterst beschaafde en integere manier weerleggen, ze blijft de positie van de vrouw in de islam kritisch analyseren. De islam kan nu eenmaal niet van kritiek gevrijwaard blijven, al heeft Selim sterk de indruk dat veel moslims (en islamologen) dat laatste liever wel zien gebeuren. De broodnodige vernieuwingen zullen er dan nooit komen.

Ook in haar jongste boek Allah houdt niet van vrouwen doet Nahed Selim recht aan vrouwen. Dit keer belicht zij het onderwerp, vrouwen en de koran, vanuit het perspectief van de liefde. In haar boek voert Selim een dialoog met gesprekspartner (vriendin) Salma die zij in een vakantieoord aan de Rode Zee tegenkomt. Terwijl Selim naar Nederland emigreerde, koos Salma voor Engeland. Salma is een fictief karakter dat de standpunten, de ideeën en argumenten vertegenwoordigt die men de laatste jaren in het islamdebat heeft kunnen horen.

Salma raadt Selim ten stelligste af haar boek de titel Allah houdt niet van vrouwen te geven, ze wil er niet aan dat de koran vrouwonvriendelijk is. Als het waar is - zoals Selim in de loop van het boek laat zien - dat er zo veel vrouwonvriendelijke verzen in de koran staan, dan sla je die toch over, en anders heffen de positieve verzen de negatieve wel op, vergeet de negatieve, redeneert Salma gemakshalve.

De heilige teksten vliegen heen en weer (via email) tussen beide vriendinnen, maar de standvastige Nahed Selim heeft steeds de beste argumenten en de overtuigendste bewijzen. Helaas voor ons allemaal: Allah houdt niet van vrouwen. Er zijn gewoon te veel verzen waaruit blijkt dat de vrouw tevreden moet zijn met en over de superieure positie van de man. En er zijn te weinig bevredigende teksten over de liefde. Moeten de vrouwen God dankbaar zijn dat ze aan de mannen zijn gegeven?, schrijft Selim.

Diep in haar hart weet Salma wel dat er iets mis is, want de confrontatie met haar vriendin  komt hard aan. Plotseling weet de Egyptische Salma weer precies dat ze vroeger zo'n hekel had aan al die gemene teksten in heilige boeken, “aan de agressieve imams met hun geschreeuw tijdens de vrijdagtoespraak, die tot aan het einde van de straat schalde, aan de gebedsoproep (Azan) via de luidsprekers die je brutaal uit je slaap haalde om vijf uur in de ochtend.” “Waarom hebben we het er nu weer over?”, zegt ze tegen Nahed. “Onze generatie slaagde er toen in de godsdienst  behoorlijk naar de privésfeer te verbannen. In vele steden werd er een verbod gelegd op het gebruik van luidsprekers door de moskeeën, behalve voor het vrijdaggebed wanneer iedereen vrij had. Door de week horen mensen te werken om hun brood te verdienen of naar school te gaan. Bovendien zijn niet alle inwoners van de stad moslim. Ook is niet iedereen praktiserend. Mensen hebben recht op hun nachtrust. We hadden het bijna gewonnen van de godsdienst, dertig jaar geleden!
Bijna maar niet helemaal. En nu komt het weer allemaal dubbel sterk terug. Zelfs in Nederland is er een moskee in Soest die de gebedsoproep via een luidspreker verspreidt.”

Salma weet het maar ondanks deze wetenschap is ze ondertussen wel lid van de Moslim Raad in Engeland. De leden van deze Raad zien het als hun taak om de islam te verdedigen tegen alle kritiek en aanvallen van buitenaf. “Wij proberen alles positief te belichten.” Salma is dus een islamapologeet geworden. Dit zijn beroepsmoslims (of westerlingen) die zich in alle bochten wringen om de islam vrij te pleiten van elke kritiek, gerechtvaardigd of niet. Ze houden de moslims daardoor in hun slachtofferrol en ze buiten tegelijkertijd de schuldgevoelens van het Westen uit. Verderop in het boek blijkt dat Salma lid is geworden vanwege haar man die wil dat ze zich meer op de islam oriënteert en dat doet Salma want ze is bang hem te verliezen. Met zulke vriendinnen heb je eigenlijk geen vijanden meer nodig..

Een voorbeeld van dat in alle bochten wringen. Selim heeft uitgezocht dat het woord 'liefde' zeer weinig in de koran voorkomt, 77 keer, terwijl in de bijbel het begrip liefde 409 keer wordt gebruikt. Nu zegt dat niet alles, maar Salma verklaart deze nadelige uitslag voor de islam  door te stellen dat het begrip liefde in het Arabisch bij de Arabieren vóór de islam onbekend zou zijn geweest. Wat kolder is want de romantische liefde vierde in de klassieke Arabische poëzie juist hoogtij!

In haar boek De vrouwen van de profeet ging Nahed Selim al diep maar in Allah houdt niet van vrouwen gaat Selim verder en raakt ze de kern. Via de veelzeggende hoofdstuktitels 'Geen vrouw draagt Gods naam', 'Is Allah geïnteresseerd in de mens?', 'Jaloers op de bijbel', 'Allah verkiest mannen boven vrouwen', 'Zelfs Allah heeft een hekel aan meisjes' en 'De aantasting van het zelfbeeld' verloopt de zoektocht naar de positie van de vrouw binnen de islam. Een boeiende doch ontluisterende reis, want, stelt Selim uiteindelijk: “De mate van discriminatie van vrouwen kan per land verschillen, maar in al haar diversiteit kenmerkt de islamitische cultuur zich in het algemeen niet door liefde voor het vrouwelijke geslacht. Mannen en vrouwen groeien niet op in een traditie waarin vrouwen gewaardeerd worden. Ze worden gezien als wezens die levenslang onder de voogdij van mannelijke familieden moeten staan. Daarentegen is er sprake van een overdreven verering van het mannelijke. Men bekommert zich vaak meer om de naam, reputatie en de eer van de familie dan om het geluk van de vrouwelijke familieleden.” [10 eerwraken per maand in Denemarken]
En: “Een religie die de helft van de mensheid op die manier discrimineert is een religie die niet van vrouwen houdt. De vrouwen hoeven dat niet langer te pikken. We moeten ons niet verliezen in een technische discussie over hoe en wanneer een tekst betrouwbaar is. Het gaat namelijk om duizenden hadith die dezelfde haat tegen vrouwen aanmoedigen. Zowel vrouwen als mannen zouden zich van deze houding categorisch moeten afkeren.

In plaats van ons als dhimmi's te gedragen, is het dat wat moet gebeuren! Maar het diepgewortelde cultuurrelativisme dat zegt dat we respect moeten hebben voor andere culturen/religies is het grote obstakel dat eerst nog overwonnen moet worden. Ik blijf me erover verbazen dat op deze manier het discriminatoire karakter van de islam onbenoemd blijft en dat we ons daar zelfs aan aanpassen. Wat blijft er dan nog van onze beschaving over? Moet Nahed Selim nu in het Westen mee gaan maken wat ze eerst in Egypte heeft zien voltrekken? Om nog maar te zwijgen over 'mijn dochters'. Veel valt er straks niet meer te emigreren! IJsland?!
We hebben dus geen tijd te verliezen, we kunnen niet veertig of vijftig jaar wachten en de integratie beet je bij beetje zien overgaan in islamisering. De westerse verworvenheden, ook de minder geslaagde, moeten verdedigd worden. Paal en perk stellen! De discussie moet nu eindelijk eens over de inhoud gaan, over de echte problemen (zie NRP) en niet over de toon, want degenen die niet verder komen dan dat, discrimineren het hardst.

Nahed Selim is er klaar voor, al heel lang, zij heeft met haar boek Allah houdt niet van vrouwen een waardevolle en moedige bijdrage geleverd aan het debat en voor iedereen die wil weten wat er op het spel staat.

Lees dat boek.

Annelies van der Veer

¹ Waarschijnlijk zei de radio-1-interviewster moslima, maar dat vind ik zo'n raar en stigmatiserend woord, dat ik het liever niet gebruik.

² Nahed SelimDe vrouwen van de profeet
wat heeft de koran over de vrouw te vertellen?
Uitgeverij Van Gennep, 2003
Amsterdam

³ Het is een veeg teken dat de SGP van De Raad van State mag blijven discrimineren. Motivering Raad van State: “Politieke partijen hebben recht op hun eigen karakter en opvattingen. De overheid mag daar niet al te lichtvaardig beperkingen aan opleggen. Vrouwen die zich door de opvattingen of reglementen van de partij de SGP belemmerd voelen in hun mogelijkheden om deel te nemen aan de politiek kunnen altijd terecht bij een andere partij of zelf een partij oprichten.”

Nahed Selim Allah houdt niet van vrouwen
Houtekiet
Antwerpen/Amsterdam
2007

Nahed SelimZwijgen is verraad
Openhartige verhalen over vrouwen en islam
Van Gennep
Amsterdam
2005

12/12/2007

Allah houdt niet van vrouwen

stoning 

Allah houdt niet van vrouwen

De eerste keer dat ik van Nahed Selim hoorde was begin 2004, op radio 1. De interviewster kondigde haar aan als een moslimvrouw¹ - gelovig dus - die een boek had geschreven met de titel De vrouwen van de profeet². 'Oh nee, dacht ik, niet weer een interview met een moslimvrouw die de zegeningen van de islam mag komen verkondigen' en bijna had ik de radio uitgezet. Gelukkig deed ik dat niet want wat Nahed Selim te vertellen had (en heeft), is andere koek: een kritisch en verstandig geluid over de cultuur waaruit zij komt en de religie waarmee ze is opgegroeid. Wat ben ik toch gezegend, dat ik, die uit een christelijk milieu kom, me nooit druk heb hoeven maken over oprukkende gedachtepolitie en ander religieus fanatisme. Dat hebben anderen immers al voor mij gedaan. 

Nahed Selim is niet in Nederland geboren maar in Egypte, pas op 27-jarige leeftijd verhuisde ze naar Nederland waar ze aan de filmacademie ging studeren. Inmiddels is ze schrijfster/tolk-vertaler Arabisch. In het radio-interview vertelt ze met zachte doch stellige, af en toe nog naar woorden zoekende stem, over haar boek De vrouwen van de profeet (haar tweede, want in 2000 verscheen reeds de roman Brieven uit Egypte) waarin ze aantoont dat de religie dikwijls gebruikt wordt om de vrouw af te schrikken en te intimideren, en dat het beroep dat door mannen op de koran gedaan wordt, vaak misplaatst is. Nahed Selim heeft de koran grondig bestudeerd en in het bijzonder gelet op de positie van de vrouw in dit heilige boek: wat heeft de koran over de vrouw te vertellen? Niks geen goedpraterij van deze moslimfeministe maar een eerlijke analyse waaruit bijvoorbeeld blijkt dat de profeet nooit bedoeld kan hebben dat vrouwen of kinderen zich tegenwoordig moeten bedekken. En al helemaal niet in het Westen voor wiens inwoners het een grove belediging is. De hoofddoek is kortom een anachronisme die helemaal niet genuanceerd getoleerd moet worden maar juist ontmoedigd want als grote groepen meisjes (kinderen!) en vrouwen ermee lopen, zal dat uiteindelijk voor alle meisjes en vrouwen, moslim of niet, nadelig uitpakken. Zoveel is zeker.

Nahedselimnieuw

Dit is een interessant geluid, dacht ik, en aangezien we hier toch met elkaar opgescheept zitten, verdient dit geluid steun, als tegenwicht voor het multiculturalisme en 'het verraad van links', want ik gun 'mijn dochters' (en iedereen zijn dochters) net zo'n vrij, veilig en zelfstandig leven als ik tot nu toe leid. Ik kocht Selims boek en ging er zelfs over in discussie op het internetforum van het feministische tijdschrift Opzij, terwijl ik geen feministe ben. Dat was na 2 november 2004. De islam en aanverwante zaken waren ook daar plotsklaps hot items geworden (ik ben ervan overtuigd dat de (zelf)islamisering in Nederland sinds die dag pas echt in gang is gezet), er kwamen zelfs vrouwen op af met islamitische namen. Dat waren voornamelijk zeer welbespraakte bekeerlingen.

Deze moslimvrouwen presenteerden zich op het Opzij-forum als waren zij de nieuwe feministen: fundamentalistische feministen welteverstaan. (Gelovigen die de koran letterlijk nemen.) Een contradictio in terminis natuurlijk maar beter gebekt of gehaaider zul je ze niet snel vinden, maar wat ik toen nog niet wist maar nu wel en ook bevestigd zie in Nahed Selims jongste boek Allah houdt niet van vrouwen, is dat deze zogenaamde fundamentalistische moslimfeministen het allerergste zijn. Met verve, wat zeg ik, alsof hun leven ervan af hangt, verdedigen ze de islam en daarmee het groepsdenken boven dat van het individu. Ze vormen een perfekt geöliede propagandamachine voor deze godsdienst/ideologie. Jehova's getuigen zouden nog veel van deze dames kunnen leren. Ze houden voet bij stuk dat de vrouw binnen de islam gelijkwaardig is aan de man en dat zie je ook in een oogopslag. Hun mannen/broers zijn hip en westers gekleed en zijzelf zijn trots op hun bedekking(en), en weer anderen zeggen er nu eenmaal aan gewend te zijn; zonder voelt zo kaal... Zoals de ex-feministe Anja Meulenbelt in een Afrikaans land waar alle vrouwen met blote borsten lopen, ook niet zomaar haar bloesje uit zou trekken. Nee, ik verzin dit niet, dit schrijft Mevrouw Meulenbelt op haar weblog, het is haar argumentatie om de gehoofddoekte moslimvrouwen in Nederland te steunen.

Het zijn deze vrouwen die weglopen met Tariq Ramadan, de moslimtheoloog die bijna hoogleraar burgerschap en identiteit aan de Erasmus Universiteit is geworden. Ze luisteren ademloos naar deze man van wie iedereen inmiddels wel kan weten waar hij voor staat. Helaas voor de Amsterdamse wethouder Achmed Marcouch die Nederland maar liefst een paar dozijn Taraq Ramadan klonen toewenst: Ramadan komt Nederland toch niet uitleggen dat vrouwen niet mogen sporten als hun kuiten voor mannen zichtbaar zijn en dat gemengd zwemmen helemaal uit den boze is, en ga zo maar door. Moslims moeten die rechten, die regels, die verdomd veel op die van de sharia (de islamitische wetgeving) lijken, hier opeisen. Daar kunnen de losgeslagen Nederlandse vrouwen nog veel van leren, is tevens zijn boodschap.

Ik ben het er daarom volstrekt niet mee eens dat ik als autochtone vrouw mijn mening hierover voor me moet houden, al - en dat wist weer een andere fundamentalistische moslimvrouw (die inmiddels werkzaam is bij de denktank van de PvdA, de Wiardi Beckmanstichting) mij te vertellen – zal er in de media nauwelijks naar mijn geluid geluisterd worden, terwijl zij die ruimte wel krijgt. Nee, een 'verkracht-maar-iemand-anders-doek' op je hoofd wil niet zeggen dat je geen hersenen hebt, maar bij deze dames kreeg ik toch sterk de indruk dat ze niet in mijn vrijheid en die van mijn dochters geïnteresseerd zijn.

Veel weldenkende islamkritische geesten – ik heb ze hoog zitten -, vaak mannen, zien dat (de man/vrouw-relatie in de islam) weleens over het hoofd, heb ik gemerkt. Of ze zwijgen er over. Terwijl juist hier de kern van het (integratie)probleem ligt. Zij zijn meer geïnteresseerd in het voorkomen van terroristische aanslagen die voortvloeien uit het voeren van de heilige oorlog van de moslims, de jihad, en het voorkomen dat meer jonge, westerse moslims in die jihad geïnteresseerd raken. Dat is ook allemaal heel belangrijk en dat moet zeker plaatsvinden, maar dat mag niet gebeuren door het toegeven aan en toestaan van intolerantie binnen de islam, aan discriminatie binnen de eigen groep, zeg maar. (In het Westen valt er nog genoeg te verbeteren maar dat staat in geen verhouding tot het vrouwonvriendelijke karakter binnen de islam. Dat is moedwillig appels met peren vergelijken. En al wordt er bijvoorbeeld in de bijbel vaker gestenigd dan in de koran, waar het om gaat is dat dit stenigen in sommige islamitische landen vandaag de dag nog steeds gebeurt (wel of niet volgens de regels van de sharia) maar al honderden jaren niet meer in de christelijke/westerse landen. En dáár gaat het om.) Het eindeloze gezeur over de 'toon' is daar ook een voorbeeld van. En eerlijk gezegd, zie ik dat wel gebeuren, overal worden knievallen gemaakt voor deze intolerantie, de voorbeelden liggen voor het oprapen, althans voor wie zich niet voor het lapje laat houden. Kijk maar eens op de website Nieuw Religieus Peil, een website die sinds een jaar (relilgieuze) onvrijheid en onverdraagzaamheid peilt. Geen opwekkende site maar wel een realistische. Voor deze berichten kun je je ogen niet sluiten. Onder het mom van tolerantie vindt pure islamisering plaats, zonder geweld weliswaar, maar onacceptabel voor wie zich bewust is van de westerse verworvenheden en deze wil handhaven.

Wie deze zeer kwalijke ontwikkeling wel feilloos ziet en analyseert en er in al haar geschriften voor waarschuwt is de gelovige Nahed Selim. Wat een geluk dat Nederland zo'n vrouw in haar midden heeft! (Ik vraag me wel eens af waarom zij niet meer naar voren wordt geschoven als men Geert Wilders al te 'stoutmoedig' vindt.) Helaas dachten de fundamentalistische moslimfeministen op het Opzij-forum anders over haar, in plaats van de handreiking van Selim te grijpen om een einde te maken aan de ongelijkwaardigheid tussen man en vrouw binnen de islam – de allereerste stap naar een liberale islam - noemden zij Nahed Selim 'kinderachtig'. Kinderachtig omdat zij vragen stelt bij het vrouwonvriendelijke karakter van de islam! Het is kinderachtig van Selim dat zij geen hoofddoek wil dragen want ze weet donders goed dat dat wel moet volgens de koran. Selim is eigenlijk geen echte moslim...

Gelukkig trekt Nahed Selim, die in 2006 de Harriët Freezerring ontving, zich niets aan van die kritiek, ze blijft die steevast en op een rustige, uiterst beschaafde en integere manier weerleggen, ze blijft de positie van de vrouw in de islam kritisch analyseren. De islam kan nu eenmaal niet van kritiek gevrijwaard blijven, al heeft Selim sterk de indruk dat veel moslims (en islamologen) dat laatste liever wel zien gebeuren. De broodnodige vernieuwingen zullen er dan nooit komen.

Ook in haar jongste boek Allah houdt niet van vrouwen doet Nahed Selim recht aan vrouwen. Dit keer belicht zij het onderwerp, vrouwen en de koran, vanuit het perspectief van de liefde. In haar boek voert Selim een dialoog met gesprekspartner (vriendin) Salma die zij in een vakantieoord aan de Rode Zee tegenkomt. Terwijl Selim naar Nederland emigreerde, koos Salma voor Engeland. Salma is een fictief karakter dat de standpunten, de ideeën en argumenten vertegenwoordigt die men de laatste jaren in het islamdebat heeft kunnen horen.

Salma raadt Selim ten stelligste af haar boek de titel Allah houdt niet van vrouwen te geven, ze wil er niet aan dat de koran vrouwonvriendelijk is. Als het waar is - zoals Selim in de loop van het boek laat zien - dat er zo veel vrouwonvriendelijke verzen in de koran staan, dan sla je die toch over, en anders heffen de positieve verzen de negatieve wel op, vergeet de negatieve, redeneert Salma gemakshalve.

De heilige teksten vliegen heen en weer (via email) tussen beide vriendinnen, maar de standvastige Nahed Selim heeft steeds de beste argumenten en de overtuigendste bewijzen. Helaas voor ons allemaal: Allah houdt niet van vrouwen. Er zijn gewoon te veel verzen waaruit blijkt dat de vrouw tevreden moet zijn met en over de superieure positie van de man. En er zijn te weinig bevredigende teksten over de liefde. Moeten de vrouwen God dankbaar zijn dat ze aan de mannen zijn gegeven?, schrijft Selim.

Diep in haar hart weet Salma wel dat er iets mis is, want de confrontatie met haar vriendin  komt hard aan. Plotseling weet de Egyptische Salma weer precies dat ze vroeger zo'n hekel had aan al die gemene teksten in heilige boeken, “aan de agressieve imams met hun geschreeuw tijdens de vrijdagtoespraak, die tot aan het einde van de straat schalde, aan de gebedsoproep (Azan) via de luidsprekers die je brutaal uit je slaap haalde om vijf uur in de ochtend.” “Waarom hebben we het er nu weer over?”, zegt ze tegen Nahed. “Onze generatie slaagde er toen in de godsdienst  behoorlijk naar de privésfeer te verbannen. In vele steden werd er een verbod gelegd op het gebruik van luidsprekers door de moskeeën, behalve voor het vrijdaggebed wanneer iedereen vrij had. Door de week horen mensen te werken om hun brood te verdienen of naar school te gaan. Bovendien zijn niet alle inwoners van de stad moslim. Ook is niet iedereen praktiserend. Mensen hebben recht op hun nachtrust. We hadden het bijna gewonnen van de godsdienst, dertig jaar geleden!
Bijna maar niet helemaal. En nu komt het weer allemaal dubbel sterk terug. Zelfs in Nederland is er een moskee in Soest die de gebedsoproep via een luidspreker verspreidt.”

Salma weet het maar ondanks deze wetenschap is ze ondertussen wel lid van de Moslim Raad in Engeland. De leden van deze Raad zien het als hun taak om de islam te verdedigen tegen alle kritiek en aanvallen van buitenaf. “Wij proberen alles positief te belichten.” Salma is dus een islamapologeet geworden. Dit zijn beroepsmoslims (of westerlingen) die zich in alle bochten wringen om de islam vrij te pleiten van elke kritiek, gerechtvaardigd of niet. Ze houden de moslims daardoor in hun slachtofferrol en ze buiten tegelijkertijd de schuldgevoelens van het Westen uit. Verderop in het boek blijkt dat Salma lid is geworden vanwege haar man die wil dat ze zich meer op de islam oriënteert en dat doet Salma want ze is bang hem te verliezen. Met zulke vriendinnen heb je eigenlijk geen vijanden meer nodig..

Een voorbeeld van dat in alle bochten wringen. Selim heeft uitgezocht dat het woord 'liefde' zeer weinig in de koran voorkomt, 77 keer, terwijl in de bijbel het begrip liefde 409 keer wordt gebruikt. Nu zegt dat niet alles, maar Salma verklaart deze nadelige uitslag voor de islam  door te stellen dat het begrip liefde in het Arabisch bij de Arabieren vóór de islam onbekend zou zijn geweest. Wat kolder is want de romantische liefde vierde in de klassieke Arabische poëzie juist hoogtij!

In haar boek De vrouwen van de profeet ging Nahed Selim al diep maar in Allah houdt niet van vrouwen gaat Selim verder en raakt ze de kern. Via de veelzeggende hoofdstuktitels 'Geen vrouw draagt Gods naam', 'Is Allah geïnteresseerd in de mens?', 'Jaloers op de bijbel', 'Allah verkiest mannen boven vrouwen', 'Zelfs Allah heeft een hekel aan meisjes' en 'De aantasting van het zelfbeeld' verloopt de zoektocht naar de positie van de vrouw binnen de islam. Een boeiende doch ontluisterende reis, want, stelt Selim uiteindelijk: “De mate van discriminatie van vrouwen kan per land verschillen, maar in al haar diversiteit kenmerkt de islamitische cultuur zich in het algemeen niet door liefde voor het vrouwelijke geslacht. Mannen en vrouwen groeien niet op in een traditie waarin vrouwen gewaardeerd worden. Ze worden gezien als wezens die levenslang onder de voogdij van mannelijke familieden moeten staan. Daarentegen is er sprake van een overdreven verering van het mannelijke. Men bekommert zich vaak meer om de naam, reputatie en de eer van de familie dan om het geluk van de vrouwelijke familieleden.” [10 eerwraken per maand in Denemarken]
En: “Een religie die de helft van de mensheid op die manier discrimineert is een religie die niet van vrouwen houdt. De vrouwen hoeven dat niet langer te pikken. We moeten ons niet verliezen in een technische discussie over hoe en wanneer een tekst betrouwbaar is. Het gaat namelijk om duizenden hadith die dezelfde haat tegen vrouwen aanmoedigen. Zowel vrouwen als mannen zouden zich van deze houding categorisch moeten afkeren.

In plaats van ons als dhimmi's te gedragen, is het dat wat moet gebeuren! Maar het diepgewortelde cultuurrelativisme dat zegt dat we respect moeten hebben voor andere culturen/religies is het grote obstakel dat eerst nog overwonnen moet worden. Ik blijf me erover verbazen dat op deze manier het discriminatoire karakter van de islam onbenoemd blijft en dat we ons daar zelfs aan aanpassen. Wat blijft er dan nog van onze beschaving over? Moet Nahed Selim nu in het Westen mee gaan maken wat ze eerst in Egypte heeft zien voltrekken? Om nog maar te zwijgen over 'mijn dochters'. Veel valt er straks niet meer te emigreren! IJsland?!
We hebben dus geen tijd te verliezen, we kunnen niet veertig of vijftig jaar wachten en de integratie beet je bij beetje zien overgaan in islamisering. De westerse verworvenheden, ook de minder geslaagde, moeten verdedigd worden. Paal en perk stellen! De discussie moet nu eindelijk eens over de inhoud gaan, over de echte problemen (zie NRP) en niet over de toon, want degenen die niet verder komen dan dat, discrimineren het hardst.

Nahed Selim is er klaar voor, al heel lang, zij heeft met haar boek Allah houdt niet van vrouwen een waardevolle en moedige bijdrage geleverd aan het debat en voor iedereen die wil weten wat er op het spel staat.

Lees dat boek.

Annelies van der Veer

¹ Waarschijnlijk zei de radio-1-interviewster moslima, maar dat vind ik zo'n raar en stigmatiserend woord, dat ik het liever niet gebruik.

² Nahed SelimDe vrouwen van de profeet
wat heeft de koran over de vrouw te vertellen?
Uitgeverij Van Gennep, 2003
Amsterdam

³ Het is een veeg teken dat de SGP van De Raad van State mag blijven discrimineren. Motivering Raad van State: “Politieke partijen hebben recht op hun eigen karakter en opvattingen. De overheid mag daar niet al te lichtvaardig beperkingen aan opleggen. Vrouwen die zich door de opvattingen of reglementen van de partij de SGP belemmerd voelen in hun mogelijkheden om deel te nemen aan de politiek kunnen altijd terecht bij een andere partij of zelf een partij oprichten.”

Nahed Selim Allah houdt niet van vrouwen
Houtekiet
Antwerpen/Amsterdam
2007

Nahed SelimZwijgen is verraad
Openhartige verhalen over vrouwen en islam
Van Gennep
Amsterdam
2005

11/15/2007

Les prix littéraires 2007

Prix Goncourt : Gilles Leroy pour "Alabama song" (Mercure de France) | AP/FRANCOIS MORI
Prix Goncourt : Gilles Leroy pour "Alabama song" (Mercure de France)
Avec "Alabama Song", Gilles Leroy retrace, dans un récit à la première personne, la vie tragique de Zelda Fitzgerald, l'épouse de l'auteur de "Gatsby le Magnifique". AP/FRANCOIS MORI
Prix Renaudot : Daniel Pennac pour "Chagrin d'école" (Gallimard) | AP
Prix Renaudot : Daniel Pennac pour "Chagrin d'école" (Gallimard)
Cette récompense a surpris les milieux littéraires puisque le titre ne figurait même pas sur la troisième et dernière sélection du prix. Usant d'une veine autobiographique, Daniel Pennac y narre son expérience de mauvais élève et de professeur de français. AP
Prix Goncourt des lycéens : Philippe Claudel pour "Le Rapport de Brodeck" (Stock) | AFP/FREDERICK FLORIN
Prix Goncourt des lycéens : Philippe Claudel pour "Le Rapport de Brodeck" (Stock)
Philippe Claudel avait reçu le prix Renaudot 2003 pour "Les Ames grises". "Le Rapport de Brodeck" raconte comment, dans un village sans nom, après le meurtre collectif d'un homme sans nom, Brodeck le narrateur, qui n'a pas participé à l'assassinat, est chargé d'écrire un rapport sur le drame. AFP/FREDERICK FLORIN
Prix Femina : Eric Fottorino pour "Baisers de cinéma" (Gallimard) | AFP/PATRICK KOVARIK
Prix Femina : Eric Fottorino pour "Baisers de cinéma" (Gallimard)
Dans "Baisers de cinéma", le directeur de la rédaction du journal "Le Monde" met en scène la quête d'un jeune garçon, Gilles, qui cherche sa mère comédienne dans les cinémas du Quartier latin. AFP/PATRICK KOVARIK
Prix Médicis : Jean Hatzfeld pour "La Stratégie des antilopes" (Seuil) | AP/REMY DE LA MAUVINIERE
Prix Médicis : Jean Hatzfeld pour "La Stratégie des antilopes" (Seuil)
Avec "La Stratégie des antilopes", Jean Hatzfeld clôt sa trilogie consacrée au génocide rwandais. Cet ancien grand reporteur à "Libération" s'est rendu "dix, vingt fois" au Rwanda, pour écouter les rescapés et les auteurs des massacres de 1994. Il en a tiré un témoignage exceptionnel sur l'absence de culpabilité des bourreaux et l'impossibilité du pardon. AP/REMY DE LA MAUVINIERE
Prix Interallié: Christophe Ono-dit-Biot pour "Birmane" (Plon) | AFP/JEAN AYISSI
Prix Interallié: Christophe Ono-dit-Biot pour "Birmane" (Plon)
"Birmane" est le quatrième roman de ce journaliste du "Point". Il raconte comment un reporteur à la recherche d'une interview "du plus grand trafiquant de drogue de tous les temps" découvre l'emprise de la dictature. AFP/JEAN AYISSI
Grand Prix du roman de l'Académie française : Vassilis Alexakis pour "Ap. J.-C." (Stock) | AFP/VINCENT NGUYEN
Grand Prix du roman de l'Académie française : Vassilis Alexakis pour "Ap. J.-C." (Stock)
L'ouvrage de ce romancier grec raconte le périple d'un jeune historien chargé par sa logeuse d'enquêter sur les moines du mont Athos. L'occasion d'un retour en arrière, jusqu'à l'Antiquité, et d'une série de rencontres étonnantes. AFP/VINCENT NGUYEN

09/17/2007

Religion of Peace? endorsements

"Brilliantly written and argued, Religion of Peace? is the perfect book to give liberals who fervently believe that Christianity is as dangerous -- if not more dangerous -- than Islam. Robert Spencer skewers the liberals' paranoid and suicidal hatred of Christianity while reminding us how they ignore the real threat: Islamic jihadists with bombs. This splendid book demonstrates that what Islamic terrorists hate about the West is not its MTV, not the easy availability of pornography and abortion, but its Christian tradition. This goes a long way toward explaining why liberals never wanted to fight this war in the first place. Spencer's book is well written, heavily researched, and a clarion call to America to wake up and fight back." -- Ann Coulter

"It took guts to write this book. And Robert Spencer has them to spare. He also has the scholarship, expertise, and passion to cut through the clichés and expose the jihadist cult for what it is. This is a long overdue, in-depth refutation of the Islam-is-a-religion-of-peace tommyrot. Spencer also cogently explains why Jews and Christians need to stand together against the growing menace of a creed that targets adherents of both faiths. If there were a Nobel Prize for demolishing inanities, I'd nominate Robert Spencer." -- Don Feder, writer and media consultant

"If you are sick of attacks on the West, tired of Judeo-Christian-bashing, and unwilling to succumb to jihad-friendly propaganda, buy this book and spread the word. Robert Spencer's latest salvo--careful, thorough, and meticulously researched as always--offers a crash course comparison of the history and teachings of Christianity and Islam. Conclusion: 'No, Virginia, not all religions are equal.' Armed with facts and fearlessness, Spencer stands up for Western civilization. How about you?" -- Michelle Malkin, bestselling author

"Robert Spencer's meticulously researched and powerfully argued book counters the moral equivalence arguments that attempt to excuse or divert attention from the actions of radical Islamic jihadists by attacking Christianity, Judeo-Christian civilization, and the West. In Religion of Peace? Spencer critically examines the history and teachings of Islam, the history of Muslim anti-Semitism, and Muslim views of Christianity, and in so doing helps us better understand the ideological background of the anti-Semitic and anti-Western hatred and violence that the Islamic jihadists espouse. Spencer's thought-provoking book persuasively demonstrates the ways in which Western civilization, rooted as it is in the Judeo-Christian tradition, is profoundly different from the model of society dictated by Islamic sharia. Rich in its insights and analysis, this is a book that should be read and appreciated by Christians and Jews alike." -- Rabbi David G. Dalin, author of The Myth of Hitler's Pope

04/18/2007

Dyab Abou Jahjah / ’Marokkanen zijn zo kritiekloos’

Bron : Trouw   De Arabisch-Europese Liga van Dyab Abou Jahjah bestaat bijna niet meer. De leider ging naar Libanon om voor zijn land te vechten. Nu vertelt hij hoe stroef de samenwerking met Marokkanen liep.

Hij was de schrik van België (en ook een beetje van Nederland). Maar nu zegt Dyab Abou Jahjah: „Mijn rol als activist is voorbij”.

Zijn Arabisch-Europese Liga, die Marokkanen en andere migranten had moeten verenigen, is op sterven na dood. De 35-jarige Abou Jahjah zelf is nog springlevend, tot zijn eigen verrassing. Want toen hij vorige zomer terug ging naar zijn dorp in Libanon, om het te beschermen tegen Israëlische aanvallen, hield hij er ernstig rekening mee dat hij zou sterven. „Ik kon niet toekijken op televisie hoe mijn land werd vernietigd”, schrijft hij in het gisteren verschenen ’Dagboek Beiroet-Brussel’.

In het vliegtuig naar Libanon wist hij het zeker: „Het is voorbij, zestien jaar in Europa, alles wat ik hier heb meegemaakt, het is allemaal voorbij.” Toch blijft een gevoel van onrechtvaardigheid knagen. „Men heeft ons gedemoniseerd en geboycot en men heeft geprobeerd om allerlei louche zaken in onze schoenen te schuiven. Waarom? Omdat we gewoon de assertiviteit en het bewustzijn hadden om ons als burgers op te stellen en niet als gasten. Omdat we niet onderdanig waren en omdat we niet tevreden waren met ’bijna gelijk’ te zijn, maar absolute gelijkheid opeisten.”

Toen hij in 2000 de Arabisch-Europese Liga (AEL) oprichtte in Antwerpen leek hij een krachtige en gewiekste woordvoerder van verloren generaties Marokkanen te kunnen worden. Niks integratie of assimilatie, we eisen onze rechten als burgers op, dat was zijn strijdkreet. Maar het bleek geen gelukkige combinatie tussen Abou Jahjah en de Marokkaanse jongeren, blijkt tussen de regels door in zijn boek. Abou Jahjah bekent zich als linkse democraat, Arabisch-nationalist, moslim van cultuur maar niet van geloof. Met imams en religieuze organisaties wil hij niets te maken hebben.

De Marokkanen die hij in Europa ontmoette, zijn van een heel ander slag. „De meeste Marokkanen die ik ken, zijn zeer conservatief als het gaat om religie en beschouwen het als een absoluut waardenstelsel”, schrijft hij. „Dat wil niet zeggen dat de meeste Marokkanen praktiserende moslims zijn, verre van, maar de meesten zijn wel gelovig en houden zich strikt aan een kritiekloze benadering van godsdienst in haar meest orthodoxe vorm. Dit was voor mij een openbaring want ik heb nooit zo een bevolkingsgroep gekend, ook niet in de dorpen van Zuid-Libanon, waar de mensen vrij gelovig zijn.”

Tijdens vormingsbijeenkomsten van de AEL ontdekten zijn jonge aanhangers dat Abou Jahjah vooral vragen en geen antwoorden heeft over God en de heilige boeken. Dat was schokkend, zegt Abou Jahjah nu.

Met zijn geloof wapent de Marokkaan zich tegen assimilatie. Zinloos, denkt Abou Jahjah. Religie is een te zwakke basis voor een eigen identiteit. Taal en cultuur verwaarlozen ze, dus uiteindelijk zullen ze toch opgaan in de Europese samenleving, en dan zullen ze ook van hun geloof vallen. Rechten hebben ze dan nog steeds niet. Hun woede over achterstelling zal tot uitbarsting komen. Abou Jahjah waarschuwt voor een klassenoorlog in Europa. „Het zal geen conflict zijn van religies, het zal geen geïmporteerd conflict zijn. Het zal een conflict zijn van eigen bodem, met kinderen van Europa die uitgesloten en uitgespuwd werden omwille van hun afkomst en ras.”

Hij schetst een doemscenario waarin beide partijen een etnisch kenmerk hebben. „Dat zal de oplossing moeilijker maken en de confrontatie bloediger.”

Abou Jahjah zal er niet bij zijn. Hij zoekt een rol in de politiek van Libanon. Daar denkt hij dat het Arabisch nationalisme zal herleven om een einde te maken aan de corrupte regimes die stilletjes heulen met Amerikaanse imperialisten en zionisten.

Abou Jahjah heeft grote bewondering voor Hezbollah, de sjiitische strijders die Israël vorige zomer verrasten met een regen van raketten. „Het was voor het eerst dat een Arabisch land dat gebombardeerd werd door Israël ook terug bombardeerde.” Alleen jammer dat de Hezbollah religieus geïnspireerd is. Dus Abou Jahjah zal politiek elders zijn plaats zoeken. Toch heeft hij veel geleerd van Hezbollah en vooral van de leider Nasrallah, de belangrijkste man die hij in zijn leven heeft ontmoet. „Een historische figuur over wie men in de komende eeuwen nog zal praten”, denkt Abou Jahjah.

Nasrallah’s voorbeeld van samenwerking met andersdenkenden en -gelovigen heeft hem geleerd wat hij fout heeft gedaan met de AEL. Hij was te sektarisch, te snel met zijn afwijzing van aangepaste moslims, de alibi-Ali’s. „Vooral binnen onze gemeenschap waren we bikkelhard.”

Eén keer werkte de AEL samen met een linkse splinterpartij in Vlaanderen om mee te kunnen doen aan verkiezingen. Het werd een fiasco met nog lang geen half procent van de stemmen. Abou Jahjah blies de samenwerking op. Dat was fout, zegt hij nu. Het was een experiment dat voortgezet had moeten worden.

Ondanks zijn hernieuwde passie voor de bevrijding van de Arabische wereld, blijft Abou Jahjah zich verbonden voelen met België. „Als ik in Libanon op internet ga, dan lees ik altijd de Belgische kranten.” Echt helemaal weg is hij ook nog niet. Hij wil de komende anderhalf jaar nog wel zijn doctorsbul halen aan een Belgische universiteit.

03/12/2007

Jean Alcader futur Salman Rushdie ?

Si on juge l'arbre à ses fruits, jean Alcader nous répond : "l'islam n'a aucun bon fruit"

Le tabou de l'islam, en France, est en train d'exploser si on se réfère au nombre de livres anti-islam qui ont été publiés récemment.

LA PEUR EST EN TRAIN DE CHANGER DE CAMP

Jean Alcader, d'origine arabo-musulmane, est licencié d'État en théologie de l'Institut pontifical d'Arabe et d'Islamologie du Caire (Égypte). (source : http://www.conflits-actuels.com/article.php3 ?id_article=596)

Voici le document audio de l'entrevue de M.Alcader du jeudi 1er février sur radio FM 98.r Montréal, au Canada. (source: http://www.copte-kyrollos.fr/)

Saluons le courage d'Alain Alcader et soutenons-le en achetant son ouvrage disponible à la boutique d'Occidentalis pour la modique somme de 20€

http://www.occidentalis.com/article.php ?sid=2751

02/28/2007

J'ai lu le livre de Robert REDEKER

C'est un livre poignant, témoignage vivant d'une France en passe de se laisser islamiser avec la bénédiction de tous les collabos qu'ils soient de droite ou de gauche, en passe de perdre la liberté d'expression et sa LIBERTÉ tout court...

Je ne saurais trop conseiller à tous la lecture de cet ouvrage édifiant quant aux conséquences désastreuses du laxisme et du pro-islamisme proféré par la plupart des acteurs du monde politique actuellement en charge du destin de la France.

J'ai acheté ce livre sur "amazon.fr" (je n'ai pas d'actions chez eux je précise) et j'ai eu la curiosité d'aller sur le site de la FNAC (que je boycotte depuis que l'un de leurs magasins avait refusé de mettre en rayon un ouvrage d'Oriana FALLACI, au prétexte que c'était trop "orienté", alors que dans le même temps on voyait s'étaler tous les ouvrages purement islamiques, ainsi que les disques des chanteurs "voyous", de Diam's à Joey Starr, qui ne cessent de cracher sur la France tout en vivant bien du système.)

Ma surprise a donc été grande de voir que figuraient en bonne place les ouvrages de R. REDEKER, avec les commentaires de l'éditeur que je vous livre ci-dessous :

"Le 19 septembre 2006, Robert Redeker, professeur de philosophie dans un lycée près de Toulouse, signe une tribune libre publiée dans Le Figaro et intitulée : « Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? ».

Dès le lendemain, sa vie bascule. Accusé d'avoir « offensé le Prophète », il reçoit des messages de menaces par e-mail, d'une violence inouïe. Plus grave, il est frappé d'une condamnation à mort sur Al-Hesbah, un site islamiste crypté, authentifié par la DST. Sa photo, son numéro de portable, son adresse, celle du lycée où il enseigne, des plans détaillés pour y arriver, tout cela figure sur ce site, où l'on appelle à lui trancher la tête.
La menace est prise très au sérieux ; elle rappelle celle qui pesa sur Salman Rushdie pendant quinze ans, ou celle qui coûta la vie à Theo Van Gogh, assassiné en pleine rue le 2 novembre 2004 à Amsterdam.
Depuis, Robert Redeker et les siens vivent cachés, dans la peur, sous protection policière permanente. Ils ont dû déménager, mettre en vente leur maison, trouver des points de chute, des caches dont il faut changer régulièrement. Tout cela sans le moindre soutien financier, alors qu'ils ont dû cesser leur activité professionnelle.

Parce que sa vie est en danger, Robert Redeker est réduit au silence, à l'isolement le plus complet. Afin de rompre cet enfermement, afin de dire aussi combien il est inacceptable qu'en République française, un homme soit condamné à mort et de facto censuré pour avoir usé de sa liberté d'expression et d'opinion, voici son témoignage, écrit comme un journal.
Un texte véritablement poignant, où l'on prend la mesure, précise, concrète, quotidienne, de ce qu'il a traversé et devra encore affronter, des années durant. Parce qu'il refuse tout simplement de capituler."

La FNAC sentirait-elle le vent tourner ?

Dans le magasin de la province où je vis, les ouvrages sur l'islam ne figurent plus en tête de gondole, il faut aller les chercher sous les rayons.

Mais attention, la bête tapie n'est pas morte...

CYCLONE7

01/23/2007

les coulisses d'un totalitarisme

Par Nim Myotis
 
On n'a jamais tant parlé de l'Iran et pourtant le mystère demeure. La révolution islamique de 1979 est une date bien plus importante que tous les évènements liés à l'islamisme depuis, 11 septembre 2001 inclus. Elle seule a mis sur pied un modèle qui n'a renoncé à aucune de ses ambitions et trouve dans le désordre croissant de son environnement régional les conditions d'une nouvelle expansion. Les crises ponctuelles qui défrayent la chronique - soutien au terrorisme, programme nucléaire aujourd'hui - nous éloignent toutefois de la seule question qui importe, celle de la nature et des fins poursuivies par le régime islamique. Force est de constater que, depuis 1979, rien n'a été fait pour le mettre en question.

L'université, dans sa majorité aussi complaisante à son égard qu'elle le fut il y a trente ans à l'égard du maoïsme, réclame la maîtrise de la version officielle de l'histoire: la révolution islamique répondrait peu ou prou à l'attente des Iraniens. Aux yeux de Ramine Kamrane et de Frédéric Tellier, rien n'est plus faux.
Malgré ses spécificités, le système islamique relève de l'emprise d'un totalitarisme qui doit être pensé dans le sillage de ses deux premières vagues, nazie et soviétique. Le fait totalitaire n'est pas mort. Nous en sommes les contemporains. La pensée anti-totalitaire que l'on croyait remisée avec son objet est bien la seule à même de nous aider à percer ce "mystère islamiste" presque trentenaire et toujours entier. Inscrire la question iranienne dans la généalogie du fait totalitaire revient à souligner que la situation actuelle de l'Iran n'est pas de l'ordre de la fatalité.
La rupture, qui viendra des profondeurs de la société iranienne, menace le régime.


Pour commander le livre

01/17/2007

L'affaire Seyran Ates

Seyran Ates, est une allemande d'origine turque symbole du combat contre les mariages forcés ,les crimes d'honneur,et les violences envers les femmes.

Seyran Ates va reprendre son activité de juriste à Berlin en ce mois de janvier et arrêter le combat ,suite à des agressions verbales ,menaces de mort,et récemment une agression corporelle.Le frankfurter allgemeine rajoute ,"il est choquant qu'une juriste respectée ne puisse plus effectuée son métier en toute sécurité ,et cela dans la capitale allemande à cause de la pression d'extrêmistes" .Sans protection ,elle recoit regulièrement des menaces de mort et elle affirme ne plus pouvoir exercer son métier dans ces conditions !Et dire que ca ce passe en allemagne ,c'est grave ca ! !

Source en allemand : http://www.faz.net/s/Rub117C535CDF414415BB243B181B8B60AE/Doc E77637DA62E6F4B85B432B79E01ACF314 ATpl Ecommon Scontent.html

12/04/2006

L'ISLAM et la Psychologie du Musulman

Chapitres XV, XVI, XVII et XVIII du livre d'André Servier publié en 1923.

CHAPITRE QUINZIÈME
La Psychologie du musulman. -Foi inébranlable dans sa supériorité intellectuelle. - Mépris et horreur pour ce qui n'est pas musulman. - Le monde divisé en deux, parts : les Croyants et les Infidèles. - Tout ce qui vient des infidèles est détestable. - Le musulman échappe à toute propagande- - Par la restriction mentale, il échappe même aux violences. - Échec des tentatives faites pour introduire la civilisation occidentale dans le monde musulman. - Averrhoës. Khéréddine. Le Cheikh Gamal ed Dine. Sawas Pacha. - Tentatives infructueuses de l'Angleterre en Égypte, de la France en Algérie et en Tunisie. - L'idéal musulman : le Mahdisme et le Califat.

Au point où l'on est parvenu de cette étude, il n'est pas impossible d'expliquer et de comprendre la psychologie de l'Arabe et, par conséquent, du musulman, puisque le musulman, quel qu'il soit, soumis durant des siècles à la loi religieuse, expression du génie arabe, en a reçu une empreinte si profonde, qu'il s'est totalement arabisé. Expliquer la psychologie de l'Arabe, le mécanisme de son cerveau, c'est, du même coup, expliquer la psychologie de n'importe quel musulman. Le Berbère africain ne pense pas autrement, n'agit pas autrement que le Syrien, le Turc, le Persan, le Cosaque ou l'habitant de Java. Tous ces islamisés pensent et agissent comme l'Arabe.

La suite sur http://islam.romandie.com/post/2217/40546

CHAPITRE SEIZIÈME
L'Islam en lutte contre les nations européennes.- Le mouvement nationaliste musulman en Égypte. - Ses origines. - Le Parti national. - Moustafa Kamel Pacha. - Mohammed Farid Bey. - Le Parti du peuple. - Loufti Bey es Sayed. - Le Parti des réformes constitutionnelles. - Le cheikh Aly Youssef. -L'attitude de l'Angleterre : - Les intrigues des nationalistes égyptiens dans l'Afrique du Nord. - Le mouvement nationaliste en Tunisie. -L'évolution de la mentalité tunisienne. - Erreurs commises par le Gouvernement du Protectorat.

Au contact des peuples occidentaux, le musulman n'a pas évolué. Protégé par sa foi intransigeante, il n'a subi aucune influence ; au contraire, son hostilité envers l'infidèle s'est accrue. La demi-instruction qu'il a reçue dans les écoles européennes n'a fait que fortifier sa haine en lui donnant la conviction qu'il pouvait se passer d'une tutelle étrangère. C'est à la faveur de ce sentiment que s'est créé le parti nationaliste musulman qui, dans tous les territoires soumis à un Etat européen, dresse le Croyant contre l'infidèle. Ce parti vise au rétablissement de la puissance islamique et à l'expulsion de l'étranger.C'est une forme nouvelle du panislamisme, mais une forme plus dangereuse, parce qu'elle a des tendances réalistes, qu'elle vise un but pratique, immédiatement réalisable.

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CHAPITRE DIX-SEPTIÈME
Le mouvement nationaliste en Algérie - Les causes d'une évolution tardive. - La Société algérienne. - La bourgeoisie : les «  Vieux Turbans » ; les « Jeunes Algériens ». - Le peuple ignorant et fanatique. - Le rôle des confréries religieuses.- La solidarité musulmane. - La propagande nationaliste. - Les revendications des Jeunes Algériens. - Le Bolchevisme.

Contrairement à ce qu'on pourrait croire, l'Algérie est moins avancée que la Tunisie, au point de vue du mouvement nationaliste. Pour trois raisons :

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CHAPITRE DIX-HUITIÈME
Les problèmes musulmans. - Un problème de politique intérieure. - L'organisation de l'Afrique du Nord et l'attitude à l'égard des populations indigènes. - La méthode de Bugeaud : l'Algérie, province française ; l'assimilation des indigènes. - Le rêve de Prévost-Paradol. - La méthode de Napoléon III. - Le royaume arabe. - La méthode de Waldeck-Rousseau. - L'évolution des indigènes dans leur civilisation. - Une formule sans signification. - L'exemple de la Tunisie et de l'Égypte. -Notre politique extérieure vis-à-vis des peuples musulmans. - Le rôle de la Turquie.

En tant que Français, nous avons à résoudre deux problèmes musulmans :

1° Un problème de politique intérieure : l'organisation de l'Afrique du Nord et I'attitude à observer vis-à-vis des populations indigènes ;

2° Un problème de politique extérieure : la conduite à tenir à l'égard des États musulmans et plus particulièrement à l'égard des Ottomans et des Arabes.

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12/01/2006

Khomeineries

Voici quelques scans. Ceux ci sont tirés d'un livre, très sérieux, que j'ai trouvé dans la bibliothèque de mes parents. Fort surpris je leur ai demandé d'où venait ce livre. C'est un cadeau qui leur a été fait par une de leur amie qui voyait dès 1979 le danger que pouvait représenter des hommes comme Khomeiny.

Ce livre, comme le titre l'indique, est un tissu d'horreurs du début jusqu'à la fin. C'est médiéval, c'est abominable (et minable) et montre bien à quel niveau se situe les adeptes de cette confession.

J'espère que cela mettra de l'eau à votre moulin et que ce sera de quelconque utilité. Comme je le dis dans mon objet, c'est ma contribution à votre dessein.

Je pense que vous saurez mieux le mettre en valeur que moi pour le faire partager aux autres échonautes.

Je vous souhaite une bonne journée.

Amicalement,

Nicolas

La bibliothèque des essais : Avec les terroristes d'al-Qaida,

par Luc de Barochez

Le livre d'Omar Nasiri est extraordinaire à plus d'un titre. Il fournit un témoignage inédit et de première main de la naissance d'al-Qaida, qui émergea des décombres du djihad afghan contre les Soviétiques. Il nous mène jusque dans les camps d'entraînement terroristes dans les années 1990 en Afghanistan. Il donne ensuite un coup de projecteur sur la mouvance islamiste radicale en Europe. Il révèle enfin à quel point les services de renseignement occidentaux n'ont pas été capables de lire les signes qui s'étalaient sous leurs yeux. « Le travail de Nasiri n'a aucun équivalent dans tous les rapports des services secrets américains », observe Michael Sheuer, l'ancien chef de l'unité de la CIA chargée de traquer Oussama Ben Laden.

Au crépuscule du XXe siècle, Omar Nasiri (ce n'est pas son vrai nom) a, pendant sept ans, un pied dans chaque monde, l'islam radical d'un côté, la vie occidentale de l'autre. Marocain d'origine, il grandit en Belgique. Jeune adulte, il apprécie le vin et les femmes. En même temps, il est séduit par la spiritualité musulmane et la radicalité des militants islamistes. Les guerres de Tchétchénie et de Bosnie, au début des années 1990, lui semblent témoigner d'un traitement injuste réservé aux musulmans par les Occidentaux.

Son destin est celui d'un agent double, et sa double culture se transforme, progressivement, en une double allégeance. Proche des dirigeants clandestins du GIA algérien exilés à Bruxelles, mais horrifié par leurs méthodes, et croyant sa famille menacée par eux, il recherche la protection de la DGSE française en échange de quelques renseignements. Laquelle DGSE l'envoie ensuite en Afghanistan, où il apprend le métier de terroriste et le maniement des explosifs, dans les camps financés par Oussama Ben Laden. Là-bas, l'homme se prend au jeu et semble adhérer aux objectifs du nouveau djihad mondial mené par al-Qaida. Mais, dans une troisième étape de son aventure, Omar Nasiri se retrouve en Grande-Bretagne, à espionner les imams extrémistes du « Londonistan » pour le compte des services secrets britanniques, avant de finir par travailler en Allemagne, pour les services de Berlin.

L'expérience d'Omar Nasiri montre que la lutte antiterroriste ne se mène pas en noir et en blanc, mais qu'elle passe à travers nombre de nuances de gris. Elle met en relief la dramatique incompréhension des responsables occidentaux devant l'apparition des groupes terroristes islamistes. Nasiri pressent que les attentats vont se multiplier. Ses différents agents traitants ne le prennent pas au sérieux. « Ces attaques étaient inévitables, tant que l'Occident refusait de comprendre la logique du jihad, écrit-il. J'avais tenté maintes fois de l'expliquer à mes contacts, je leur avais décrit en long, en large et en travers ce que j'avais vu, entendu et ressenti dans les camps. Personne ne m'écouta, jamais ». Et ce fut le 11 septembre 2001.

Au coeur du Djihad, mémoires d'un espion infiltré dans les filières d'al-Qaida, Omar Nasiri, Flammarion, 445 pages, 20 eur.

Préface au livre de Daniel Pipes : l'islam militant à la conquête du monde

Par Guy Millière
 
Daniel Pipes est, aujourd’hui, peu connu du public français. C’est aux fins de combler cette grave lacune que j’ai tenu à ce que ce livre existe. Parmi tous les problèmes auxquels ce pays est confronté, il en est un, en effet, qui surplombe tous les autres et que nous avons de nettes difficultés à regarder en face: c’est celui que pose l’irruption brusque de l’islam et de l’islamisme. Comme tous les grands penseurs, Daniel Pipes permet à celui qui le lit d’y voir plus clair.

Voici trois décennies, il y avait des musulmans en Europe. Ils représentaient une proportion négligeable des populations. Ils étaient, pour l’essentiel, des migrants venus aux fins de travailler et qui, le jour venu, rentreraient dans leur pays d’origine. L’Europe était de population chrétienne. Elle était en plein essor, sûre de ce qu’elle incarnait, et elle regardait globalement l’avenir avec optimisme. L’empire soviétique, à l’Est du continent, ne semblait plus même une menace. La guerre froide paraissait ne pas pouvoir dégénérer en guerre chaud, et le statu quo semblait très envisageable.

Ceux qui, tels Jean-François Revel, jouaient les Cassandre, étaient lus avec respect, mais leur pessimisme semblait être une clause de style davantage qu’un diagnostic concernant le futur proche.

Trente ans plus tard, tout a changé, et nous sommes passés de manière rapide à une configuration très différente. L’empire soviétique s’est effondré, et la menace qu’il pouvait constituer est tombée en poussière. Les pays d’Europe centrale ont rejoint l’Europe occidentale. En parallèle, celle-ci s’est déchristianisée à un rythme accéléré. Elle s’est trouvée confrontée aussi à un paradigme économique radicalement neuf dont elle a encore du mal à discerner toutes les conséquences et toutes les implications : la globalisation que sous-tendent les nouvelles technologies de l’information.
Comme si ces mutations géopolitiques, culturelles et économiques ne suffisaient pas, s’est ajouté un facteur supplémentaire : un changement de la population. Les migrants musulmans ne sont pas rentrés dans leurs pays d’origine. Ils sont devenus citoyens des pays d’Europe où ils étaient venus travailler. Ils ont des familles et une descendance. Ils ont été rejoints et le sont chaque jour par d’autres migrants, musulmans eux aussi. Et si temples et églises se vident, les mosquées, elles, se remplissent et débordent. Dans tout le continent, les populations chrétiennes désormais sont vieillissantes, inquiètes, pessimistes alors que les populations musulmanes sont jeunes, moins inquiètes, moins pessimistes.


Depuis les attentats du onze septembre 2001, un facteur s’est ajouté au reste : le terrorisme islamique. Il y avait eu des alertes auparavant : les attentats de 1995 en France, des avions détournés et quelquefois détruits avec tous leurs passagers, les menaces de mort contre Salman Rushdie.
Mais rien de tout cela n’avait donné forme et consistance à l’idée d’une menace. La destruction du World Trade Center et l’attaque contre le Pentagone, quasiment en direct devant les caméras de télévision du monde entier, les attentats ultérieurs à Bali, à Madrid, à Londres, la guerre contre le régime taliban et contre les bases d’al Qaida en Afghanistan, le renversement du régime irakien, les images de décapitation au couteau d’otages occidentaux se sont cumulés et ont donné lieu à une tout autre perception des choses.

On a parlé de « choc de civilisations » par référence au livre de Samuel Huntington sans pour autant lire le livre jusqu’au bout. Certains ont prôné l’apaisement, d’autres la confrontation. Les premiers ont été accusés par les seconds de prôner l’aveuglement volontaire. Les seconds ont, eux, souvent, tenu un discours grossier et outrancièrement globalisant. L’islam nous a déclaré la guerre ont dit quelques-uns d’entre eux. Les musulmans tentant de défendre l’islam et de le dissocier du terrorisme se sont vus accuser de duplicité et de fourberie. Les dirigeants occidentaux qui proclamaient lutter contre le terrorisme et l’islamisme, mais pas contre l’islam ont été dépeints comme des traîtres par les plus extrémistes.
Ceux qui comme moi ont tenté de parler de « bataille pour le cœur de l’islam » et qui ont évoqué le rôle clé de la Turquie dans cette bataille n’ont guère été entendus.


Cette polarisation entre aveuglement et discours globalisant était et reste logique et facilement explicable, tout particulièrement en France où extrême-gauche et extrême-droite conservent une ampleur et un poids politique sans équivalents dans le reste du monde occidental. Le fait qu’elle soit logique et facilement explicable ne la rend pour autant pas pertinente.


Daniel Pipes est le penseur qui a théorisé et expliqué la « bataille pour le cœur de l’islam », et lui donner les moyens d’être entendu devrait permettre d’avancer vers la pertinence.


La réalité est que nous ne sommes en guerre, et que ceux qui le nient pratiquent effectivement l’aveuglement volontaire. Mais la réalité est aussi que nous ne sommes pas en guerre avec l’islam.

L’islam est une religion qui est indéniablement porteuse de blocages, mais il n’est pas l’islamisme.
Or, c’est avec l’islamisme que nous sommes en guerre. Pour être pleinement exact : l’islamisme (appelé aussi islam militant, ou islam radical) a déclaré la guerre au monde occidental dans son ensemble, mais il a déclaré la guerre aussi aux musulmans qui ne sont pas adeptes de l’islamisme. Cette guerre se déroule actuellement dans tout le monde musulman, mais elle se déroule aussi dans les sociétés occidentales où, au sein des communautés musulmanes, se déroulent des batailles entre musulmans et islamistes.

Daniel Pipes montre ici où passe la ligne de démarcation. Il souligne, pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté, que l’islamisme n’a rien d’une religion et tout d’un dogme politique totalitaire. Il donne aussi des outils pour combattre et pour ne pas pratiquer la plus grave erreur que nous pourrions commettre : procéder à l’amalgame. Il montre que les musulmans oeuvrant pour la modération sont nos alliés, nos compagnons de lutte. Il nous aide à cibler le réel ennemi et à discerner, en outre, qui sont les idiots utiles qui lui facilitent le travail. Très précisément : les aveugles qui se crèvent eux-mêmes les yeux, mais aussi (ce doit être dit) ceux qui mettent tous les musulmans dans le même grand sac rudimentaire.

Lorsqu’il prend des exemples en Occident, Daniel Pipes les prend surtout aux Etats-Unis, ce qui est normal, puisqu’il est Américain, mais on peut aisément voir que les stratagèmes utilisés par l’islamisme et ses apologistes ont leurs équivalents de ce côté ci de l’Atlantique, et je ne doute pas que les lecteurs déchiffreront ce qu’ils ont à déchiffrer. Lorsqu’il parle de la Turquie, de l’Iran ou de l’Irak, aucune grille de lecture n’est nécessaire…
« Nous sommes au tout début de la guerre », disait récemment Daniel Pipes dans une conférence. « La guerre sera longue ».
Pour ce qui concerne l’Europe et la France, la guerre, ajouterai-je, survient en un moment d’extrême vulnérabilité sur de multiples plans. Notre tâche essentielle est sans doute de surmonter la vulnérabilité.

Je fais le pari que ce livre permettra de faire un grand pas dans cette direction.

11/30/2006

ON A TUÉ THEO VAN GOGH

de Ian Buruma
Traduit de l’anglais par Jean Vaché Flammarion, 278 p., 21 €
L’OCCIDENTALISME
de Ian Buruma et Avishai Margalit
Traduit de l’anglais par Claude Chastagner Climats, 160 p., 16 €
Ce pourrait être un roman policier mettant en scène une belle Somalienne révoltée contre l’islam, un Néerlandais de la bonne société versé dans la provocation et un Marocain à la foi aiguisée comme la lame d’un couteau. Ces trois personnages forment la trame d’une enquête menée sur une société bouleversée, celle des Pays-Bas.
Le 2 novembre 2004 était assassiné à Amsterdam le réalisateur néerlandais Theo Van Gogh, arrière-petit-neveu du célèbre peintre, tué au nom de l’islam par Mohammed Bouyeri. La victime avait réalisé quelques mois auparavant avec Ayaan Hirsi Ali, politicienne en guerre contre l’islam, un film de onze minutes, Soumission, reproduisant des versets du Coran sur des corps nus de femmes battues. Il n’est pas sûr que l’assassin l’ait vu. Il est certain en revanche qu’il avait identifié Theo Van Gogh comme le symbole des attaques contre sa foi paranoïaque et qu’il aspirait à tuer et à être tué dans un acte purificateur.
Les Pays-Bas n’avaient pas attendu ce drame pour être saisi d’un grand tremblement provoqué par l’émergence d’un islam revendiquant sa place dans la société. Mais l’événement a poussé l’essayiste Ian Buruma à revenir sur sa terre natale. Marié à une Japonaise, spécialiste de l’Allemagne, l’enfant du pays a multiplié pendant deux mois les rencontres et trouvé la bonne distance pour livrer un diagnostic doux-amer. Sans moralisme, sans dénigrement, mais à rebrousse-poil de ceux qui voudraient que les musulmans renoncent à leur religion pour pouvoir s’intégrer.

La Voltaire de l’islam

Ian Buruma décrit «une société où il est plus facile pour un jeune Marocain de recevoir des allocations que des marques de respect». Il ne s’offusque pas des accusations contre les «relativistes occidentaux», prêts à des concessions aux fondamentalistes. Ayaan Hirsi Ali, notamment, s’est voulue la Voltaire de l’islam.
Elle a trouvé en Theo Van Gogh un héritier de la tradition néerlandaise de la critique par l’injure. Or, «les effets de l’ironie peuvent être amoindris dans une société homogène où chacun connaît les règles du jeu, souligne Ian Buruma. Mais quand elle s’exerce aux dépens de personnes qui lui sont extérieures et qui ont une perception moins ludique des mots, ses effets peuvent s’avérer désastreux.»
Le 2 novembre 2004 a marqué la fin d’un style de débat, d’une sorte de liberté anarchique, d’une vie où il était possible de se moquer des choses, d’offenser les gens, sans craindre de violence. Depuis une dizaine d’années, l’entre-soi a été brisé par l’installation et la croissance des deuxième et troisième générations d’immigrés, turcs et marocains.
La plupart voudraient leur place au soleil. Certains l’expriment à grand renfort de religion. Le dogme néerlandais du multiculturalisme, cohabitation dans une relative indifférence de communautés diverses, l’a d’abord autorisé. Puis les frictions sont devenues trop importantes et des flambées populistes ont jailli.

La fin d’un doux rêve de tolérance et de progressisme

À gauche comme à droite, certains se lamentent contre la fin d’un doux rêve de tolérance et de progressisme. Même chez les conservateurs, les Lumières sont devenues la ligne de front qui permet de faire la distinction avec «l’étranger». Dans ce contexte, Ian Buruma recommande un effort sur soi de la société néerlandaise pour accepter une pratique orthodoxe de l’islam sur son sol, dès lors que les fidèles ne commettent rien de répréhensible. À ses yeux, il n’y a pas le choix.
L’entreprise, toutefois, est risquée car l’islam est devenu la principale source de contestation des valeurs occidentales dans le monde, estime l’auteur dans un second ouvrage écrit celui-là avec l’Israélien Avishai Margalit. Elle n’est certes pas la première. «On a déclaré la guerre à l’Occident au nom de l’âme russe, de la race allemande, de l’État shinto, du communisme et de l’islam», notent les deux essayistes en s’attardant sur la contestation des Lumières au XIXe siècle par les romantiques allemands et russes et par les modernisateurs japonais.
«La représentation déshumanisée de l’Occident qu’en donnent ses ennemis», autrement dit l’occidentalisme, serait donc né en Europe mais c’est en terre d’islam qu’il se reproduit aujourd’hui. Il prospère principalement sur la vision d’un Occident matérialiste, mercantile et impérialiste. L’islam radical se conçoit comme un mouvement iconoclaste capable de détruire les idoles occidentales.
Là encore, Ian Buruma, pas plus qu’Avishai Margalit, ne tombe dans une démonisation de la religion musulmane. Et ils invitent à une ouverture sans faiblesse : «Nous ne pouvons pas nous permettre de fermer nos sociétés pour les protéger contre ceux qui ont fermé les leurs. Car alors, nous deviendrions tous des occidentalistes et il ne resterait plus rien à défendre.»


11/01/2006

Met dubbele tong

Strijdsters_van_allah 
Titel: Strijdsters van Allah
Subtitel: Radicale moslima’s en het Hofstadnetwerk
Auteurs: Janny Groen en Annieke Kranenberg
Uitgeverij: Meulenhoff
Prijs: 18,50 euro
Pagina's: 382

ISBN: 9029078596

Bron: de Volkskrant
Janny Groen en Annieke Kranenberg

Na de moord op Theo van Gogh, morgen twee jaar geleden, doken Volkskrant-journalisten Janny Groen en Annieke Kranenberg in de Nederlands-islamitische wereld. Binnenkort verschijnt hun boek. Vandaag een voorpublicatie over de radicale imam Fawaz. We zijn de afgelopen jaren geregeld op bezoek geweest in de Haagse As Soennah-moskee, die – zoals alle salafistische moskeeën – door de AIVD in de gaten wordt gehouden.
We wilden onderzoeken wat de aantrekkingkracht is van het salafisme op Nederlandse moslimjongeren en welke rol de charismatische Syrische sheich Fawaz (1964) speelt. De sheich is uitgegroeid tot een van de bekendste imams van Nederland. Hij werd in januari 2006 tweede in de verkiezing tot ‘Moslim van het Jaar’ die was uitgeschreven door de moslimjongerensite www.wijblijvenhier.nl. Hij eindigde na de PSV-voetballer Ibrahim Afellay, maar voor cabaretier Najib Amhali.

Hoewel hij de Nederlandse taal niet beheerst, schuwt de imam de media niet. Hij is de enige salafistische imam die zich laat interviewen.

Tijdens onze gesprekken in Fawaz’ sobere werkkamer op de eerste verdieping van de moskee, is de imam altijd bereid tekst en uitleg te geven. Fawaz – klein van stuk, traditioneel gekleed, met opvallend felle blauwgroene ogen – toont zich meestal de beminnelijkheid zelve. Steevast wordt hij omringd door enkele jonge aanhangers die hem zeer toegewijd zijn en voor hem tolken. Telkens benadrukt Fawaz in de interviews dat hij woedende moslimjongeren tot kalmte maant en dat bij uitstek hij, die de islam fel verdedigt, een buffer opwerpt tegen het takfirgedachtegoed. (Takfiri’s verklaren iedereen die hun radicale leer niet volgen, ook moslims, tot ongelovigen. En die mogen worden gedood).

De preek die we nu in handen hebben – waarin hij AyaanHirsi Ali en Theo van Gogh vervloekt – , lijkt daar haaks op te staan. We hebben de indruk dat hij hierin de jongeren eerder ophitst, dan dat hij ze tot bedaren brengt. Dit komt voor ons nietals een totale verrassing. We horen al jaren van diverse bronnendat Fawaz met dubbele tong spreekt. Uitspraken van jongeren uit hetHofstadnetwerk wijzen in die richting. En ook zelf merken we dat wein de As Soennah-moskee niet altijd de waarheid krijgenvoorgeschoteld. Maar het blijft gissen naar het ware gezicht vanFawaz.

Kort voor het afronden van ons boek krijgen we steeds meerinformatie over de imam. Naast de preek komen we in het bezit vaneen brief, waarin Hofstadveroordeelde Nouredine el F. deschijnheiligheid van Fawaz aan de kaak stelt. We slagen erin deauthenticiteit van de, in het Arabisch gestelde, brief vast testellen en laten die vertalen. Evenals een aantal fragmenten uitpreken die Fawaz uitsprak, vlak voor de ramadan in 2002 en2003.

Groeiende irritatie in Hofstadnetwerk

In Hofstadkringen begint Fawaz’ ‘dubbele tong’steeds meer te irriteren. Zo noemt Mohammed B. hem in zijn pleidooitijdens het Hofstadproces ‘een hypocriete ongelovige’,die ‘duidelijke bewijzen van Allah verbergt’. Hij werktde beschuldiging verder niet uit, haalt slechts verzen aan uit dekoran, waaruit zou blijken dat iemand die bedriegt over het geloofin de hel terechtkomt.

Nouredine schrijft Fawaz vanuit de gevangenis op 5 mei 2006 eenbrief in het Arabisch, waarvan een kopie bij ons belandt. In eenkeurig gecomprimeerd handschrift – volgens de vertaler is hetprachtig koranisch Arabisch geschreven, getuigend van gedegenislamitische kennis – suggereert El F. dat Fawaz publiekelijkeen mildere versie van zijn islam verkondigt om zijn Nederlandsepaspoort niet te verspelen. El F. in de brief: ‘Naar hetuiterlijk verdedigt u de islam. Maar in de diepte bent u het rodepaspoort aan het verdedigen.’

Na een uiteenzetting over wat de Nederlandse staat verstaatonder terrorisme, vervolgt Nouredine zijn brief met: ‘Datbetekent dat u in de ogen van de Nederlandse samenleving – ende media natuurlijk – tot de eerste extremisten behoort en opde lijst van terroristen staat. Wat dan als zij weten dat de boekenvan sheich Ibn Tamiyya en Mohammed Ibn Abdul-Wahhab in uw moskee tevinden zijn? Een Nederlandse rechtbank heeft onlangs een persoontot achttien maanden gevangenisstraf veroordeeld, omdat hij in hetbezit is geweest van een boek getiteld Het vlijmscherpe zwaard voorde belediger van God of de profeet van Ibn Tamiyya.

Deze middeleeuwse geestelijke (1268-1328), zeer populair in hetHofstadnetwerk, stond aan de basis van alle geweldverheerlijkendestromingen binnen de islam. Hij verkondigde dat de islam bezoedeldis door vreemde smetten en dat moslims zich hiervan met gewelddienen te zuiveren. Hij werd de inspirator van moslimradicalen nahem. Van Ibn Abdul-Wahhab (1703-1792), de grondlegger van hetSaoedische wahhabisme en Said Qutb (1906-1966), de ideoloog van hetanti-Westerse islamisme, tot Osama bin Laden.

Verderop in de brief schrijft El F: ‘Voorts vind ik hetoverbodig om nog meer bewijzen aan te voeren over uw extremisme,wegens de veelheid daarvan. Bovendien meent u dat de moskeeën een immune dam vormen tegen het extremisme en het terrorisme, zoals udat onlangs hebt verklaard. Maar beste sheich, u behoort totdegenen die als eersten de klap uitdelen en zich vervolgens haasten om bij anderen te huilen en te klagen.’

Fawaz en jihad

Uit twee hoeken horen we dat de twee jongens uit Eindhoven die,in januari 2002, in Kashmir om het leven kwamen ook As Soennahbezochten. Een van hen had een verloofde in Den Haag die vastebezoekster was van de moskee. De jongens, zegt een bron, zijn op dedag dat ze uit Nederland vertrokken ’s morgens om half zesbij Fawaz langs geweest. De imam heeft zijn zegen gegeven aan hunjihadreis.

Ook Samir A. zou toestemming hebben gevraagd aan Fawaz, voordat  hij – begin 2003 – naar Tsjetsjenië wilde reizen. Zijn vrouw Abida kan dit niet bevestigen. ‘Dat weet ikniet.’ Wel zegt ze dat Samir in die periode altijdFawaz’ vrijdagpreken bezocht. ‘Die gingen elke week over Palestina, hoe de moslims daar worden onderdrukt. Dat was ten tijde van de tweede intifada’, vertelt Abida die toen ook zelf frequent aanwezig was.

‘Hij is een inspiratiebron voor veel jongeren. Maar niet voor iedereen, niet meer.’ Abida vertelt dat de imam de inhoud van zijn preken radicaal veranderde na de beroemde Nova-uitzending. (Nova stelde in 2002 preken van salafistischeimams, onder wie Fawaz, aan de kaak. Die riepen op tot vernietiging van de vijanden van de islam). Abida: ‘Opeens ging hetvoortdurend over het integratiedebat. Dat we ons moeten aanpassen en vredelievend moeten zijn. Ik vond er toen niet veel meer aan,het was inhoudloos. Hij wist dat er AIVD-infiltranten in de moskee zaten en was bang om zijn verblijfsvergunning te verliezen.’

Abida vindt dat Fawaz zich nu presenteert als een ‘troetelimam’. ‘Daarom vinden wij hem ook hypocriet. Eerst iedere week brullen dat je bepaalde opvattingen moet hebben. Maar als jongeren die dan hebben, zijn ze ineens sekteleden. Terwijl hij degene was die iedereen zat op te jutten!’

Een van onze bronnen, een As Soennah-bezoeker, vertelt over een‘broeder’ die op jihad wilde, en aan Fawaz vroeg of hij niet de goedkeurig nodig heeft van zijn ouders. De imam antwoordde:‘Dat hoeft niet, het is de plicht van de hele ummah(wereldwijde moslimgemeenschap) om op te staan.’ De bron:‘Hij zegt nooit direct dat je op jihad moet gaan, maar geeft je wel het gevoel dat je veel meer moet doen dan alleen geldgeven.’

‘Broeders’ en ‘zusters’ vragen hem ook waarom hijzelf niet op jihad gaat, horen we. Dan antwoordt Fawazdat er iemand moet zijn om jongeren te adviseren, omdat de meesten nog zwak zijn in hun geloof.

Zijn trouwste volgelingen geeft hij lessen in ‘fiqh aljihad’, de jurisprudentie van de heilige oorlog. De imam vindt het belangrijk dat jongeren met de juiste intentie op jihad gaan. ‘Anders kunnen ze in het hellevuur belanden, in plaats van het paradijs’, zegt een van hen.

Intimidatie Marokkaanse gemeenschap

Ook de onvrede bij de Marokkaanse gemeenschap in Den Haag groeit. Talloze verhalen horen we over ontwrichte gezinnen, over vrouwen die door Fawaz’ handelen met een polygamedriehoeksverhouding zijn opgezadeld. We bellen maatschappelijkwerkers van Marokkaanse afkomst, die de verhalen bevestigen. Maar vrijwel niemand durft ‘on the record’ met ons tepraten. Angst heerst in de moslimgemeenschap. Niet eens zozeer voor  de toorn van de imam zelf, maar voor zijn fanatieke aanhang.

Ouders hebben het gevoel dat ze hun kinderen‘verliezen’ aan As Soennah. Dat ze geen enkele greep hebben op het radicaliseringproces dat in de moskee in gang wordt gezet. Wie uit de school dreigt te klappen, wordt geïntimideerd. Er is gedreigd met een ‘burgeroorlog in de wijk’.

Een familielid van een As Soennah-ganger die vanwege zijn veiligheid anoniem wil blijven, beschrijft hoe het radicaliseringproces zich voltrok. Het Marokkaanse gezin heeftgrote moeite met Fawaz die ‘de politiek op de minbar(spreekstoel) heeft gebracht’. Politiek hoort volgens hetgezin niet thuis in de moskee. Die hoort een plaats te zijn van gebed, waar men tot rust komt. De familie slaagt er niet in de politiek buiten de deur te houden. Thuis worden ze geconfronteerdmet ‘een plotselinge passie voor het Midden-Oosten’.‘We moesten de krant gaan lezen, anders was het voor onsallemaal niet meer te volgen.’

Het As Soennah-gezinslid komt thuis met namen van Nederlandsepolitici en vreemde Saoedische geleerden. Met woorden als ‘Amrikie’ en ‘kalasjnikov’ en zinnen als ‘God heeft de Taliban zoveel kracht gegeven dat ze de Apachemet een kalasjnikov kunnen neerhalen’. Bandjes met preken van Fawaz worden in de prullenbak gegooid, maar het helpt niet. De As Soennah-ganger leert de preken gewoon uit het hoofd.

Een van de weinigen uit de Haagse Marokkaanse gemeenschap die openlijk kritiek durft te hebben op de As Soennah-moskee, is Farid Aouled Lahcen. Hij is al jaren actief bij zelforganisaties en het Haagse welzijnswerk en loopt ook voortdurend aan tegen ‘de angst om zaken naar buiten te brengen’. Aouled Lahcen zegtdat in de Marokkaanse gemeenschap ‘grote zorgen’ zijnover notariële handelingen rondom huwelijken die Fawaz – en andere As Soennah-prominenten – tussen de jongeren onderling sluiten. Dat gebeurt vaak tegen de zin van de ouders in. De moskee,zegt hij, regelt ‘bewust of onbewust’, ook polygamehuwelijken. ‘In elk geval gaat het om huwelijken die noch in Nederland, noch in Marokko wettelijk zijn toegestaan.’

Aouled Lahcen kent tenminste twee gevallen van minderjarige Marokkaanse meisjes die door Fawaz zijn uitgehuwelijkt. ‘Zewaren pas 16 jaar’, zegt hij. ‘Het ene meisje is tijdelijk uitgehuwelijkt voor slechts zes maanden aan een Marokkaanse jongen. Het andere is met een Saoediër gehuwd enaanvankelijk ook naar Saoedi-Arabië vertrokken. Ze is nu terug in Nederland, maar ik ben er nog niet in geslaagd haar te spreken.’

10/21/2006

A superb introduction to the problem the world faces

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Here is a simple, direct, clear, and unflinchingly honest introductory text for those who will not believe, and cannot believe, that the Islamic jihad is either deeply rooted within Islam or poses any serious threat to non-Muslims. In Religion of Peace?, Gregory M. Davis, coproducer of the documentary Islam: What the West Needs to Know, has provided in one volume of reasonable proportions the relevant extracts from the Qur'an, the Hadith, the Sira (the biography of Muhammad), Islamic jurisprudence, plus evidence that contemporary jihadists read this material and take it very seriously indeed. All this along with a history of jihad warfare and a trenchant analysis of the defects of today's politically correct public discourse, in which even world leaders peddle soothing falsehoods instead of formulating ways to defend Western civilization and the non-Muslim world as a whole against the jihadists who would convert or subjugate us all.

Here are some of the endorsements the book has received, mine among them:

"A fascinating thesis." - William F. Buckley Jr. Founder, National Review

"A valuable, well-argued contribution to the public understanding of Islam...it manages to convey in a short space what the West needs to know about Islam: that its violent aspects are not the result of deviance but of orthodoxy." - Robert Spencer, The Politically Incorrect Guide to Islam (and The Crusades)

"A very important work at a very important time. Anyone interested in understanding the growing violence on the world scene today must read this book. Its message for America and the West is, `Wake up before it's too late.'" - Gary Bauer, President, American Values

"This book provides a timely reality check to those still inclined to believe in the dichotomy between a "real" Islam and its allegedly aberrant violent fringe. That delusion costs lives and threatens the very existence of those affected by it. The refusal of the elite class to open its eyes to reality and protect Western nations from the threat is the biggest betrayal in history. It reflects a problem of cultural and spiritual decay that is the synthesis of all others." - Serge Trifkovic, The Sword of the Prophet and Defeating Jihad

10/20/2006

Frère Lumières

 

Ce journaliste néerlandais dresse, dans deux essais, le portrait d'une Europe qui peine à défendre ses valeurs face à l'intégrisme musulman.

AMSTERDAM n'est plus ce qu'elle était. Capitale de la tolérance maximale, aussi bien sur le plan des moeurs que sur celui de l'immigration, la cité hollandaise est en passe de devenir un lieu d'affrontements entre communautés. Voilà l'impression que l'on peut tirer de la lecture d'On a tué Theo Van Gogh, enquête sur la fin de l'Europe des Lumières. Dans cette chronique désenchantée, le journaliste Ian Buruma raconte son retour au pays après vingt-cinq ans d'absence et décrypte le malaise qui ronge une ville dont il avait gardé une image idyllique, et qu'il a retrouvée habitée par la peur. Un événement dramatique a, parmi d'autres, donné naissance à son récit : l'assassinat de Theo Van Gogh, cinéaste provocateur qui insultait grassement les musulmans marocains de la ville, mais aussi les chrétiens. Le 2 novembre 2004, Van Gogh a été supplicié dans les rues d'Amsterdam par Mohammed Bouyeri, un déséquilibré de 26 ans, qui a voulu le punir au nom de l'islam.

«Pourquoi et comment en est-on arrivé là ?», s'interroge Buruma, qui relate aussi l'infortune du politicien Pym Fortuyn, homosexuel baroque et islamophobe notoire, assassiné par un jobard ; ou encore l'odyssée de Ayaan Hirsi Ali, jeune Somalienne qui avait trouvé refuge aux Pays-Bas d'où, après être devenue une icône du féminisme antimusulman, elle a dû s'enfuir pour les États-Unis parce que sa sécurité n'était plus assurée... Pour Buruma, deux éléments sont au fondement de l'explosion hollandaise : une immigration pléthorique et l'absence de fermeté des responsables politiques. « En 1999, écrit l'auteur, 45 % de la population d'Amsterdam était d'origine étrangère. Si les projections sont exactes, elle sera de 52 % en 2015 et la majorité sera musulmane. » Il ajoute : « Il y a quinze ans, lorsque Frits Bolkestein commença à évoquer la menace pesant sur les valeurs fondamentales du pays, il fut dénoncé par la gauche comme une figure de la haine, un semeur de panique, un raciste même. Il s'attaquait principalement à l'idée du relativisme culturel, notion partagée parmi les gens de gauche selon laquelle les immigrés devaient être autorisés à garder leur propre « identité. »

Une guerre multiforme

Au passage, Buruma montre le chassé-croisé entre une droite devenue militante des Lumières et une gauche, laïciste quand il s'agissait de brocarder la tradition chrétienne, et qui fait maintenant preuve de complaisance à l'égard de l'islam radical, par aversion pour l'Occident. Cette propension à diaboliser l'Occident est une vieille histoire, que Buruma nous conte dans un deuxième livre, écrit avec le philosophe israélien Avishai Margalit, L'Occidentalisme, une brève histoire de la guerre contre l'Occident, où ils établissent une généalogie intellectuelle des anti-Lumières. Du pangermanisme au panarabisme, cette guerre multiforme, parfois née en Europe même, notamment à travers le romantisme allemand, s'enracine toujours dans la haine du libéralisme et se développe au nom de la défense d'une identité sacrée, supposée menacée par la modernité.

Aujourd'hui, c'est au nom du « sacré » de la communauté islamique bafouée par les « idoles » de l'Occident, notamment celles du sexe et de la femme « libérée », que se dressent les fanatiques. Pour autant, le livre de Buruma et Margalit n'est pas un bréviaire à la gloire d'un Occident paré de toutes les vertus. L'Occident, nous disent les auteurs (qui ne se privent pas de critiquer les États-Unis et Israël), doit pouvoir être mis en cause, aussi radicalement qu'on l'estime nécessaire. À condition qu'il soit aussi défendu contre ceux qui menacent ce luxe si ­durement conquis, sans lequel l'air devient irrespirable, et qui s'appelle la liberté.

L'Occidentalisme, brève histoire de la guerre contre l'Occident de Ian Buruma et Avishai Margalit traduit de l'anglais par Claude Chastagner Flammarion, 162 p., 16 €.

10/13/2006

Orhan Pamuk, un pont entre deux rives

L'écrivain turc reçoit la prestigieuse récompense à 54 ans.

Le prix Nobel a été attribué hier à l'écrivain turc Orhan Pamuk. L'Académie suédoise a indiqué avoir décerné le prix à un auteur «qui, à la recherche de l'âme mélancolique de sa ville natale, a trouvé de nouvelles images spirituelles pour le combat et l'entrelacement des cultures». Avec ce lauréat, les jurés de la plus prestigieuse récompense littéraire mondiale (dotée d'un montant de 1,1 million d'euros) poursuivent leur passage en revue des écrivains dont l'oeuvre pèse sur le cours du monde. Comme ils avaient consacré Boris Pasternak en 1958 ou Alexandre Soljenitsyne en 1970, leur choix d'un écrivain ayant eu récemment maille à partir avec les tribunaux de son pays est un message adressé à une Turquie à la croisée des chemins.

C'est pourtant un véritable romancier qui est aujourd'hui salué. Ses livres sont ancrés sur sa terre natale, le plus souvent à Istanbul, où il est né et où il réside aujourd'hui. Parmi ses ouvrages traduits en français, on peut citer Mon nom est Rouge (1998), Neige (2002), La Maison du silence (1983) et Le Livre noir (1990). Dans son oeuvre, Pamuk s'est attaché à décrire les déchirements de la société turque entre Orient et Occident. Cette société qu'il ne cesse d'observer, son évolution vers l'Occident, est sa source d'inspiration.

Attaqué pour «dénigrement de la Turquie»

Premier Nobel de littérature turc, Orhan Pamuk, âgé de 54 ans, a étudié l'architecture puis le journalisme à Istanbul. Il projetait dans sa jeunesse de devenir peintre. Le lauréat a été le premier écrivain du monde musulman à dénoncer le sort fait à Salman Rushdie et il s'est attiré les foudres des nationalistes pour sa défense des causes arménienne et kurde. Son procès, pour «dénigrement de l'identité nationale turque», a eu un retentissement mondial qui a projeté l'intéressé au premier plan de la scène.

Les détracteurs de Pamuk diront qu'il a été retenu pour des raisons géopolitiques, en raison du débat sur la vocation de la Turquie à intégrer l'Union européenne. Mais ceux qui ont lu le Livre noir ou Neige savent déjà que le prix Nobel 2006 a été décerné à un grand écrivain.

10/03/2006

Mijn Vrijheid als luisterboek

Mijn Vrijheid uitverkocht?

Bestel hier nu online het luisterboek met 6 cd's:

Ayaan Hirsi Ali leest zelf voor: 'Mijn vrijheid', de autobiografie.

Via de button kun je ook fragmenten beluisteren....

Inmiddels kan niemand meer om de stem van Ayaan Hirsi Ali heen. Ayaan Hirsi Ali leest een door haar zelf samengestelde luisterboekenversie van Mijn vrijheid – De autobiografie. Ze vertelt over haar jeugd en haar familie. De reis die via Saoedie-Arabië, Ethiopië en Kenia naar Nederland voert. Het asielzoekerscentrum in Lunteren, haar politieke carrière, haar ontmoeting met Theo van Gogh en haar ervaringen na de merkwaardige beslissing van minister van Vreemdelingenzaken en Integratie om haar Nederlanderschap ongeldig te maken.

De stem in deze essays is doordrongen van pure moed om door te blijven gaan, om alles op het spel te zetten, zelfs het eigen leven, voor de mensen die haar lief zijn en de idealen waarin zijn gelooft. Oprah Magazine

Juist met deze audio-autobiografie blijkt de toegevoegde waarde van een luisterboek. Ayaan zelf leest voor. Geen gemakkelijke opdracht. In de studio wordt weliswaar geschaterd van het lachen maar soms druipen ook de tranen over haar wangen omdat alles weer zo dichtbij lijkt. Een belangwekkend ‘document humain’.

Nieuw: Website Ayaan Mijn vrijheid

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Speciaal voor de autobiografie 'Mijn vrijheid' van Ayaan Hirsi Ali

is deze prachtige website gelanceerd.

Je kunt hier alles over het boek lezen, en het ook meteen bestellen.

Murder in Amsterdam

Bron: Nu.nl

Murder_in_amsterdamHet vergt wat lef of een scherpe geest om je neus in het multiculturele wespennest dat Nederland heet te steken.
De Brits-Nederlandse Ian Buruma pretendeert beide te hebben en analyseert de Nederlandse grenzen aan de tolerantie sinds de moord op Theo van Gogh. Lees hier verder...

09/25/2006

De derde feministische golf

De_derde_feministische_golf

De derde feministische golf
Uitgeverij Houtekiet
Antwerpen/Amsterdam, 2006
240 blz.
ISBN 109052409513
19.95 euro

Heel wat moslimvrouwen worden onderdrukt, niet alleen in de islamitische wereld maar ook in het Westen. Ze worden verplicht zich te sluieren, mogen geen contacten hebben met andere mannen en andersdenkenden, moeten huwen met iemand die ze niet zelf gekozen hebben, mogen niet uit hun geloof stappen, en worden desnoods uit hun familie verstoten of ver(ere)moord.

Praktijken die we zelf niet zouden aanvaarden wegens discriminerend, vernederend en inhumaan. Net daarom moeten we de strijd steunen van moslima’s die opkomen voor hun rechten. Omdat het niet langer kan dat ze vernederd, geslagen, verkracht, verstoten en vermoord worden.

De derde feministische golf is een strijd voor emancipatie en ligt in het verlengde van de strijd tegen alle vormen van onderdrukking, zoals het verzet tegen de apartheid in Zuid-Afrika, tegen het kastensysteem in India, tegen de segregatie van de zwarten in Amerika en tegen de jodenvervolging in nazi-Duitsland.

Dirk Verhofstadt roept de moslima’s op om zich te ontrekken aan de dictatuur van door mannen geïnterpreteerde en opgelegde ‘heilige’ teksten. Hij roept op tot een derde feministische golf.

De auteur maakte interviews met Yasmine Allas, Ayaan Hirsi Ali, Naima El Bezaz, Irshad Manji, Nahed Selim en Naema Tahir die elk op hun manier model staan voor de emancipatie van de moslimvrouwen.

Dirk Verhofstadt (1955) is een politiek denker en auteur van de boeken 'Het einde van het BRT-monopolie', 'Het menselijk liberalisme' en 'Pleidooi voor individualisme'.

Lees ook het artikel van Dirk Verhofstadt: Waar men regeert in naam van God gaat de mens ten onder

09/24/2006

Bumping Into Boundaries in a Land of Tolerance

By WILLIAM GRIMES

There are two murders in “Murder in Amsterdam.” The first took place on May 6, 2002, when an animal-rights advocate, for obscure reasons, gunned down Pim Fortuyn, a charismatic politician with a populist program combining law-and-order conservatism, opposition to immigration and gay liberation. About a year and a half later a young Dutch Muslim of Moroccan descent, incensed by a film critical of Islam, shot the filmmaker-provocateur Theo van Gogh dead in broad daylight. As a parting gesture, he pinned a manifesto to the twitching body with a knife. It was all, as the prime minister of the Netherlands put it, “un-Dutch.”

Well, perhaps more Dutch than it seemed, Ian Buruma proposes in his shrewd, subtly argued inquiry into the tensions and resentments underlying two of the most shocking events in the recent history of the Netherlands. For one thing, both killers traveled to the crime scene by bicycle. More seriously, both murders represented the sort of highly pitched moral confrontation that could be regarded as a Dutch specialty. The killings were, in a sense, “principled murders.”

Mr. Buruma writes ,“It is a characteristic of Calvinism to hold moral principles too rigidly, and this might be considered a vice as well as a virtue of the Dutch.”

Mr. Buruma has made a career of examining foreign cultures, usually Asian, in books like “God’s Dust: A Modern Asian Journey” and “Inventing Japan.” The murders of Mr. van Gogh and Mr. Fortuyn took him to an unexpected place, his own country.

Mr. Buruma grew up in The Hague, but the country to which he returns in this book is virtually unrecognizable to him, transformed by large numbers of Muslim immigrants from Turkey and Morocco. The multicultural experiment, despite the government’s liberal immigration policies and lavish social services, has not gone well, and Mr. Buruma wants to find out why.

There is no single answer, he discovers, as he sits down with social workers, historians, politicians and writers, some Dutch, others immigrants or the children of immigrants. There are, however, promising avenues to explore, and this he does, economically and suggestively. He traces the evolution of the Netherlands from a sleepy, racially homogenous country to a multicultural haven for immigrants, many Muslim. He also delves into the personal histories of the victims and their assassins, trying to expose the social fault lines that led to murder. The connecting theme is immigration and its discontents, felt by guests and hosts alike.

The improbable Mr. Fortuyn tapped into deep public anxiety over immigration, globalism and national character. Personally outrageous, he hurled abuse at the smooth face of Dutch liberalism, ridiculing its tolerance for Islamic cultural practices that conflicted with social freedom.

Mr. van Gogh, a social gadfly who once described himself as the national village idiot, made a point of offending Islam, just as he made a point of offending the political establishment and anything else within reach: he once called Jesus “that rotten fish from Nazareth.” He miscalculated when, with the Somali immigrant Ayaan Hirsi Ali, he made “Submission,” a film in which lines from the Koran on the role of women were projected onto naked female bodies.

The Dutch, Mr. Buruma writes, savor irony, and perhaps because their political establishment is so dull, enjoy the politics of outrage. This taste is not shared by the country’s Muslim immigrants. “This was the crowning irony of his life,” Mr. Buruma writes. “Van Gogh, more than anyone, had warned about the dangers of violent religious passions, and yet he behaved as though they held no consequences for him.”

Dutch by upbringing, Mr. Buruma manages to pick up on nuances and historical threads that other writers might easily overlook. He maintains that the argument over immigration cannot be understood without seeing the long shadow of World War II and Anne Frank. Questions of national identity, race and tolerance bear heavy freight. “Never again, said the well-meaning defenders of the multicultural ideal, must Holland betray a religious minority,” Mr. Buruma writes.

That minority seethes. In particular, the offspring of poor, often illiterate Berbers from Morocco have fared poorly in the Netherlands, and Mr. Buruma, with great finesse, explores the sense of displacement and cultural alienation of Muhammad Bouyeri, Mr. van Gogh’s killer, and other young Muslim men drawn to Islamic fundamentalism. For the products of rigid tribal societies, Dutch freedom has often proved to be oppressive, and here Mr. Buruma suggests that Islam might not be the main point.

“More important,” he writes, “was the question of authority, of face, in a household where the father could give little guidance, and in a society from which a young Moroccan male might find it easier to receive subsidies than respect.”

Mr. Fortuyn had a simple solution. Foreigners who did not subscribe to Dutch values should leave. Enlightenment absolutists like Ms. Hirsi Ali and Mr. van Gogh turned apoplectic at any efforts to appease or accommodate Muslims on, say, gay rights or women’s rights, and they were not alone in their fears.

“I find it terrible that we should be offering social welfare or subsidies to people who refuse to shake hands with a woman,” a left-wing feminist tells Mr. Buruma.

Two murders have left the citizens of two cultures, living in the same country, staring at each other across a gulf and wondering how to move forward. Mr. Buruma is not sure, and at the end he disappears in a puff of rhetorical smoke. With the battle lines drawn, he expresses the fond hope that reason and moderation will prevail on both sides. The sentiment falls sweetly on ears tuned to that particular frequency. The question is how to transmit it to a fanatic on a bicycle.

09/15/2006

Oriana Fallaci has died

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Oriana Fallaci has died

In Florence

She was one of the most fearless and courageous defenders Western civilization had in these latter days, and the West rewarded her by hounding, persecuting and vilifying her.

Such is the state of the society and culture she loved and tried to save from itself.

Many times in her last months, after she did me the honor of calling me her friend, I thought to myself, What can I do for Oriana? Of course, the only answer was to do exactly what I am doing here at this site, and in my books, and in traveling around the country speaking, trying to alert people to the reality and magnitude of the global jihad.

I invite you, then, on this day of sadness and loss, to pay tribute to Oriana. There is no way we can make up for what we have lost in her. But the best way we can pay tribute to Oriana is by becoming Oriana. Let there be a hundred new Orianas today, a thousand new passionate and articulate and absolutely unbowed defenders of Western culture and civilization, with a fine contempt for all the many weapons of physical and psychological intimidation that the jihadists and their non-Muslim allies and tools in the Western media and government establishments use to try to silence and discredit us.

Buy her books. Give them to your friends and coworkers. Explain to them why she said -- as is quoted in the obituary linked above -- that "Europe becomes more and more a province of Islam, a colony of Islam." Explain to them why that matters for so much that they hold dear. Enlist them also in the anti-jihad resistance.

And when we prevail, we will be able to memorialize her fittingly, as a light that shone in our darkest days.

May her memory be eternal.

Bron: Jihad Watch

Décès de l'écrivain italienne Oriana Fallaci

vendredi 15.09.2006, 08:15

La célèbre journaliste et écrivain italienne Oriana Fallaci est décédée cette nuit d'un cancer à Florence à l'âge de 76 ans, a rapporté la télévision publique RAI. Oriana Fallaci s'était rendue célèbre ces dernières années par ses critiques contre l'islam radical, notamment dans son livre "La force et la raison". Cet ouvrage faisait suite à "La rage et l'orgueil", le premier livre antimusulman écrit par Mme Fallaci sous le choc des attentats du 11 septembre 2001 à New York, ville où elle réside. Elle affirmait ainsi que "l'Europe est devenue chaque jour davantage une province de l'islam, une colonie de l'islam" et que "penser qu'il y a un bon islam et un mauvais islam va contre la raison".

Italiaanse schrijfster Oriana Fallaci overleden

ROME - De Italiaanse journaliste en schrijfster Oriana Fallaci is overleden. De auteur stierf in de nacht van donderdag op vrijdag in Florence op 76-jarige leeftijd, aldus de Italiaanse televisie. Fallaci viel de afgelopen jaren op door haar kritiek op de radicale islam. Ze leed al langere tijd aan kanker.

De schrijfster werd vooral bekend door haar grote interviews met wereldleiders, zoals Indira Ghandi, Henry Kissinger, ayatollah Khomeini en Yasser Arafat. Ze viel op door haar directe manier van interviewen. Zo trok ze tijdens het interview met Khomeimi haar hoofddoek van haar hoofd.

Kissinger liet zich tijdens een interview met haar verleiden te zeggen dat hij zichzelf als Amerikaanse minister van Buitenlandse Zaken zag als een cowboy die zijn kudde leidt. Jaren later noemde de oud-minister in de regering van Gerald Ford het interview nog altijd ‘het meest desastreuze’ uit zijn leven.

De dood stond in Fallaci's leven centraal. Al op jeugdige leeftijd raakte ze betrokken bij het verzet tegen het fascistische bewind van Benito Mussolini. Het fascisme, de Tweede Wereldoorlog en de rol die haar vader als verzetsleider speelde, zouden later een belangrijke rol in haar leven gaan spelen.

Een jaar na de oorlog, ze was toen 16 jaar, ontdekte de Florentijnse de macht van het woord. Ze gebruikte de journalistiek als springplank om te gaan schrijven. Ze schreef ook vele boeken, onder andere over de Vietnam-oorlog.

Zo gaat haar boek ‘Niets en zo zij het’ over de oorlog in Vietnam. Ze had daar in die tijd als correspondent gewerkt. In ‘Insjallah’ staat de oorlog in Libanon centraal. Het boek dat ze zelf als haar belangrijkste werk zag, ‘Een man', gaat over Alekos Panagoulis, die zich verzette tegen het Griekse kolonelsregime. Twee dagen nadat Alekos Panagoulis na vijf jaar gevangenschap was vrijgelaten, interviewde Fallaci hem. Daaruit ontstond de liefde van haar leven, die eindigde toen Panagoulis in 1976 werd vermoord. Kort daarop schreef Fallaci ‘Een man’.

De laatste jaren viel ze vooral op door haar vlammende kritiek op de radicale islam. De aanslagen van 11 september 2001 in New York en Washington riepen een ongekende woede in haar op. Twee weken na de aanslagen verscheen haar essay ‘De woede en de trots', waarin ze waarschuwde dat terroristenleider Osama bin Laden de hele wereld wil bekeren tot de islam.

In 1992 werd borstkanker bij haar geconstateerd. ‘Ik zie mijn ziekte als een avontuur', betoogde Fallaci toen. ‘Ik ben van plan de wildgroei te verslaan.’

09/09/2006

Le livre témoignage d'une dhimmie égyptienne enfin traduit en français

Bonjour, encore un livre, celui-là c'est du "lourd"

voir le lien : http://www.editions-de-paris.com/article.php3 ?id_article=186

merci,

Mon site : sarkopipo.com


Nahed Mahmoud Metwalli est égyptienne, ancienne directrice adjointe d'un grand établissement scolaire du Caire. Elle a vécu 45 ans dans l'islam. Convertie au christianisme, elle a été menacée d'internement par les cheihks de l'Université d'Al-Azhar au Caire. Réfugiée en Europe, elle a échappé à plusieurs tentatives d'enlèvement.

Dans La violence de l'islam, Nahed Mamoud Metwalli dénonce les nombreuses formes de violence que prend l'islam. Elle témoigne : « Personne ne peut comprendre l'islam, s'il n'a pas vécu dans l'islam. La foi chrétienne m'a apporté une paix et une joie incroyables, inconnues dans l'islam. Le Coran exalte la violence, l'Evangile l'amour, même des ennemis. »

Titre de l'édition arabe : Al-Raqs ala achlâ al-ajsâd al-mahrouqa fî al-Fallouja (2004) (La danse sur les lambeaux des corps calcinés à Fallouja)

09/05/2006

Terwijl Europa Sliep

Terwijl Europa Sliep Bruce Bawer

(fragment):

In het Noors betekent snill 'aardig' en met het woord snillester wordt soms (door degenen die de dingen bij hun naam durven noemen) verwezen naar domme personen zoals Jeanette Sky: politiek correcte individuen voor wie aardig gevonden worden het belangrijkst is. De Noorse snillister beschouwen zichzelf als pro-moslim. Doordat ze geen kwaad zien in de autocraten die de moslimgemeenschap leiden, zijn ze feitelijk de vijand van degenen binnen die gemeenschap die de autocratische tirannie verafschuwen, vrij wensen te zijn en gelijke burgers willen zijn in een westerse democratie.

Brucebawerfoto Walid al-Kubaisi is een dergelijke allochtoon. Hij komt oorspronkelijk uit Irak en publiceerde in 1996 een fantastisch boek getiteld 'Mijn geloof, jouw mythe' (Min tro din myte), waarin hij een gesprek beschrijft met een typische snillist die een 'Noors cultureel centrum' leidde. Het centrum bood onderdak aan verscheidene activiteiten van verschillende etnische groepen, en zorgde ervoor dat iedere groep zijn eigen ruimte had. Toen Al-Kubaisi deze regeling bekritiseerde omdat het gettovorming in de hand werkte, maakte de directeur bezwaar en benadrukte hij zijn bedoeling: andere culturen laten zien en voor een 'exotische atmosfeer' zorgen.

“Maar is het niet belangrijker [vraagt Al-Kubaisi] dat allochtonen kennis vergaren over de Noorse cultuur en Noorse waarden, in plaats van dat ze voor jou en andere Noren een beetje  een exotisch sfeertje creëren?”

“Het is niet onze taak ze iets van de Noorse cultuur bij te brengen.” antwoordde hij. “Ze kunnen dat zelf wel beslissen, als ze dat willen. Buitenlanders hebben een rijke cultuur. Je moet zo niet denken. Dat levert grote moeilijkheden op. Wij hebben onze cultuur en jij hebt de jouwe.”

“Nee, ik denk bijvoorbeeld aan waarden zoals vrijheid van meningsuiting en godsdienstvrijheid,” antwoordde ik.

“Ja, natuurlijk gaan deze Noorse waarden jullie moslims ook aan. Wij kennen godsdienstvrijheid, en vandaar dat jullie moslims jullie islam hier vrij mogen belijden... Je kunt, als je dat wilt, een baard en een tulband dragen en niemand zal dat afkeuren... Je kunt dieren op een islamitische manier slachten zodat je islamitisch vlees kunt eten, je hebt het recht je kinderen te besnijden... Je kunt gebruikmaken van je vrijheid van meningsuiting om anderen over de islam en je boeiende cultuur te vertellen; je kunt Noorse racisten bekritiseren, en wij helpen je bijeenkomsten te organiseren en moedigen jullie aan ons te vertellen over de omstandigheden waaronder jullie gevlucht zijn...”

Maar hoe staat het, vroeg Al-Kubaisi, met de vrijheid van de moslims om hun godsdienst te bekritiseren – of zich te bekeren? De directeur werd boos.

“Je bent een moslim, Walid, en je mag je identiteit niet verloochenen. Als je een Noor wordt, zullen wij je niet meer zien zoals je bent. Je moet jezelf blijven.”

“Maar geloof je dat ik mijn identiteit verloochen als ik in de vrijheid van meningsuiting geloof en als ik een van mijn landgenoten toesta een andere godsdienst te kiezen of zich te laten bekeren tot een ander geloof?” vroeg ik hem.

“Je cultuur is erg rijk. Je cultuur was al rijk toen er hier nog nauwelijks van cultuur sprake was,” zei hij.

“Dankjewel, maar ik wil alleen maar weten of ik mijn identiteit verloochen als ik varkensvlees eet en me bekeer tot het christendom?” vroeg ik plagend.

“Luister. Dat is iets wat je zelf moet beslissen. Maar je houding geeft aanleiding tot veel problemen. We willen een multiculturele samenleving creëren en we willen de vreemde culturen niet laten verdwijnen. Je houding gooit roet in ons eten. Die zorgt voor conflicten tussen allochtonen. Ik ben een cultureel werker, niet iemand die conflicten oplost,” zei hij.

Bawer9029077867 Deze opmerkingen van een culturele klerk tonen de politieke correctheid van de Europese gevestigde orde mooi aan. Terwijl etnische Europeanen beschouwd worden als individuen, worden zelfs moslims die zich openlijk proberen te distantiëren van de moslimgemeenschap toch gezien als groepsleden wier gemeenschappelijke identiteit geheel bepaald wordt door de huidskleur, etniciteit en godsdienstige achtergrond. Als etnische Europeanen mogen kiezen bij welke godsdienst ze willen horen, of als ze bij geen enkele godsdienst willen horen, wordt toch van ze verwacht dat ze de wet respecteren, maar moslims zijn 'van nature religieuze wezens' en als zodanig kan 'niet van hen verwacht worden dat ze zich aan de Europese wet en cultuur conformeren'. Een dergelijke gedachtegang, merkt Al-Kubaisi op, 'leidt vanzelf naar de visie dat de moslim inferieur is' – en, zo kun je daaraan toevoegen, dat houdt niet alleen de integratie tegen, maar lijkt die ook te beschouwen als volstrekt onwenselijk.

Het gesprek met de 'cultureel werker' stond voor Al-Kubaisi niet op zich. Nadat hij in het openbaar slavernij en besnijdenis van vrouwen in de islamitische wereld had bekritiseerd, werd Al-Kubaisi niet alleen aangevallen door een imam (die hem dreigend vergeleek met Salman Rushdie), maar ook door het hoofd van een Noorse overheidsinstelling voor vluchtelingen, die openlijk de imam steunde en Al-Kubaisi berispte omdat hij de gevoelens van de moslims had gekwetst. Bij een andere gelegenheid werd een Noorse schrijver, die zelf kritiek leverde op het christendom, boos over een essay van Al-Kubaisi waarin hij kritiek had op de islam, omdat (zei hij) het zou aanzetten tot racisme. De boodschap van dergelijke anekdotes zal duidelijk zijn: allochtonen die de vrijheid van meningsuiting en persoonlijke rechten omarmen kunnen grote afkeuring verwachten van de Noorse elite voor het bekritiseren of verloochenen van hun cultuur of religie; allochtonen die de democratische waarden veroordelen uit naam van hun cultuur of religie kunnen ervan uitgaan dat ze daarvoor geprezen worden.*

* Helaas, sinds de invasie van zijn geboorteland Irak heeft Al-Kubaisi verschillende artikelen geschreven waarin hij de Verenigde Staten bitter aanvalt en de terroristische opstand karakteriseert als een legitieme verzetsbeweging.

Uit: Terwijl Europa Sliep - Bruce Bawer
de dreiging van de radicale islam
Meulenhoff
21 euro 95

08/30/2006

Afrocentrismo

I

Je suis moi, le Noir
Je défends ma culture
Bien que parfois corrompue
Mais je suis moi, le Noir
II
Je fus et je suis encore humilié
Où je passe, on me regarde de travers
J'entends déjà qu’on parle du Noir
Oui, je suis moi le Noir
III
Nous fûmes déportés plus de vingt millions
Enchaînés et humiliés
Pour plus de mille raisons
Mais je continue à être moi, le Noir
IV
Ma nature m’éprouve
Nous sommes indépendants avec beaucoup de droits à acquérir
Bien que certains me montrent du doigt
Je suis un citoyen ! Moi, le Noir.

Poème signé Yuri MC. Savana du 18 août.

Un Juste est mort

Le grand écrivain égyptien Naguib Mahfouz est décédé mercredi au Caire.

Le lauréat du prix Nobel de littérature en 1988, âgé de 94 ans, avait été placé en soins intensifs après une chute brutale de tension et des problèmes rénaux. Il était hospitalisé depuis le 19 juillet, date à laquelle il a été victime d'une chute dans la rue qui lui a occasionné une blessure à la tête nécessitant une intervention chirurgicale immédiate.

Il est décédé mercredi 30 août à l'hôpital, annonce son médecin.

Né en 1911, Naguib Mahfouz est un romancier de langue arabe mondialement connu. Ses récits néo-réalistes ont fait le tour du monde.

Dénonçant dans le détail à la fois la corruption de la société égyptienne, l'hypocrisie de la société musulmane et les fanatiques islamistes, il a attiré autant les foudres du pouvoir nassérien que celles des oulémas. Quelques-uns de ses livres ont même été interdits en Egypte.

En 1988, il reçoit le prix Nobel de littérature pour l'ensemble de son œuvre. Il est le seul écrivain de culture musulmane à avoir reçu ce prix, et l'un des rares arabo-musulmans à obtenir un Nobel.

Accusé de « blasphème » par les islamistes, il fut victime d'une tentative d'assassinat à l'arme blanche par des fanatiques musulmans en 1994. Il en gardait une paralysie qui l'empêchait d'écrire, ce qui l'obligeait à dicter ses textes.

Son œuvre, déjà boycottée dans de nombreux pays arabes, fut mis à l'index par des autorités civiles et religieuses suite à l'engagement de l'auteur pour la paix entre l'Egypte et Israël.

C'est un Juste qui est décédé aujourd'hui.

Francis Percy Blake

blake@france-echos.com

08/14/2006

Hémisphère Nord

"Tout n'est pas perdu : restent les barbares."
Emil Cioran



Michel Meyer : David Kersan, vous êtes l'agent littéraire de Maurice Dantec et également le directeur du webzine Ring. Stylistiquement il apparaît que Michel Houellebecq se situe aux antipodes de Maurice G. Dantec, leurs préoccupations sont également très différentes, l'un se réclamant du christianisme pendant que l'autre cultive une sorte d'athéisme sauce bouddhiste. Ils sont cependant de la même génération, ont tous deux bousculé l'establishment littéraire français au point de se faire labelliser « nouveau réac » il y a quelques temps; en outre ils tous les deux le talent de saisir, dans des registres très différents, l'esprit du temps. Comment percevez-vous ces deux écrivains ?

David K. :

Michel Houellebecq et Maurice Dantec ont su frapper l'illusion ou d'autres frappaient d'illusions et de mirages le désert malsain de notre époque. Ils ont su dressée la beauté au coeur des usines qui s'effondrent, au coeur des sous-terrains principes de réalité, au coeur de l'inévitable solitude, de notre collective perdition, de l'effritement dynastique, de la foi, du mythe, de l'effondrement vital, de notre corrélative et subséquente haine de la vie, au coeur de l'inopérabilité tragique des nihilismes. La littérature de Michel Houellebecq, d'une certaine façon, atteste de notre propre disparition. Chez lui, la Vérité est triste. Chez Maurice Dantec, la vérité est déportée dans une fractale transcendantale, sur un parallèle Nietzschéen - la vie est quelque chose qui doit être dépassé - et sur un parallèle Divin - l'accès à la cime est évidemment après le monde physique. Vies médiatiques incarcérées dans un système ennemi de la vérité, vies personnelles dont l'ombre portée flotte sur un Internet qui nous aura irrémissiblement séparés, Houellebecq dresse la vie dans l'angle mort d'un mur de cendres, poussières encore, de nous, après avoir rencontré les murs de cette vie, tous enveloppant l'inéluctable direction que prennent les êtres humains en vieillissant, celle du dernier paradigme, celle de la nécessaire, naturelle, existentielle, et toute secrète solitude.

Je me souviens du texte inouï sur la solitude, texte signé Houellebecq sur son site officiel, dont le titre est plus qu'évocateur et selon moi sous-titre générique de toute son oeuvre, même la plus poétique, la plus résistante : « Mourir ». Je me souviens de la force d'inertie de ce texte, la vigueur du Néant déferlant à chaque ligne. Je me souviens de ses mots sur ce pauvre type qu'est Demonpion, l'auteur de la Biographie non autorisée. Ce texte devrait servir de prolégomène ou de conclusion sensationnelle à toute immersion dans son oeuvre, parce qu'il est début et commencement, parce qu'il le précèdera toujours et l'achèvera inéluctablement.  Maurice Dantec avait d'ailleurs réagi à France Inter face au petit journaliste inquisiteur. « En quoi les chagrins d'un écrivain, les drames de sa vie regardent le grand public ?  En quoi son intimité regarde le lecteur ? ». Demonpion de sermonner « Parce que Houellebecq se met en scène, parce qu'il est sur de nombreux plateau, il ne se contente pas d'une petite promotion ! » puis Dantec de reprendre « Et alors ? Pourquoi faire le minimum ? Pourquoi n'aurait-on pas droit de faire le Maximum ? Je fais le maximum pour vendre mes livres. En quoi cela impliquerait un désir de gloire et de médiatisation sur l'intime de ma vie ? ». Enfin, Demonpion en substance « Dis donc, vous avez l'air contre les biographies non autorisées... ça me donne envie d'en faire une sur vous maintenant !». Je laisse vos lecteurs se délecter de cette réponse à la hauteur du triste personnage qu'est Demompion.

Cela étant, Houellebecq, par sa littérature agissante, allant creuser avec la plus cruelle des précisions dans les gouffres de notre condition, ne pourra jamais se faire véritablement pardonner, quoi qu'il puisse décider littérairement. Il ne pourra jamais se faire pardonner d'avoir renversé et écrasé autant de paradigmes vitaux dans les masses humaines que son oeuvre a travaillé au corps et finalement dans sa condensation, authentiquement désespéré.  En anéantissant les fondations, les ressorts même de l'énergie vitale, de l'envie, de l'espoir, en insérant la platitude et la lassitude dans les mouvements-clés des cimes de l'existence, je dois admettre que j'envisage de plus en plus ses livres comme autant de vengeance contre sa vie, contre ceux qui l'ont déçu aux origines de son existence, contre nous tous, puis pour terminer contre sa propre ivresse. Cette impossibilité de pardon est intimement mélangée à son immesurable intelligence, son instinct, sa lucidité, donc associée à la très forte conscience de ce qu'il pouvait provoquer sur le lecteur attentif, donc à son entière responsabilité.  La beauté de son verbe, la douceur avec laquelle il met votre voyage en marche, la finesse du geste levant cet invisible glaive juste au dessus de vos illusions ;à ce titre et comme pour Kafka, sa littérature est un crime parfait. Pour matérialiser ce que j'écris, vous n'avez qu'à contempler les effets d'une parution Houellebecq en Europe, le choc social que cela entraîne parmi les populations, les regroupements massifs de lecteurs à vif lors d'une lecture, ses conséquences directes sur le cortex collectif. La verticalité, l'inventivité de sa poétique et son travail unique à l'abîme place Houellebecq parmi les quatre ou cinq plus grands écrivains de cette planète, tous auteur du crime parfait. Baudelaire a évidemment lui-aussi infusé son propre venin, mais derrière son travail sur le mal gisait une hybride et intense lumière que son art électrifiait, celle d'un immuable fond sonore, fond de joie pure infiltré au coeur du mal, variété de lumière inversée qui soutenait le Mal jusqu'à la pointe acérée de son amplitude et implacable assiduité. Cette lumière irradiait ses chemins transversaux dans l'Abysse de la Laideur, de la Vermine. Houellebecq, de son côté,  a réussi à éteindre la lumière, anéantissant la source vivante du Bien et du Mal, propulsant inlassablement la vie dans une éternelle et vaine tentative, répétitive, de rallumer l'interrupteur, lui-même émettant une lumière d'une intensité toujours plus hésitante, toujours plus faible. Pensiez-vous avoir une existence individuelle ? Pensiez-vous avoir une vie unique ? Des sentiments uniques ? Ne pensiez-vous pas être irrémissiblement dirigé vers le néant ? Pensiez-vous votre vie vierge de gouffres ? Pensez-vous être ignoré par le chaos ? Par son classicisme et sa littérature du quotidien, sa façon d'infuser l'art dans un supermarché, au coeur d'une misérable infidélité, d'un acte médiocre ou tout simplement quelconque, il crée une caisse de résonance plus forte que celle de Dantec, mais trouve par là-même ses propres limites.  J'estime qu'il avait presque tout dit avec Extension du domaine de la lutte, qui reste pour moi son chef d'oeuvre absolu, avec Les Particules. A cette époque, on sent la haine intacte, brûlante, absolue contre chacun des personnages, contre lui-même, foudre inaltérée, universelle et pourtant économe sur la longueur de la démonstration. Ce nerf a perdu en tension au fil de son oeuvre, cet art si nerveux à son décollage, celui d'égaliser les émotions, les creuser, les niveler, ses intercessions de platitude, de relativismes obscurs, voire de suspicions au coeur même des plus fortes impressions d'une vie. En cela, son dernier livre me fait l'effet d'une sorte de déclin nerveux, même si la construction narrative s'est perfectionné, indiscutablement. Oui, La Possibilité d'une île est son meilleur livre. Il fonctionne, se tient magistralement, est très riche. Mais ça n'est pas son plus implacable. D'une certaine façon, quelque chose de pur a disparu de son verbe pour revenir, je le ressens intuitivement, l'habiter lui, en tant qu'homme. Je me souviens, à la lecture de ces deux premiers ouvrages, de cet immédiat sentiment d'être envahi par l'état de survie d'un auteur, perforé par le pic de sa crise. D'ailleurs qui n'a jamais ressenti cette douce et douloureuse perdition rouler en soi à la lecture d'un seul de ses livres ? En cela, il est le seul avec Dantec a avoir attaqué directement, frontalement, c'est à dire en secret, le Cortex même du peuple de nos sociétés occidentales. En cela, il mérite le Saint titre d'écrivain. Et quand j'écris que Michel Houellebecq ne pourra jamais se faire pardonner, je parle autant de son travail admirable de vérité, sur le nihilisme radical de l'époque post-moderne que des dégâts orchestrés sur son public, en passant par le vieux lecteur cynique au jeune homme de vingt ans encaissant la totalité de son oeuvre, avalant et intégrant d'un seul coup le venin de ses théories du néant. A vingt ans, nous nous sentons capable de renverser un monde, de faucher ses imperfections, chargé d'illusions sur lui, ses infinités inédites, sur nous-même et sur l'autre, illusions évidemment moins nombreuses au fil des années, sur soi, sur lui et sur l'autre. Lire Houellebecq à vingt ans, le lire jusqu'au bout, est un acte suicidaire. Donc un véritable acte littéraire, un acte à la fois pour et contre la vie, un acte de retrait manifeste et d'abandon, d'accusation, d'incarcération et de libération.

Son sens aigu du chaos associé à une intelligence cardinale, panoramique, un sens de la formule utilisant tous les ressorts du nihilisme pour créer finalement un humour tonique, voici les conditions-cadres de l'élévation de l'oeuvre de Houellebecq et son issue humoristique envisageable et finalement assez saine tout compte fait. Houellebecq a réussi à nous plonger dans les sous-sols de sa réalité, nous implantant son désespoir subjectif en réalisant l'acte génialement terroriste, donc impardonnable, de nous le faire envisager comme une névrose objective, une angoissante fatalité collective, ancestrale, ontologique. En cela, j'y perçois un très fin face à face avec l'existence et le Créateur, indicible vengeance sur la vie elle-même, la prenant de face, ses livres comme autant de jugements derniers sur cette vie sans Dieu, abandonnée par lui, cet Absent, cette vie traîtresse de ses promesses non tenues, cette vie où peu de choses réellement belles existent, j'entends sans l'intermédiaire esthétisant opéré par l'être humain, lui, ce sous-être, l'ectoplasme post-moderne.

Dantec, par son verbe, son imagination interminable, sa cryogénisation du réel et le renversement du nihilisme, est un astéroïde frappant la Terre décidé à arracher les hommes du sol, de ce chaos asphyxiant, à les déraciner de cet Alcatraz. En cela, il est d'une certaine manière une forme de voie libératrice à Houellebecq car l'étincelle de son verbe naît à la jonction du nihilisme lui-même, de la Toute Puissance et de sa transfiguration, son dépassement. En cela et pour d'autres raisons liées à l'amplitude du sujet et à l'esthétique de son traitement, Maurice G. Dantec est un écrivain qui sur ce point est supérieur à Michel Houellebecq. Dantec est un être du perpétuel recommencement, un être porteur de transcendance, à la différence de Michel Houellebecq qui, au contraire, regarde patiemment, silencieusement les dernières ruines s'effondrer. En cela et à la différence de Dantec, il n'est pas réactionnaire. Être réactionnaire c'est vouloir rétablir un ordre pré-existant, censé être meilleur. Chez Houellebecq, il n'y a pas d'ordre antérieur supérieur. L'effondrement gît en latence, lové sournoisement même dans les époques les plus solaires de notre Histoire. American Black Box, le troisième tome du Théâtre des Opérations de Maurice G. Dantec, à paraître en janvier 2007 chez Albin Michel sera la dernière parole de Dantec sur notre époque. Ensuite, son silence sera total. Et l'Apocalypse de Saint Jean pourrait être l'écho de ce silence  :

« Ainsi puisque te voilà tiède, puisque tu n'es ni froid ni chaud, alors je vais te vomir de ma bouche ».

MM : Un échange transcrit et publié entre MH et MgD pourrait-il avoir un intérêt selon vous ?

Je pense qu'il serait le plus grand face à face réalisé depuis un demi-siècle. Duel au soleil des catacombes, au coeur de l'élasticité du néant et de l'infini.  L'ultraréalisme d'un Houellebecq, sa très sourde intransigeance face à la véritable beauté, son fin sentiment sur la fatale destination et célébration de l'homme ; l'utra-empirisme d'un Dantec, sa puissance hors du commun, son très saint travail à la racine, sa liberté absolue, sa main baguée d'astres écrasée sur les ruines de ce pays, son extension artistique. Le face à face de deux authentiques destins, de deux insondables, de deux points cardinaux capables de renverser des mondes entiers du bout du clavier, de créer la terreur absolue au bout de quelques lignes, de dresser des villes, des mondes, des univers, des chutes à jamais libres et de vertigineuses aventures. Ce duel, déjà en soit, cache des cimetières à perte de vue, des milliers de faux arts, de vision dénuée de tout sens politique, sans dessein, sans saisie, insultant Emil Cioran à chaque page sur la nécessité d'un livre de renverser une vie, des auteurs évidemment assassinés, morts-né, ceux de la reconnaissance immédiate, ceux des marchés calibrés, les ennemis du Verbe, de l'invisible, de la grotte sacrée que doit emprunter tout lecteur lisant un livre digne de ce nom.

MM : Je suis un lecteur régulier du Ring, vous annoncez sur le site la cessation imminente de vos activités, pourquoi ? Avez-vous d'autres projets en vue ?

Ring s'arrête, tout en restant vivant car une seconde vie démarre pour moi. Ensuite, le manque de temps. Et puis, je ne veux plus laisser une ligne aux ratés des forums nauséabonds d'internet, aux obsédés de la calomnie, aux pseudo-artistes et autres gigolos vomir sur notre travail. L'Internet est devenue une jungle, une faune où la crapule, les hystériques viennent vomir leur petit fiel revendicatif, où la parole est devenue four de haine, où tous les ratés viennent jouir en salissant, où je vois la pensée unique investir la toile par l'habit du pseudo-subversif et la crasse s'installer. L'Internet est devenu un cloaque, une impasse, un piège pour ceux qui aiment la liberté. Ne plus leur donner une ligne, à eux et ne jamais oublier nos vrais lecteurs, ces hommes libres. Mais vraie joie au regard des sept années écoulées. Presque tous les plus grands auteurs français y sont passés. Près de 100000 abonnés et évidemment la vie que j'ai aujourd'hui, la vie que je dois majoritairement à mes activités du Ring. J'en profite pour serrer longuement la main à vos lecteurs qui ont apprécié cette furia littéraire. Je laisse l'Internet à quelques nouveaux combattants, d'authentiques combattants, même si tout passe, repasse, copie et s'écrase, se dévalorise sur Internet. Rien n'est aujourd'hui plus excitant pour moi de glisser sur/sous l'eau, de rouler en bord de mer sous un millier d'halo, d'aimer à n'en plus pouvoir respirer, de retrouver la vie primale, immédiate que j'avais abandonné. Jamais je n'ai été aussi heureux qu'à l'heure où j'écris ces lignes.

Enfant, ma mère, une femme à la force insensée qui s'appelle Danielle, m'avait fait profiter des cours de Théâtre à Genève. Après quelques performances de pauvre valeur aux Beaux-Arts, j'ai eu la chance de réussir un casting pour un rôle dans un film sur Rainer Maria Rilke, rôle que je viens de jouer à Paris. Suite à cela,  un réalisateur américain résidant à Paris m'a contacté et fait passer des essais pour un rôle important dans un road-movie psychédélique américain, Down Boys. Une flamme coincée entre ultra-violence et ultra-romantisme dont le tournage est prévu en décembre 2006 dans le désert de Mohavi, à 400 km au sud de Los Angeles, près de Palm Springs. Si nos signatures se nouent, j'y croiserais Kevin Bacon, la poésie rouge du Dieu Excès et la peau profonde de l'Amérique.

David Kersan - david@surlering.fr

08/13/2006

De twaalf geboden van Hitler

Hitler

Adolf Hitler heeft opdracht gegeven om de bijbel te herschrijven. Het boek werd ontdaan van alle verwijzingen naar de joodse geschiedenis.

Tot nu toe werd aangenomen dat alle exemplaren van 'Duitsers met God' vernietigd waren, maar een archivaris heeft nog een exemplaar gevonden in een kerkarchief in Hamburg. Het Duitse boulevardblad Bild publiceerde gisteren enkele fragmenten.

Behalve dat elk spoor van de joodse wortels van het christendom zijn weggepoetst, is de tekst ook veranderd om aan te sluiten op de nazi-leer. De tien geboden zijn bijna helemaal herschreven. Het zijn er nu twaalf. "Gij zult niet stelen" en "gij zult niet doodslaan" pasten niet bij de nazi's en zijn vervangen door "eert uw Führer" en "houd het bloed puur".

Arische Jezus
Ook de biografie van Jezus is grondig veranderd. Zijn voorvaderen zijn nu geen joden meer, maar kwamen uit de Kaukasus. Jezus als ariër. Zijn kruisdood was het directe resultaat van de strijd die hij voerde tegen de joden.

De samenstellers verantwoordden het als volgt: "Jezus kan alleen de redder van ons Duitse volk worden, als hij niet de belichaming van het judaïsme is, maar de joden genadeloos bevecht".

Het paste allemaal binnen de plannen van Hitler om het geloof in Duitsland radicaal te veranderen. Christelijke waarden als naastenliefde en vergiffenis pasten niet bij een ras van Übermenschen dat over 'mindere' volkeren zou heersen.

Hitler wilde het christendom uiteindelijk afschaffen voor een geloof met de Führer als middelpunt. Omdat hij zich realiseerde dat dat niet in een keer kon, liet hij deze bijbel schrijven als eerste stap in de nazificatie van het geloof.

Geen Jeruzalem
In 1939 werd daartoe het 'Instituut voor onderzoek en verwijdering van joodse invloeden op de Duitse kerk' opgericht, waar 50 theologen christelijke teksten aanpasten. In liedboeken verdwenen Hebreeuwse woorden als Hosanna, Jehova en Zion. Zelfs 'Jeruzalem' werd te controversieel geacht en werd vervangen door 'Eeuwige stad van God'. 

In 1941 werd het resultaat naar duizenden kerken in Duitsland gestuurd, in een oplage van rond de 100.000. Het overgrote deel daarvan is verdwenen, vernietigd door trouwe gelovigen. Had nazi-Duitsland de oorlog gewonnen, dan was het ongetwijfeld verplichte literatuur geworden naast 'Mein Kampf'.

Bron: NOS

08/09/2006

Post-It Express

"Un poète mort n'écrit pas. D'où l'importance de rester vivant"

Michel Houellebecq

La possibilité d'un film...













En Avril dernier, Arnaud Lagardère annonçait en grande pompe l'arrivée chez Fayard de Houellebecq, et la publication de son futur ouvrage La possibilité d'une île. L'accord portait également sur l'adaptation au cinéma du scénario, illustrant ainsi la fantastique synergie multimédia mise en place . Bref, un coup d'éclat dans le petit monde de l'édition. Un an plus tard, l'euphorie est retombée. L'ouvrage, dont Fayard attendait des ventes à 400 000 ex., s'est plutôt vendu autour de 300 000 ex. Et nous apprend un article paru dans Les Echos d'hier, GMT, la filiale audiovisuelle du groupe Lagardère, a finalement renoncé à produire le film. Motif, d'après l'entourage des producteurs "Le contrat a été rompu il y a un peu plus d'un an parce que Michel Houellebecq refusait de toucher à son scénario". Ah ces écrivains...
Aux dernières nouvelles, ce sont les producteurs, heureux, de Brice de Nice, qui ont repris le bébé. Nous attendons donc avec impatience, Michel de Nice!
Source La Possiblite d'un film

Houellebecq pourrait quitter Hachette

Dans un blog qui lui est attribué, il reproche à Lagardère de ne plus financer son film.
Par Ange-Dominique BOUZET
QUOTIDIEN : Mercredi 9 août 2006 - 06:00
Michel Houellebecq va-t-il changer d'éditeur ? Quitter Fayard en France, mais aussi Orion au Royaume-Uni ? Et rompre, d'une façon générale, avec toute maison d'édition dépendant du groupe Hachette, en France et à l'étranger ? L'écrivain semble, en tout cas, avoir pris la voie du Web pour proclamer cette décision urbi et orbi, via un texte intitulé «Mourir II» , écrit à la première personne, orné de sa photo et daté du 30 juillet, qui accuse Arnaud Lagardère (patron de Hachette) de lui avoir asséné «un coup très dur, peut-être fatal, en pleine poitrine» .
L'auteur de la Possibilité d'une île se plaint amèrement de l'abandon par Hachette du projet de production du film qu'il entendait lui-même réaliser à partir de son livre. «Il semble aujourd'hui acquis que, malgré les promesses formelles, tant écrites qu'orales, d'Arnaud Lagardère, Hachette ne participera pas au financement [...] Il est bien possible que le film ne puisse pas se faire. Je vacille, à l'heure actuelle, je vacille...» Et d'enchaîner : «J'en tirerai sur le plan contractuel les conséquences prévues [...] Plus aucun de mes livres ne sera publié par une maison d'édition dépendant du groupe Hachette.»
Cri du coeur ? Coup de bluff ? Difficile à évaluer, comme d'ailleurs l'origine exacte du texte, signalé par Pointblog.com, le journal des blogs. Il viendrait d'un nouveau blog de Houellebecq, dont l'adresse a été fournie par un participant au forum des Amis de Michel Houellebecq, auquel on accède par le site officiel de l'écrivain. Pas moyen, hier, d'obtenir de confirmation directe de sa part, ni de commentaire chez Fayard ou Lagardère.

Source Liberation

07/28/2006

The Houellebecq Story

Following the episodes of street violence and civil unrest which surfaced in the suburbs of Paris in late 2005, recent events in French society have conjured up a new political image – the immigrant populations in the suburbs have rebelled against the model of French citizenship, declaring that they remain completely unassimilated on either the economic, social or political level. Typical of the French, you might think. Indeed, they seem to have adopted the old accepted 1968 convention of disagreement within French society: bricks and Molotov cocktails.

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07/07/2006

Theo is dood

Ik heb in 2005 wel eens de wens geuit dat de columns die Theodor Holman na 2 november 2004 in Het Parool schreef, gebundeld zouden worden. Waarom? Omdat hij één van de weinigen is die consequent door is gegaan met zijn eigenzinnige mening met humor te uiten, zijn woede ook, maar vooral zijn scherpzinnige analyse van wat er gaande is in Nederland en omstreken. Die wens is nu uitgekomen en meer dan dat want in Theo is dood staan niet alleen de Paroolcolumns (Holmans Hoofdstad) maar ook een flink aantal teksten die Holman na 2 november 2004 voor weekblad De Groene Amsterdammer schreef. Holman heeft zijn teksten een jaar later herlezen en van commentaar voorzien. Die commentaren staan er nu tussen.

De eerste columns, die van 2 november 2004 tot eind 2004, waren nieuw voor mij omdat ik pas in januari 2005 een jaarabonnement op Het Parool nam om Holman te volgen. (Het is een groot verschil Holman als interviewer te horen dan wel zijn teksten te lezen; mijn voorkeur gaat inmiddels uit naar het laatste.) Bij lezing van die eerste columns werd ik door van alles getroffen maar vooral door bewondering voor Holmans doorzettingsvermogen. Hoe is het mogelijk dat iemand wiens vriend zojuist ritueel is afgeslacht door een in Nederland geboren moslimfanaticus (een primeur in Europa) zulke indringende, bijtende maar toch ook originele en humoristische teksten kan schrijven? En dat bijna dagelijks. Als dat geen ruggengraat tonen is, weet ik het niet meer. Er zijn genoeg 'politiek correcten' die hem de mond wil(d)len snoeren maar ik vermoed dat zijn columns aardig wat mensen 'gesteund' hebben om de gekte, de waanzin die er na 2 november 2004 losbarstte in Nederland te doorstaan: degekteblijfthier.nl!

Citaten
Op 10 december 2004 schreef Holman in De Groene Amsterdammer: (.........) "Nadat de Muur gevallen was, mochten de dissidenten vrijer praten. Wat ze zeiden, was dat het Westen laf was geweest door steeds maar 'aardig' te doen tegen de Russen. Lees hierover het werk van Karel van het Reve maar weer eens, die geduldig uitlegt hoe wij in het Westen het door onze mildheid in feite lastiger maakten voor de dissidenten in het Oosten. Hadden we maar moed getoond, hadden we maar zitten schelden, waren we maar niet mild geweest, hadden we maar niet geprobeerd de boel bij elkaar te houden, dan wisten zij in Rusland in ieder geval dat er daadwerkelijk mensen waren die hen steunden en die hen over de streep konden trekken.
Er is een overeenkomst met de tegenwoordige tijd. Er zijn jongeren met een dubbele identiteit die niet weten bij wie ze horen. Ze zijn geen moslim in Marokko en geen Nederlander in Amsterdam. Deze jongens, zou je kunnen zeggen, zijn het product van onze mildheid. Ook is het zo dat wanneer we mild blijven, de jongeren die zich aan hun milieu willen ontworstelen, daarvoor geen steun krijgen. Willen ze zich ontwikkelen en 'goede' kranten lezen, dan vinden ze in NRC Handelsblad dat Van Gogh eigenlijk de moord aan zichzelf te danken heeft, en dat we het beste maar aardig tegen elkaar kunnen zijn. Ik hoor hier niet bij, hij heeft het niet tegen mij, denkt die jongen. En hij kijkt eens naar een foto van Bas Heijne en ziet een decadente, volgevreten homo en denkt dan: ja, makkelijk praten, liever de islam. Stel nou eens voor dat die jongen letterlijk gedacht had: wat denkt die Heijne eigenlijk wel? En hij was zich dan gaan verdiepen in Heijne. En hij was gestuit op confronterende standpunten. Dat had veel meer effect gehad, maar dat zal nu nooit gebeuren. Bas heeft ze niet. De islam wel.
” (,.........)

Eigenlijk bevatten de commentaren van Holman geen nieuwe inzichten, geen andere conclusies dan die hij toen maakte. Bijvoorbeeld de vaststelling dat sinds de afslachting van Van Gogh de politiek alles doet om de vrijheid van meningsuiting in te perken. Natuurlijk, Holman weet dan al wel hoe de politiek werkt (“politici deugen niet, ze doen alles om in de publiciteit te geraken, ze weten eigenlijk niets, ze zijn onbetrouwbaar, etc..”) maar steeds meer blijkt dat banale idee bewaarheid te worden. Holman constateert wel dat – van alle politici – Geert Wilders vaak dezelfde vragen stelt als hij. Dat vindt hij veelzeggend.

Holmans woede is ook gebleven omdat die dag in dag uit gevoed werd (en wordt) door de laffe en domme daden van de politici. Ik denk dat ik niet alleen voor mezelf spreek als ik zeg dat die woede door velen nog steeds gevoeld wordt, mede doordat de idiotie doorgaat, alsof we haast moeten maken om alles wat de Verlichting ons gebracht heeft, zo snel mogelijk ongedaan te maken. En om de afslachting van Van Gogh halal te verklaren, las ik laatst ergens. Cynisch? Welnee!

Uit de tekst van 17 december 2004, De Groene Amsterdammer: “Moslims uitschelden is wellicht verre van beschaafd, maar heeft niets te maken met discriminatie. Het is alsof we niets durven, alsof we bang zijn om in de war te raken, en natuurlijk begrijp ik dat. Je hebt moslims naast je wonen, ze lopen door je straat, je kent ze op je werk en je hebt geen zin om voor die mensen bang te zijn. Sterker, je merkt dat zij banger zijn voor jou dan jij voor hen hoeft te zijn. Maar dan kun je toch wel hun geloof ter discussie stellen? Er moeten helemaal niet meer moskeeën komen. Maar minder! Er moeten ook geen nieuwe kerken meer komen. Maar juist minder! Iedereen mag uit elke windstreek hier nederdalen, maar laat je geloof thuis. De bijbel en de koran zijn belangrijke boeken, niet om naar te leven, maar als literaire werkstukken en vanwege de culturele invloed die ze hebben gehad. Wat  ik hier beweer, zijn normale, humanistische uitgangspunten. Maar het zijn eveneens standpunten die ik nauwelijks durf te ventileren: als ik iets te hard formuleer, kan ik een mes tussen mijn ribben krijgen. En zeg niet dat ik overdrijf: je tekent wat koranteksten op een naakt lichaam en je tekent je doodvonnis. (............) Het zijn juist de instituties waarvan je moed had verwacht die inzakken: kranten, boekhandels, de linkse politieke partijen, de kunstenaars. Ik ben als de dood dat straks de opiniepers en de uitgevers volgen. De angst de hypotheek niet meer te kunnen betalen is groter dan de angst dat het vrije woord je ontnomen wordt.

Uit De Groene Amsterdammer: 14 januari 2005: “We wilden er wat aan doen. Voor de allochtonen. Theo maakte Najib en Julia. Dat was niet genoeg. We wilden nog wat doen. We maakten Cool! Dat was niet genoeg, dus we hadden nog meer plannen. Welke schurk die zogenaamd zijn toon had gematigd, heeft zoiets ook gedaan? Welke gore kloot die zei dat de moord op Theo ook wel een beetje zijn eigen schuld is, verrichtte hetzelfde 'zendingswerk', om een woord te gebruiken waarmee Theo en ik ons eigen werk bespotten.

Mooi maar schrijnend is de beschrijving die Holman geeft van het 'bezoek' dat Ayaan Hirsi Ali aflegde aan de vermoorde Theo van Gogh. Ook de woordenwisselingen die Holman met zijn dochter heeft, geven aan hoe Holman in beslag is genomen en, zoals hij zelf ook schrijft, 'geradicaliseerd' is door de moord op zijn vriend.

De Groene Amsterdammer, 18 februari 2005: (........)“Ik geloof wel dat er racisme is, maar ik geloof dat dat racisme alleen te maken heeft met de islam. Ik heb de laatste tijd wel met veertig, vijftig van de meest rechtse autochtonen gesproken. Niet alleen zeer rechts, ook keihard, maar niet één discrimineerde zomaar, zoals voor de oorlog.
Ik durf zelfs de volgende stelling aan: in een stad als Amsterdam worden de joden verreweg het meest gediscrimineerd, meer dan welke andere groep ook. Verreweg. Door alllochtonen en autochtonen. Dit baart mij dan ook veel meer zorgen dan de zorgen om onze moslims. Eigenlijk is de treurige conclusie dan ook als volgt: de moslims zijn niet de joden van voor de oorlog. De moslims hebben eerder onze joden weer de joden van voor de oorlog gemaakt. En niet alleen de joden....
”(.........)

Holman haalt enkele herinneringen op aan zijn vriendschap met Van Gogh. Eén zal ik er hier verklappen omdat die Theo van Gogh zo goed neerzet. Theo organiseerde vroeger altijd een kerstdiner, later deed Max Pam dat en verzorgde Theo de wijn. Hij bestelde dan de beste wijnen (van iedere kleur dertig). Theo had een keer gemerkt dat er flessen wijn overbleven en dat die in de kelder van Max verdwenen. Dus wat deed hij het volgende jaar? Hij bestelde weer evenveel flessen wijn maar ontkurkte ze voor het eten. Alle flessen! Het was een ritueel waar hij duivels plezier in had, zoals hij wel om meer zaken duivels plezier had, aldus Holman.

Holman krijgt last van  kwaaltjes en ondergaat allerlei medische onderzoeken. Hij is moe maar gaat toch door met schrijven.

De Groene Amsterdammer,
16 september 2005 (.......) “Het is nu vier jaar na 11 september. Er is een lijn te trekken van de Twin Towers naar Theo van Gogh. Er is niet 'niets aan de hand'. Het is ook niet zo dat het 'wel meevalt'. Er zijn uitwassen die rechtvaardigen dat je het moslimgeloof kritisch moet benaderen, bestrijden zelfs tot het ongevaarlijk is, met alle middelen die overtuigen, behalve geweld. Ik ben geen jakobijn, ik ben geen fundamentalistische godsdienstbestrijder, ik wil columns schrijven, soms fel, soms vuil, soms grappig, soms boertig, ik wil films maken, politiek bedrijven. Pas in laatste instantie, als mijn vrijheid zodanig beperkt wordt dat ik me moet verbergen en mijn geestverwanten op een niet te rechtvaardigen wijze worden vermoord, zal ik me daadwerkelijk wapenen met meer dan woorden. Maar verder dan een draai om iemands oren wil ik dan niet gaan.

Theo is dood
is een boek dat naast 'Allah weet het beter” komt te staan. Ik zei het al, er zijn genoeg mensen, te veel mensen, die liever hebben dat ook Holman z'n mond houdt maar ik ben Holman er dankbaar voor dat hij deze teksten heeft geschreven want ze hebben behalve een herkennende en confronterende ook een troostende werking (gehad) en ik ben opgelucht dat de laatste regels uit het boek luiden: “Theo is nu een jaar dood. Ik denk dat ik nog maar eens een jaar elke dag over hem schrijf. Ik denk dat ik altijd over hem zal schrijven.Het Parool, 2 november 2005.

Annelies van der Veer

Theo is dood - Theodor Holman
Mets en Schilt, Amsterdam, 2006
18 euro.
www.metsenschilt.com

07/05/2006

"Le Coran contre la République. Les versets incompatibles"

Les versets du Coran qui abordent les aspects politiques et sociaux se comptent par centaines. L'argument de sacralité du livre doit-il continuer de s'opposer à la question de son incompatibilité avec le droit français ? Les musulmans proclament haut et fort : « Le Coran est notre Constitution ! »

Les versets du Coran pouvant donner lieu à critique pour incompatibilité avec les lois de la République sont nombreux. Le présent ouvrage en cite plus de quatre cents qui sont manifestement des écrits ayant le caractère de « provocation à crimes et délits contre les personnes ». Ce sont en premier lieu des versets énonciateurs de droit civil, concernant surtout le statut de la femme et le régime de transmission des biens par héritage, dont on sait qu'ils sont en discordance complète avec le Code Civil français. D'autres versets instituent un droit pénal radicalement incompatible avec les dispositions du Code Pénal français, à cause notamment du recours à des châtiments corporels allant jusqu'à la mutilation.

Qui plus est, certains versets que l'on peut difficilement considérer comme faisant partie d'un quelconque droit pénal, instituent un régime de châtiments par vengeance personnelle et application du talion. Le Coran est extrêmement précis, ne laissant à la limite aucune place à une quelconque interprétation, ce qui obère a priori toute tentative tendant à rendre le droit coranique compatible avec les lois de République.

La lecture comparée des versets du « livre révélé » de l'islam et des articles du Code Civil et Pénal fera juge le lecteur.

TABLE DES MATIÈRES
Avertissement
Introduction
Chapitre I
Provocations à la vengeance
Chapitre II
Provocations à l'esclavagisme
Chapitre III
Provocations à la discrimination religieuse et à la haine
Chapitre IV
Les catégories de la discrimination religieuse
Chapitre V
Provocations au racisme anti-juif
Chapitre VI
Provocations au meurtre et à la Guerre pour cause de discrimination religieuse
Chapitre VII
Provocations à la discrimination sexuelle et à la désobéissance civile
Chapitre VIII
Provocations au mensonge
Chapitre IX
Interdits alimentaires
Chapitre X
L'inévitable épuration du Coran
Exergue

Pour commander le livre : http://www.editions-de-paris.com/article.php3 ?id_article=181

Commentaire :

Décidément la peur est en train de changer de camp ! Qu'un tel livre trouve un éditeur est un signe fort que la chape de plomb du "politiquement correct" craque de partout. Amis résistants achetons ce livre et faisons-le connaître car il faut soutenir de tels auteurs. IL peut être une excellente idée de cadeau à un(e) ami(e).

L'ISLAM DES TEXTES EST-IL COMPATIBLE AVEC LA REPUBLIQUE ?

Tant qu'on y est un message d'encouragement à l'auteur et à l'éditeur s'impose en envoyant un courrier à l'adresse.

éditions de Paris
13 rue Saint Honoré
78000 Versailles

07/03/2006

Theo is dood

Op 2 november 2004 werd Theo van Gogh op gruwelijke wijze om het leven gebracht. Deze politiek-religieuze moord zette Nederland op zijn kop. Theodor Holman, vriend van Van Gogh, gebruikte zijn columns in Het Parool en De Groene Amsterdammer om verslag te doen van zijn verdriet, kwaadheid, rouw en ongeloof.

Na een jaar herlas Holman zijn eigen columns om precies te weten wat er in dat jaar gebeurd was. Hoe reageerde de politiek? Hoe reageerde de pers? Wat deden de vrienden en familie van Theo? Waren Holmans eigen standpunten nog houdbaar? Waar had hij zich vergist? Klopten zijn analyses en observaties? Zo ontstond een unieke kroniek van een woedende schrijver.

Verschenen in in twee edities:

Gebonden, ISBN 90 5330 511 4; EUR 25,-

Paperback, ISBN 90 5330 513 0; EUR 18,-

NUR 320; Omvang: 320 pp.

06/06/2006

Ze was zeven en moest door een hel

Verminkt Auteur: Khady
Genre: Romans
Aantal pagina's: 208
Uitvoering: paperback
ISBN: 90 443 1570 6
Verschijningsdatum: juni 2006
Originele titel: Mutilée
Prijs: € 16.90

Ieder jaar worden er twee miljoen meisjes besneden. Als gevolg daarvan zijn er wereldwijd 130 miljoen vrouwen genitaal verminkt. Volgens de traditie zou vrouwenbesnijdenis de vruchtbaarheid verhogen en de maagdelijkheid garanderen, evenals de trouw aan de echtgenoot. In werkelijkheid brengt deze barbaarse verminking levens in gevaar, wordt meisjes voor altijd de kans op genot ontnomen en hun ontplooiing als vrouw onmogelijk gemaakt.

‘Twee vrouwen pakken me vast en sleuren me mee de kamer in. De ene, achter me, houdt mijn hoofd vast en drukt met haar knieën keihard op mijn schouders, zodat ik niet kan bewegen; de andere houdt mijn benen wijd. Mijn hart begint heel hard te bonzen...’

Dit is de aangrijpende getuigenis van de Senegalese Khady, die als kind deze nachtmerrie heeft doorgemaakt. Nu heeft zij de moed gevonden om de stilte te doorbreken. Khady doet haar uiterste best om kinderen en vrouwen te redden van het gruwelijke lot van seksuele verminking. Haar boek is een hartverscheurende kreet van woede en pijn, maar ook een gepassioneerd pleidooi ter voorkoming en afschaffing van deze achterhaalde traditionele praktijken.

Lees meer informatie over de inhoud van het boek in deze log

05/23/2006

Parution du livre de Louis Chagnon

Je vous informe de la sortie du livre : "Les débuts des conquêtes arabo-musulmanes, Mythes et réalité" Aux éditions Godefroy de Bouillon. Il fait 86 pages et est en vente au prix de 13 €. Les éditions Godefroy de Bouillon ne sont pas en vente en Fnac. Pour toute précisions l'e-mail de l'éditeur est godefroydebouillon@free.fr Le livre est en vente dans plusieurs librairies dont la librairie France Livres, 6, rue du Petit Pont, 75005 Paris

04/19/2006

L'ISLAM DES INTERDITS

Par Anne-Marie DELCAMBRE
« L'islam des interdits » de Anne-Marie Delcambre est un livre récent à lire par toute personne qui s'intéresse à l'islam. Anne-Marie Delcambre est docteur en droit, docteur en civilisation islamique, et agrégée d'arabe classique. Elle enseigne l'arabe au Lycée Louis-le-Grand à Paris et donne régulièrement des conférences sur la religion islamique.

Selon Anne-Marie Delcambre, il faut avoir le courage de dire - au risque de choquer - que « l'intégrisme n'est pas la maladie de l'islam, il en est l'intégralité ». les seuls « vrais musulmans » sont les intégristes, parce qu'ils sont les seuls à suivre, à la lettre, le texte sacré du Coran.

Elle voudrait que l'on prenne conscience qu'il y a une complicité objective entre ceux qui disent « ce n'est pas ça l'islam » parce qu'ils voudraient que ce ne soit pas cela et les musulmans qui disent « il vaut mieux que l'on dise cela » plutôt que de remuer ce qui gène ! Il règne, selon elle, une hypocrisie généralisée, une sorte de politiquement correct qui fait que l'on ne veut pas dire la vérité sur les textes du Coran. Et pour appuyer sa thèse, elle analyse, en 17 courts chapitres, les textes du Coran et des « 70 interdits de l'islam ».

Prudente, Anne-Marie Delcambre accuse les textes fondateurs de l'islam et non les musulmans! Ce ne sont pas, selon elle, les islamistes les coupables, mais les textes qui leur permettent de l'être. Il en est ainsi du statut discriminatoire des Juifs et des Chrétiens (dhimmitude), de l'appel à la guerre sainte voire au meurtre, de la place des femmes, de la place assignée au Prophète... En précisant bien qu'elle critique les textes et non les musulmans, elle tente visiblement de se mettre à l'abri d'une éventuelle accusation de « racisme ». Elle prend notamment la défense de l'islamiste Tariq Ramadan, qui selon elle n'aurait commis pour seul crime que le fait de vouloir appliquer intégralement les textes sacrés de sa religion....

Lors de l'émission « Arguments » du 11 janvier dernier sur la RTBF, elle a même laissé entendre à Jean Rosoux qui l'interviewait, qu'elle avait dû s'autocensurer pour pouvoir publier son livre...


Paru aux éditions Desclée de Brouwer en octobre 2003: « L'Islam des Interdits » d'Anne-Marie Delcambre, 146 pages. ISBN : 2-220-05415-2. 14 euros

04/18/2006

Un plaisir maudit - Enjeux de la masturbation

Bertrand Ferrier

Maudite dans les premières pages de la Bible, honnie par l'Église, les médecins, les moralistes puis les psychanalystes, sujet de honte ou de plaisanterie, la masturbation a toujours menacé l'ordre des choses. Dans une démonstration vivante et documentée, l'auteur décrypte avec rigueur et ironie les stratégies développées par toute société dans le but de canaliser les fantasmes de l'individu. Cet essai iconoclaste qui - à travers deux mille ans d'auto-érotisme - convoque des auteurs aussi divers que Dion Chrysostome, Charles Baudelaire, Melanie Klein et Zoé Valdès, bouscule ainsi notre perception de l'échec affectif et de la fatalité amoureuse.

L'Iran, la bombe et la démission des nations

de Thérèse Delpech

L'Iran a engagé avec la communauté internationale une dangereuse partie de poker nucléaire. Téhéran n'entend pas céder aux injonctions lui intimant de cesser les activités dissimulées aux inspecteurs internationaux pendant dix-huit ans. Mais au printemps 2006, les connaissances acquises sur les activités iraniennes ne laissent plus planer de doute sur les ambitions militaires de Téhéran.

Chacun se trouve donc désormais au pied du mur. L'Iran tout d'abord, qui pense peut-être à tort pouvoir l'emporter dans une épreuve de force. Les Européens ensuite, qui doivent montrer que le multilatéralisme n'est pas une façon de remettre à toujours plus tard les décisions. La Russie, qui doit faire un choix clair en faveur de la non-prolifération. Quant aux États-Unis, il leur faudra adopter une politique qui réponde à la violation par l'Iran de ses engagements internationaux. Téhéran dispose certes d'une importante capacité de nuisance en Irak, au Liban, et sur le marché du pétrole. Mais qu'en serait-il si Téhéran avait en outre l'arme nucléaire? Telle est la question. Une analyse édifiante qui pose la question de la stabilité mondiale.

SOURCE CERI/Autrement, 2006

04/14/2006

APOCALIPSE

Auteur: Manuel d'Novas

Pourquoi autant de méchanceté dans ce monde
Si nous sommes ici seulement pour une seconde
Pourquoi autant d'inimitié, qui ne crée que du malheur
Pour quoi autant d'angoisse et de guerre
Si nous pouvons créer la paix sur la terre
Mieux vaut réfléchir
L'homme est plein de méchanceté,
Sans respect pour la nature,
Oh Dieu m'écoute
Certains refont le monde
D'autres perdent la tête
Sans que ne soit venue l'heure
Monopole d'une noctambule
Et destinée de nos vies
A toute heure une nouvelle
A chaque minute une malice
Le désarmement est un blabla
de banquet et vice-versa
C'est la fortune d'un côté
Et la misère de l'autre
Le monde est pire qu'un jeu de mots
Ne me dis pas de me taire
Je dis la vérité
Nous vivons sous la menace
D'un fléau pour toute la race
Le monde pourrait être toute autre chose
La vie pourrait être rose
Si nous pouvions tous nous donner la main
Avec Dieu et l'amour au cœur
Mais la Bible nous parle de l'Apocalypse

04/10/2006

Dan Brown a nouveau accusé

Mikhaïl Anikine, un scientifique russe, accuse Dan Brown, auteur du "Da Vinci Code", de lui avoir emprunté certaines idées ainsi que son titre. Le scientifique dit avoir partagé en 1998 avec des confrères américains sa conviction selon laquelle la Joconde est composée de deux images, celle du Christ et celle de la Sainte Vierge, et représente le "Da Vinci Code". J'ai dit ça notamment à mon homologue américain William Sten qui s'était montré intrigué et qui a demandé mon accord pour raconter cette hypothèse à un auteur des romans policiers qu'il connaissait. J'ai dit d'accord, mais tout en demandant que cet auteur indique dans son livre que c'était mon idée à moi. J'ai l'intention de saisir la justice dans les prochains jours, conclu-t-il.

04/08/2006

Manuscript sheds kinder light on Judas

WASHINGTON — For 2,000 years Judas has been reviled for betraying Jesus. Now a newly translated ancient document seeks to tell his side of the story.
The "Gospel of Judas" tells a far different tale from the four gospels in the New Testament. It portrays Judas as a favored disciple who was given special knowledge by Jesus — and who turned him in at Jesus' request.

"You will be cursed by the other generations — and you will come to rule over them," Jesus tells Judas in the document made public today.

The text, one of several ancient documents found in the Egyptian desert in 1970, was preserved and translated by a team of scholars. It was made public in an English translation by the National Geographic Society.

Religious and lay readers alike will debate the meaning and truth of the manuscript.

But it does show the diversity of beliefs in early Christianity, said Marvin Meyer, professor of Bible studies at Chapman University in Orange, Calif.

The text, in the Coptic language, was dated to about the year 300 and is a copy of an earlier Greek version.

A "Gospel of Judas" was first mentioned around A.D. 180 by Bishop Irenaeus of Lyon, in what is now France. The bishop denounced the manuscript as heresy because it differed from mainstream Christianity. The actual text had been thought lost until this discovery.

Elaine Pagels, a professor of religion at Princeton University, said, "The people who loved, circulated and wrote down these gospels did not think they were heretics.''

Added Rev. Donald Senior, president of the Catholic Theological Union of Chicago: "Let a vigorous debate on the significance of this fascinating ancient text begin.''

Senior expressed doubt that the new gospel will rival the New Testament, but he allowed that opinions are likely to vary.

Craig Evans, a professor at Acadia Divinity College in Nova Scotia, said New Testament explanations for Judas' betrayal range from money to the influence of Satan.

"Perhaps more now can be said," he commented. The document "implies that Judas only did what Jesus wanted him to do.''

Christianity in the ancient world was much more diverse than it is now, with a number of gospels circulating in addition to the four that were finally collected into the New Testament, noted Bart Ehrman, chairman of religious studies at the University of North Carolina.

Eventually, one point of view prevailed and the others were declared heresy, he said, including the Gnostics who believed that salvation depended on secret knowledge that Jesus imparted, particularly to Judas.

The newly translated document's text begins: "The secret account of the revelation that Jesus spoke in conversation with Judas Iscariot.''

In a key passage Jesus tells Judas, "You will exceed all of them. For you will sacrifice the man that clothes me.''

This indicates that Judas would help liberate the spiritual self by helping Jesus get rid of his physical flesh, the scholars said.

"Step away from the others and I shall tell you the mysteries of the kingdom," Jesus says to Judas, singling him out for special status. "Look, you have been told everything. Lift up your eyes and look at the cloud and the light within it and the stars surrounding it. The star that leads the way is your star.''

Follow up

04/07/2006

Un mystérieux évangile pour réhabiliter Judas

Le National Geographic révèle en mai prochain des extraits d'un texte connu sous le nom d'Evangile de Judas, qui raconte comment Jésus aurait demandé à Judas de le trahir par le baiser qui porte son nom, afin de le libérer de son corps terrestre et assurer la rédemption de l'humanité.

« Tu seras maudit sur des générations, et tu les surpasseras tous, car tu sacrifieras l'homme qui m'habille ». C'est ce qu'aurais prédit Jésus à Judas après lui avoir demandé de le trahir, si l'on en croit l'Evangile selon Judas, qui refait irruption aujourd'hui dans le mensuel National Geographic le « Codex Tchacos ».

Finie, l'image du traître vénal et des trente deniers de récompense ? Le mot Judas deviendra-t-il bientôt synonyme d'ami fidèle, et non de félon ? Seule pièce au dossier de cette réhabilitation, un manuscrit en papyrus de 26 pages, écrit en copte et anonyme. Il daterait du début du IVème siècle, datation au carbone 14 et analyse d'encre à l'appui.

Mais en l'an 180 déjà, Irénée, évêque de Lyon, conteste cette vision de Judas dans son texte « Contre les Hérésies ». Il dénonce une vision hérétique et fictive, car différant sensiblement de l'histoire relatée par les quatre évangiles du Nouveau Testament. Il attribue la croyance en un Judas inspiré par Jésus à une secte qu'il appelle les Caïnites, et cite même un « Evangile de Judas ». Il existerait donc une version plus ancienne, rédigée en grec.

Revenu de l'Enfer

La version présentée au public par la National Geographic Society serait une copie réalisée dans un monastère gnostique égyptien, puis cachée dans un tombeau, probablement durant la campagne de Saint Athanase pour détruire tous les textes jugés hérétiques.

La publication de ce document par le National Geographic, et les nombreux débats qu'il ne manquera pas de déclencher à l'heure où le Da Vinci Code passionne les foules, ne bouleversera probablement pas la vie des chrétiens qui se sont pour la plupart fait leur idée sur le rôle de Judas, entre traître inspiré par Satan et simple instrument des Ecritures. Mais il a le mérite de faire sortir Judas de sa dernière résidence littéraire connue. Dans la Divine Comédie, de Dante, Judas se trouve plongé, la tête la première, dans la gueule centrale d'un Lucifer à trois têtes, dans le 9ème cercle de l'Enfer, et même dans sa 4ème subdivision - la plus terrible- qui porte son nom.

Geen plagiaat in De Da Vinci Code


LONDEN (ANP) - Bestsellerauteur Dan Brown heeft zich in zijn boek De Da Vinci Code niet schuldig gemaakt aan plagiaat. Dat is de uitkomst van de rechtszaak die twee schrijvers tegen uitgeverij Random House van Brown hadden aangespannen.

De rechters van de Hooggerechtshof in Londen oordeelden dat Brown geen stukken uit het boek van de twee klagers, getiteld 'Het Heilige Bloed en de Heilige Graal', had overgeschreven of hun ideeën had gestolen. In een verklaring liet Brown weten dat ,,de uitspraak aantoont dat de aanklacht in het geheel ongegrond was. Ik ben nog steeds verbijsterd dat de twee auteurs überhaupt een zaak hadden aangespannen.''

Het schrijversduo Michael Baigent en Richard Leigh zeiden dat Brown ideeën had gestolen uit hun boek, waarin zij stelden dat Jezus Christus een kind had. Zij gingen uit van de theorie dat Jezus en Maria Magdalena getrouwd waren en dat er tot op heden nazaten van hen rondlopen. Ook Brown steunt in De Da Vinci Code op deze theorie. Hij zegt echter dat hij zich op tal van andere bronnen heeft gebaseerd en dat hij Baigent en Leigh indirect - door middel van naamsverwijzingen - in zijn bestseller heeft geïntroduceerd.

Overigens gaf Brown toe dat zijn echtgenote Blythe het leeuwendeel van de research voor De Da Vinci Code heeft gepleegd. Blythe verscheen niet in de rechszaal.

Baigent en Leigh zitten nu opgescheept met de kosten van het proces, die inmiddels zijn opgelopen tot ruim anderhalf miljoen euro. Zij kunnen alleen troost putten uit het feit dat de verkoop van hun boek uit 1982 door de publiciteit omhoog is geschoten.

Le long voyage du manuscrit

Enterré depuis 1700 ans environ, l'évangile de Judas est découvert près d'El Minya en Egypte vers 1970 dans des conditions qui restent troubles. Il arrive aux Etats-Unis via l'Europe. Il reste 16 ans durant dans une boîte hermétique à Long Island, jusqu'à ce que l'antiquaire Frieda Nussberger-Tchacos, qui a donné son nom au codex, l'achète en avril 2000. Le voyant se détériorer à vue d'œil, et n'ayant pas réussi à le vendre, elle le confie en avril 2001 à Mario Roberty, directeur de la Fondation Maecenas pour l'art ancien, en Suisse. Il est alors gardé loin des yeux du monde, le temps de recomposer ce puzzle d'un millier de pièces, de le restaurer et de le traduire. Il sera bientôt rendu au musée copte du Caire.

"Da Vinci Code" n'est pas un plagiat


Un juge anglais a estimé vendredi que le bestseller planétaire "Da Vinci Code" n'était pas un plagiat, rejetant les accusations de deux Britanniques selon lesquels son auteur avait repris le thème central d'un de leurs livres paru 20 ans plus tôt.
Le juge Peter Smith, qui avant de parvenir à ses conclusions avait relu minutieusement les ouvrage concernés, a affirmé que l'ouvrage derecherche de Michael Baigent et Richard Leigh, "L'Enigme sacrée", n'avait pas vraiment de thème central et que ce prétendu thème centraln'était qu'une création artificielle, (établie) à partir du 'Da Vinci Code', à des fins de procès.

Même si le thème central avait été copié, celui-ci était trop général et pas suffisamment abstrait pour que les lois sur le copyright puissent leprotéger, a-t-il expliqué.

L'Américain Dan Brown, auteur du "Da Vinci Code", s'est immédiatement réjoui du verdict. Il montre que l'accusation était entièrementinjustifiée. Je suis toujours étonné que ces deux auteurs aient décidé d'intenter cette action en justice, a-t-il déclaré.

Lors du procès le mois dernier, l'auteur désormais multimillionnaire s'était vivement défendu de tout plagiat, même si certains thèmes de sonbestseller reprennent ceux contenus dans "L'Enigme sacrée", notamment celui du mariage de Marie-Madeleine et Jésus, qui auraient euensemble un enfant.

Il avait souligné que durant les recherches menées avec son épouse Blythe, "L'Enigme sacrée" n'avait été que l'un des nombreux livres qu'ilavait parcourus, sur le tard, alors que son bestseller était déjà bien avancé. Il n'a jamais caché qu'il connaissait son existence, et en fait même mention dans le "Da Vinci Code".

Un procès qui rapporte... aux perdants

Le verdict du juge, rendu dans un silence de mort, dans une salle d'audience comble, était attendu avec appréhension dans le mondelittéraire, car la liberté des auteurs de fiction à s'inspirer de recherches existantes était en jeu.

La maison d'édition Random House, qui a publié le "Da Vinci Code" au Royaume-Uni et était la cible de la plainte de Baigent et Leigh -également publiés... chez Random House - l'a souligné une fois le verdict rendu.

Le bon sens a prévalu (...) Le jugement d'aujourd'hui garantit que les romanciers resteront libres de s'inspirer de recherches historiques.C'est très important, a déclaré la maison d'édition.

Le juge a également condamné les plaignants à payer 85% des frais de justice de Random House, estimés à 1,3 million de livres(1,87 million d'euros), avec un premier versement de 350.000 livres (500.000 euros) d'ici au 5 mai.

Heureusement pour eux, le procès a eu un effet bénéfique sur les ventes de "L'Enigme sacrée", à moindre échelle un best-seller avec 2millions d'exemplaires vendus.

Le "Da Vinci Code", roman à suspense qui démarre par un meurtre au musée du Louvre, s'est, lui, vendu à 40 millions d'exemplaires depuissa sortie en 2003 et a été traduit en 44 langues.

Il aurait rapporté plus de 250 millions de dollars à Dan Brown.Le procès ne visait pas directement l'écrivain américain, qui avait pourtant assisté à toutes les audiences. Il avait témoigné à la demande desa maison d'édition.

Si Baigent et Leigh l'avaient emporté, Random House aurait pu se voir interdire de publier le "Da Vinci Code" au Royaume-Uni. La question seserait également posée pour la sortie en Grande-Bretagne du film à gros budget tiré du best-seller, prévue le 19 mai.

Une première plainte en plagiat visant Dan Brown en août dernier aux Etats-Unis s'était déjà soldée par une décision en sa faveur. (D'après AFP)

03/24/2006

L'anti-Chirac s'arrache en librairie

Dîner mondain chez Jérôme Monod, conseiller et ami de Jacques Chirac, rue de Verneuil. Il y a là un grand patron, quelques personnalités de la culture et de la politique et Franz-Olivier Giesbert, directeur du Point, auteur de La Tragédie du président (Flammarion, 2006). Le livre, assassin pour le président, n'est pas encore sorti.

Auteur d'une biographie aimable de Jacques Chirac (Le Seuil, 1987) et de deux livres acerbes sur François Mitterrand - ce dernier disait de lui qu'il avait "le guillemet facile" -, Giesbert distille les plus piquantes anecdotes de son nouvel opus. Selon un convive, la conversation tourne au jeu de massacre pour M. Chirac. Pire que le"French bashing" de la droite américaine contre la France et son président au moment de la guerre d'Irak. Qui ose défendre le chef de l'Etat ? Personne.

La production éditoriale des quinze derniers mois sur le président en dit long. Le dernier livre en date, celui du directeur du Télégramme de Brest, Hubert Coudurier, s'intitule Requiem pour les années Chirac (Jacob-Duvernet, 2006). Moins centré sur la personne du président que sur le défaitisme d'une "France coupable", il est néanmoins fort dur pour celui qui l'a dirigée depuis bientôt onze ans. C'est lui "le grand culpabilisateur" d'un pays frileux, rétif à la réforme et nostalgique d'une grandeur passée. Le livre emprunte à la psychanalyse, à la politique et à la sociologie pour décortiquer un septennat et un quinquennat semés d'échecs.

Ce Requiem prend la suite d'une série de titres dont la seule énumération donne à comprendre la déception engendrée par l'homme qui fut élu en 1995 contre la fracture sociale et en 2002, à plus de 82 %, contre Jean-Marie Le Pen. Quelques exemples en 2005 : Le Gâchis, de Robert Schneider, chef du service politique du Nouvel Observateur (Bourin éditions) ; Jacques le petit, de notre collaborateur Laurent Mauduit (Stock) ; Accusé Chirac, levez-vous !, de Denis Jeambar, directeur de la rédaction de L'Express ; D'un Chirac l'autre, de l'un de ses anciens collaborateurs, Bernard Billaud, sans doute le plus documenté. Sans oublier Jacques Chirac, ou l'homme en fuite (Dualpha), de Gilbert Comte, Le Chirac se cacherait-il pour mourir ? (Ramsay), de Benoît Rayski et Le Pire d'entre nous (Privé), de Bertrand Delais.

Aucun de ces livres, pourtant, n'a inquiété l'Elysée comme celui de "FOG". Au 20 mars, dix jours après sa parution, il a été tiré à 180 000 exemplaires, dont 138 000 sont déjà vendus ou chez les libraires, selon Flammarion. "Il m'est tombé des mains, je me suis forcé à le lire", affirme pourtant l'un des conseillers pour la presse de l'Elysée, qui avait adoré le Jacques Chirac de 1987. Une autre, fataliste, hausse les épaules, soulignant des erreurs factuelles. Un ministre proche du président enrage : "Il démolit Villepin et Chirac et épargne Sarkozy."

En pleine bataille du contrat première embauche (CPE), le livre ne pouvait tomber plus mal pour le couple exécutif. Dominique de Villepin veut y voir du dépit. "Nous avons été très proches", dit-il en parlant de Giesbert. Le premier ministre, réputé grand lecteur, affirme qu'il n'a pas lu l'ouvrage, mais l'accuse de prendre position en faveur du ministre de l'intérieur. Pourtant seul le CPE, si contesté dans la rue, trouve grâce aux yeux du directeur du Point. M. de Villepin a sa petite interprétation. "C'est normal, il m'attaque tellement qu'il faut bien qu'il se fasse pardonner", dit-il.

Fin 1991, après dix ans de règne, François Mitterrand avait atteint dans les sondages des niveaux d'impopularité que M. Chirac n'a pas encore égalés. Mais l'abondante bibliographie dont il fut l'objet (200 livres, dont 121 encore disponibles selon la banque de données Electre) comprend peu de critiques aussi violentes, et l'ancien chef de l'Etat a eu droit à quelques belles hagiographies. Il y a sur M. Chirac moitié moins de livres, mais beaucoup de pamphlets. S'il reste des avocats du président, le créneau est libre.

Béatrice Gurrey

03/22/2006

Allah & Eva

Al binnen twee weken na publicatie is er nu een vierde druk van Allah & Eva.

Uitgeverij Augustus

'Het boek waarin Betsy Udink op indrukwekkende wjize verslag uitbrengt van de jaren die ze in Pakistan heeft doorgebracht, heeft mij diep getroffen.' EMMA BRUNT in HP/DE TIJD

Drie jaar lang, van 2002 tot 2005, verbleef Betsy Udink in Pakistan, het Land der Zuiveren. Ze ging op onderzoek uit, en liep onder andere op tegen honderden eremoorden en tegen seksueel misbruik van jongens.

In Peshawar bezocht zij een bijeenkomst van gesluierde fundamentalistische vrouwen, waar de ideale moslimvrouw werd bezongen. Als een van de laatste westerlingen reisde ze door Baluchistan. Deze Pakistaanse provincie komt het laatste jaar, ook in Nederland, regelmatig in het nieuws door de nationalistische opstanden die er zijn uitgebroken. De enige buitenlanders die er nog zijn - arbeiders en ingenieurs uit China - worden voortdurend bedreigd.

Tussen alle ernst over de positie van 'Eva' schetst Betsy Udink ook een aantal komische situaties waarin zij terecht kwam. Op de enige skipiste van het land werd zij achterna gezeten door jongens die haar tot de islam probeerden te bekeren. Ze zong samen met de rooms-katholieke bisschop en fundamentalistische moslims op de verjaardag van de Profeet Mohammed 'Happy Birthday, dear Prophet'. In Pakistan zag zij ook de tegenvoeter van de politieke islam: de verering van moslimheiligen en de vrolijke kermissen ter gelegenheid van hun sterfdag.

03/17/2006

Michel Onfray raélien d'honneur malgré lui

Présenté par son éditeur, Grasset, comme "le philosophe le plus lu de France", Michel Onfray ne goûte guère l'hommage que vient de lui rendre le mouvement raélien, cette "religion athée". L'affaire est datée du 4 mars, jour qui vit Claude Vorilhon, alias "Prophète Raël", attribuer le titre de "prêtre honoraire" à l'auteur adulé autant que controversé de la Contre-histoire de la philosophie. La décision du "prophète" vient d'être rendue publique, à Miami (Etats-Unis), par le service de presse raélien.


"La vision philosophique de Michel Onfray, telle que décrite dans ses nombreux ouvrages et ses exposés, est très proche de celle enseignée par le Prophète Raël. Prônant hédonisme, sensualité, mieux-vivre, révolte contre dogmatisme, conformisme et tout conservatisme, il affiche en outre un athéisme sans concession et dénonce les méfaits de tous les monothéismes", expliquent les proches de M. Vorilhon, ancien journaliste sportif à Clermont-Ferrand.

Ils ajoutent que "des extraits" des écrits du philosophe sont publiés sur leur site. Comme celui-ci, tiré de l'ouvrage intitulé Cynismes (2000) : "Devant n'importe quelle puissance qui exige la soumission et des sacrifices de toutes sortes, la tâche du philosophe est d'être irrespectueux, mutin, coquin, indiscipliné et insoumis. Rebelle et désobéissant, bien que convaincu que sa tâche est désespérée, il doit incarner la résistance contre le Léviathan et ses porteurs d'eau. Avec les affaires politiques, on doit être irrespectueux et athée." Lors du dernier congrès international raélien, organisé en Suisse, du 6 au 9 octobre 2005, le fondateur de la secte raélienne avait également nommé "prêtre honoraire" Michel Houellebecq pour les idées développées dans La Possibilité d'une île (Fayard).

A son domicile d'Argentan (Orne), Michel Onfray ne décolère pas. "J'apprends avec stupéfaction que Raël vient de me nommer "prêtre honoraire du mouvement raélien" et le fait savoir par un communiqué de presse international qui inonde les rédactions françaises, déclare-t-il. Il faut n'avoir jamais lu mes livres pour supposer que, depuis des années, je défends des positions "très proches" des siennes et trouver des points communs entre sa secte et ma critique radicale de toutes les religions - le Traité d'athéologie en témoigne... -, sans exclusives, sa secte obéissant aux mêmes lois qui régissent celles des religions ayant historiquement réussi ! J'ai pour habitude de définir la religion comme "une secte qui a réussi" ; dès lors, je me sens peu suspect d'être enrôlable dans cette entreprise qui permet à Raël d'utiliser habilement la mécanique médiatique pour faire la promotion de son mouvement. Mon éditeur et moi-même allons entreprendre une action en justice."

Dans son message de Miami, M. Vorilhon exprime aussi "son total soutien aux douze écrivains signataires du manifeste dénonçant le totalitarisme islamique publié sur Charlie Hebdo". Il propose de devenir le treizième signataire et rappelle la teneur du manifeste publié par son mouvement le 6 février 2006 : "Les manifestations violentes à la suite des caricatures d'un prophète constituent juste un petit détail qui révèle un autre danger : celui de nos propres valeurs modernes et libertés détruites par des gens intolérants, qui recherchent la domination et nous entraînent à nouveau au Moyen âge."

Pour mieux se faire comprendre, Raël prend soin de citer, une nouvelle fois, le philosophe d'Argentan. "Les trois monothéismes - je veux dire vraiment les trois d'entre eux - enseignent fondamentalement la même haine envers les femmes, les désirs, les pulsions, les passions, la sensualité et la liberté, toutes les libertés. Ne nous excitons pas quant à l'importance ou non d'enseigner les religions à l'école ! L'urgence est l'enseignement de l'athéisme."

Célèbre pour avoir annoncé, fin 2002, sans jamais en fournir la preuve, qu'elle avait créé un être humain par clonage, la secte affirme compter 60 000 membres, dans 86 pays, qui s'unissent pour diffuser les messages envoyés à Raël par des êtres venus de l'espace et appelés Elohim.

Jean-Yves Nau

03/16/2006

La schizophrénie de l'islam par Anne-Marie Delcamb

Et si le malaise qui traverse l'Islam contemporain était au fond une forme de schizophrénie , de dissociation brutale entre le rêve et la réalité ? C'est l'idée centrale défendue ici par Anne-Marie Delcambre, auteur remarquée de L'Islam des interdits (Desclée de Brouwer) et de Mahomet, la parole d'Allah (Gallimard), qui ausculte ici sans complaisance la déchirure vécue actuellement par le monde musulman. (...)

Schizophrène, selon Anne- Marie Delcambre, l'islam ne se remet pas d'être dès le départ une religion de « convertis », qui jouent la fidélité excessive aux textes sacrés, faisant taire leur raison ou privilégiant la pure imitation du Prophète. Qu'en est-il alors de la réalité de ces conversions dans l'histoire, Comment se traduit, dans l'espace et la multiplicité des sociétés, la confrontation de l'Islam avec les cultures d'origine ? Ne faut-il pas voir ainsi dans les fatwas proposées sur Internet l'émergence d'un nouvel Islam mondialisé, déchiré entre la tentation intégriste et les exigences du réel ?

03/14/2006

Schrijver Da Vinci Code geschokt na kopieerclaim

AMSTERDAM - Bestsellerauteur Dan Brown was "geschokt" toen hij hoorde dat hij was aangeklaagd door twee historici voor het stelen van ideeën, zo bleek gisteren uit een verklaring. De schrijver van The Da Vinci Code getuigde gisteren in Londen in de rechtszaak die tegen zijn uitgever Random House is aangespannen.

Volgens Brown (41) is het absurd te suggereren dat hij zijn roman volgens dezelfde algemene principes heeft vormgegeven als het non-fictieboek The Holy Blood and the Holy Grail uit 1982. De twee historici Michael Baigent en Richard Leigh hebben een rechtszaak aangespannen tegen Browns uitgever wegens inbreuk op het auteursrecht. Volgens hen heeft Brown zich de opbouw van hun boek toegeëigend. In beide boeken staat de theorie centraal dat Jezus met Maria Magdalena trouwde en een kind met haar kreeg, waardoor de bloedlijn doorloopt. Van The Da Vinci Code zijn meer dan veertig miljoen exemplaren verkocht. Brown staat nummer zes op de Forbes-lijst van veelverdienende beroemdheden in 2005, toen hij naar schatting 77 miljoen dollar verdiende. Op 19 mei moet de film die op het boek is gebaseerd, met Tom Hanks en Audrey Tatou in de hoofdrollen, gaan draaien. Als Baigent en Leigh in het gelijk worden gesteld kan de rechter daar echter een stokje voor steken. Uitgever Random House betoogt dat de ter discussie staande ideeën zo algemeen zijn dat ze niet door het auteursrecht worden beschermd. Brown gaf bij ondervraging door de advocaat van Baigent en Leigh toe dat hij onzeker was over een aantal tijdstippen van gebeurtenissen in de aanloop naar de verschijning van The Da Vinci Code in 2003.

Bronnen
Hij verklaarde er wel zeker van te zijn dat hij en zijn vrouw Blythe Brown The Holy Blood and the Holy Grail pas hadden geraadpleegd toen het idee en de verhaallijn van The Da Vinci Code al grotendeels waren uitgezet. "Al mijn vroege onderzoek komt uit andere bronnen."

In de 69 pagina's tellende verklaring doet Brown uit de doeken hoe hij The Da Vinci Code heeft geschreven. Hij schreef het grootste gedeelte in een klein waskamertje van zijn ouders, zittend in een tuinstoel. Zijn vrouw verrichtte het meeste onderzoek naar de achterliggende ideeën van de bestseller. Verder heeft Brown een ijzeren discipline. Iedere dag staat de bestsellerauteur om 4 uur op. Ieder uur doet hij vervolgens wat push-ups, sit-ups en enkele rek- en strekoefeningen. "Zo blijven het bloed en de ideeën stromen." (AP/Reuters)

L'auteur du "Da Vinci Code" nie avoir "piraté"

L'auteur américain multimillionnaire Dan Brown a qualifié, lundi 13 mars, à Londres de "complètement fantaisistes" les accusations de deux chercheurs britanniques affirmant que le best-seller Da Vinci Code a volé le thème central d'un de leurs ouvrages intitulé The Holy Blood and the Holy Grail (Le Saint Sang et le Saint Graal). Les deux historiens poursuivent l'éditeur britannique de Dan Brown, la maison Random House qui, ironie du sort, avait aussi publié, en 1982, Le Saint Sang et le Saint Graal. Dans un communiqué diffusé à la presse avant de témoigner pour la première fois à son procès, Dan Brown, aujourd'hui âgé de 41 ans, s'est dit "stupéfait du choix des plaignants d'intenter un procès pour plagiat". "Laisser entendre, comme je crois le comprendre, que j'ai piraté et exploité leur œuvre est tout simplement faux", déclare encore l'écrivain.

Les deux livres traitent de la vie de Jésus, et lui attribuent une femme, Marie-Madeleine, et un enfant secret. Leur descendance aurait ensuite - dans les deux livres - bénéficié de la protection d'un mystérieux"prieuré de Sion". Les avocats de Random House font valoir que cette théorie est trop générale pour être protégée par des droits d'auteur, qu'il existe de nombreuses divergences entre les deux livres et que Dan Brown a travaillé sur de nombreuses sources.


C'est aussi ce qu'a fait valoir l'écrivain : dans une salle d'audience comble pour l'occasion, Dan Brown a souligné que durant les recherches menées avec son épouse, Blythe, avant d'écrire le Da Vinci Code, L'Enigme sacrée n'avait été que l'un des nombreux livres dans lequel il avait trouvé l'idée - reprise dans son best-seller - que Marie-Madeleine s'était mariée avec Jésus. Brown rappelle en outre qu'il est fait référence à l'ouvrage L'Enigme sacrée dans son best-seller. L'auteur a été interrogé à la barre sur ses méthodes de travail ainsi que sur celles de son épouse, qui effectue un travail de recherches pour ses ouvrages.

Une première plainte en plagiat contre Brown s'était terminée en août dernier aux Etats-Unis par une décision en sa faveur. Un juge avait estimé que Dan Brown n'avait pas plagié un ouvrage de l'auteur Lewis Perdue, La Fille de Dieu, même si les deux livres partageaient des thèmes communs.

Avec AFP et Reuters

03/10/2006

A quoi bon la vérité

De Pascal Engel et Richard Rorty, Grasset, 90 p., 10 €
La notion de Vérité est-elle encore pensable et à quelle condition en une époque où les grands récits religieux et politiques sont devenus problématiques pour beaucoup de contemporains? C'est le thème de ce débat entre l'américain Richard Rorty, professeur de philosophie et de littérature comparée de l'université de Stanford, aux Etats-Unis, représentant du courant pragmatiste qui considère que les catégories de la métaphysique, devenues inutiles, ne nous aident plus à penser le monde, et Pascal Engel, enseignant à la faculté de Paris-Sorbonne, auteur de La Norme du Vrai. Si pour Rorty, admirateur de Heidegger, de Foucault et de Derrida, la notion de vérité ne peut prétendre représenter une réalité objective, Pascal Engel rappelle que ce mot n'est pas réductible à une fonction. Publié sous l'égide du Nouveau Collège de philosophie, ce texte aborde, en des termes accessibles, la question du langage dans sa relation aux valeurs morales.

Paul-François Paoli

03/07/2006

De klokkenluidster is een moslima

Het Parool - door BAS SOETENHORST

Auteur: Yasmine Allas
Titel: Ontheemd en toch thuis
Uitgever: De Bezige Bij
Uitvoering: Paperback, 54 bladzijden
ISBN: 90 234 1920 0
Prijs: € 5,00

Er zijn op dit moment eigenlijk maar weinig schrijvers die zich mengen in het debat over islam, integratie en radicalisme.

Ook de uit Somalië afkomstige actrice/schrijfster en moslima Yasmine Allas beperkte zich de afgelopen jaren tot romans. Maar na de moord op Theo van Gogh heeft ze, in een sluipend proces, besloten misstanden in de moslimgemeenschap aan de kaak te stellen.

Er is nu een pamflet van haar hand: Ontheemd en toch thuis. In eerste instantie lijkt ze hierin aansluiting te zoeken bij Geert Maks geruchtmakende pamflet Gedoemd tot kwetsbaarheid, waarin hij de politici hekelde die de extremistische dreiging welbewust zouden overdrijven en hij benadrukte dat de grote meerderheid van de moslims geen kwaad in de zin heeft.

In haar inleiding klaagt Allas over het 'wij- en zij-kamp' dat ontstond na de aanslagen van 11 september 2001 en de moord op Van Gogh. ''Ik vond het buitengewoon storend en onverstandig hoe velen klakkeloos de integratie van allochtonen telkens opnieuw een mislukking noemden. En dat terwijl het overgrote deel zich als een volwaardig burger gedraagt, zich hier thuis voelt en verantwoordelijkheid neemt.''

De lezer die zich hierna schrap zet voor een reeks uitwijdingen over de prachtige kanten van de islam, is op het verkeerde been gezet. Want in het vervolg maant ze liberale moslims niet langer te zwijgen en zich eindelijk eens uit te spreken tegen de extremisten. En ze beschrijft de splijtende rol die de islam binnen haar eigen familie speelt en heeft gespeeld.

Allas raakte van haar inmiddels overleden moeder vervreemd toen deze, hoewel schijnbaar goed geïntegreerd in Nederland, in de ban raakte van de zuivere islam. De laatste jaren van haar leven bad ze vrijwel non-stop en luisterde ze alleen nog naar preken van radicale imams.

Allas' jongere zus radicaliseerde ook, juist op het moment dat ze haar medicijnenstudie had afgerond en de wereld voor haar open lag. Inmiddels draagt ze een niqaab (gezichtssluier) en wil ze emigreren naar een islamitisch land.

Je zou van minder moedeloos worden, maar Allas constateert optimistisch dat vrouwen binnen de moslimgemeenschap langzaam maar zeker de macht aan het overnemen zijn en dat het de goede kant op gaat.

Dat optimisme wringt met de tragiek binnen haar eigen familie en haar ervaringen met moslima's die bang zijn voor een openlijke relatie met ongelovigen. In dat opzicht is haar pamflet ambivalent. Duidelijk is in ieder geval dat ze een minder confronterende koers volgt dan die andere Somalische, Ayaan Hirsi Ali. Allas heeft haar geloof niet afgezworen en noemt zich een liberale moslima.

Ondanks de ambivalentie getuigt het van moed dat Allas een klokkenluidster wil zijn die de moslimgemeenschap van binnenuit hoopt te hervormen. Lang niet al haar geloofsgenoten zullen haar dit in dank afnemen.

Te hopen is dat ze doorgaat op de ingeslagen weg. Ze heeft er in ieder geval voldoende stof voor. Alleen al de verwikkelingen in haar eigen familie lenen zich voor een roman. De vluchtigheid waarmee Allas er in dit pamflet over schrijft, doet onvoldoende recht aan het drama.

© Het Parool, 01-03-2006

03/03/2006

Wikipedia telt miljoen artikelen

RIJSWIJK - Het aantal artikelen in de Engelstalige versie van de gratis online encyclopedie Wikipedia is donderdag de miljoen gepasseerd.

Dat heeft de Wikipedia Foundation bekendgemaakt. Aan het naslagwerk op internet worden dagelijks gemiddeld 1700 artikelen toegevoegd, aldus de stichting.

Het miljoenste artikel gaat over het treinstation Jordanhill in Schotland. Auteur Ewan Macdonald schrijft dat het station werd geopend op 11 augustus 1887. Kaartjes kopen aan de kassa kan anno 2006 niet meer, maar reizigers kunnen die nog wel uit een automaat halen. Het station heeft twee perrons, verbonden door een voetgangersbrug.

In de Nederlandse versie van Wikipedia stonden donderdagavond 141.714 artikelen.

03/02/2006

Le procès de Dan Brown ajourné

La Haute Cour de Londres a résonné, du lundi 27 février au mercredi 1er mars, d'évocations inhabituelles : on y a entendu des avocats argumenter à propos, entre autres, des Templiers, des Mérovingiens et de Pépin le Bref. C'est là qu'ont eu lieu les trois premières journées du procès pour plagiat intenté à Dan Brown, 41 ans, auteur, en 2003, du best-seller Da Vinci Code.


Celui-ci, en pull noir et veste beige, discret, a promis d'assister à l'ensemble du procès, qui doit durer deux semaines.

Les plaignants, les Britanniques Michael Baigent et Richard Leigh, ont publié en 1982 un ouvrage pseudo-historique, L'Enigme sacrée (The Holy Blood and the Holy Grail). Le troisième coauteur, Henry Lincoln, ne s'est pas associé à cette démarche. Leur livre affirme que Jésus pourrait ne pas être mort sur la croix et aurait épousé Marie-Madeleine ; l'ordre des Templiers aurait protégé leur descendance, que l'Eglise catholique aurait, au contraire, tenté d'éliminer.

Baigent et Leigh accusent Dan Brown de "s'être approprié l'architecture et le thème central" de leur livre. Ils poursuivent leur propre éditeur, Random House, qui a publié au Royaume-Uni Da Vinci Code, traduit dans 44 langues et vendu à près de 40 millions d'exemplaires dans le monde. Random argue que les théories historiques n'engendrent aucun "copyright".

Da Vinci Code reprend l'idée d'une liaison entre Jésus et Marie-Madeleine, et l'hypothèse de leur descendance cachée. Mais il affirme que le Christ est bien mort avant de ressusciter : douter de ces deux faits, souligne Dan Brown, revient à "saper la foi chrétienne". Selon son avocat, nombre d'éléments mentionnés dans la plainte ne figurent pas dans les deux livres, "et ne peuvent donc avoir été copiés". En outre, "à un tel niveau de généralité, (ils) ne peuvent être protégés par des droits d'auteur".

Dans son livre, Dan Brown mentionne L'Enigme sacrée comme l'une de ses nombreuses sources. Le nom de l'un des personnages de Da Vinci Code, Sir Leigh Teabing, est même un anagramme partiel de celui d'un des plaignants.

Un ancien bibliothécaire de l'Ohio, Stan Planton, qui avait aidé Dan Brown et sa femme Blythe dans leurs recherches, a rejeté, mercredi, l'accusation selon laquelle il aurait recopié des morceaux de L'Enigme sacrée : "Je connaissais l'existence de ce livre, mais je ne l'ai jamais lu." Par ailleurs, rappelle-t-il, ce roman connaît une seconde vie comme best-seller, dans le sillage de Da Vinci Code.

Une victoire des plaignants pourrait perturber la sortie, prévue le 19 mai, du film de Ron Howard adapté de l'oeuvre de Dan Brown. En attendant, le procès est ajourné jusqu'au 7 mars pour laisser le temps au juge, Peter Smith, de lire les deux ouvrages en question.
Jean-Pierre Langellier

02/24/2006

De 12 gedichten Van Ayaan Hirsi Ali Weblog

1. Sirene

De islam is gemeen
Dat tekent de Deen

Twaalf tekenaars uit Kopenhagen
Wilden met 'n knipoog Allah uitdagen
Maar de grap van de Denen
Was een trap op de tenen
En dat kan geen enkele moslim verdragen

Geen van allah's islamitische heren
Kon een grapje in de krant waarderen
Een imam die zijn stem verhief
Maakte de tulband explosief
Kijk, dat noem ik nou wèl provoceren
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2. Sagunto

Is-Lam is over het Al-
Gemener dan de Deen


Geef mij maar Am-ster-dam
dat is mooier dan Bei-roet

Geef mij maar Am-ster-dam
de vrij-heid doet je goed

Geef mij maar Am-ster-dam
zonder Angst of Vogel-vrij?

Liever in Mokum zonder poen
dan in Bei-roet met een Car-toen

Geef ons maar Amsterdam!
(en we geven het niet op!)

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3. jelle

Bij de heethoofden zijn de rapen weer gaar,
Kritiek,satire,dat mag niet,vandaar
hun bloeddorstig protest,
met de hand aan't gevest,
Islam is vrede,nietwaar?


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4. visarendje

Een mohammedaan uit Bagdad
Was kwaad op een Deens dagblad
Met een waanzinnige blik
Stak hij een vlag in de fik
In Mohammed's naam, dus dan mag dat

Een cartoontekenaar uit Rouveen
Deed mee aan een wedstrijd; alleen
De winnende prent
Was niet van die vent
Want de 'hoofd'prijs die ging naar een Deen
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5. mici


Zonder identiteitsbesef

Eens bestond een Mohammed.
Mohammed hier, Mohammed daar
Moslims gingen hem achterna
Op een dag met de hulp van de Denen
Kreeg Mohammed zijn echte identiteit te beleven.
Maar de waarheid over die valse profeet
Grijpt de moslims in hun reet.
Met hun vuist naar het westen
Proberen zij de vlaggen te verpesten.
Die gehate barbaren
Zullen in het westen nooit aarden.

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6. R. van Woerkom

Wat is de boodschap?

Een profeet met lange tenen
Stoot zich aan de Denen
Wat is er aan het handje?
In een heel klein landje
Stond een prentje in een krantje
Heel de wereld krijgt een standje
Met hels wapengekletter
Volgt men leer en letter
Wat is hier de boodschap
Van het heilig heerschap?
Ongelovige honden
Verdienen diepe wonden
Die mijn beeld verspreiden
Zullen wij te zwaard bestrijden
Maar is het niet de liefde
Die dat zwaard doorkliefde?
---------------------------------
7. annabeth

Als godsdienstwaanzin
de geesten van mensen
tot gloeiende haat versmeed
dan glimlacht de Hel
en zwijgt de Hemel.

Als vlaggen en Kerken,
en mensen branden,
en bloed door de straten vloeit
dan wordt onze vrijheid voorgoed gesnoeid
door tirannen in naam van Allah.

Wij zwichten niet, wij zwichten nooit,
wij zijn onze vrijheid getrouwe,
met censuur en bedreigingen
voor ééuwig verbannen
naar de Hel van Alláh's verlangen!
--------------------------------------
8. jacob

Hoe simpele lijnen getrokken op maagdelijk papier
vanuit de hemel de hel kunnen doen verschijnen
Dat toonde een bijbel mij al eens aan

Door met vaak mooi opgetekende symbolen
te tonen waar de tweestrijd ligt verscholen

het goed en het kwaad
de liefde, de haat

en ik mag met mijn angstige krant
in mijn bibberende hand
vernemen hoe de mens zich buigt
en strekt en joelt en juicht
rond een brandhaard
in totale verwondering;
Het brandt, het brandt
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9. Freya

Er was eens een prent van papier,
Mohammed die sprak er: "Geef hier!"
Nooit spiegel gehad,
Nou ben ik het zat,
De rest interesseert me geen zier!

Een ware moslim uit het Oosten,
die wilde op mohammed proosten,
t Elixer was zuur,
en stak huizen in vuur;
Taquija is wel heel Halal toasten!

Een maffe imam uit den Bosh,
Die gooide de remmen eens los,
We drinken Halal,
met Taquija Gebral;
Wij zijn er zo slim als een vos!

Een profeet met wel heel lange tenen,
Die schopte ons tegen de schenen,
Hij sprak kierewiet:
"Jullie spiegel deugt niet,
gaat nu naar de Hel dan maar henen!"

Een imam uit Koog aan de Zaan,
Sprak Vrede voor elk'onderdaan.
De Toorn van God
Is vanf nu je Gebod.
Al moet je er op gaan slaan.!

Er was eens een stoere profeet,
Hij hield van de echte proleet.
Slacht dhimmies maar af,
die zijn ja toch maf;
Zo houd je je echt aan mijn Eed!

Een pennenstreek midden in roos,
Maakte de mosselman boos:
Mohammed dat moet,
Vereren is goed.
Met ons is heus echt niks loos!

Er was eens een groot Kalifaat,
Daar waren de mensen zo kwaad.
Men draaid' alles om;
wat recht was, was krom
De Boodschap van Liefde was Haat
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10. Musliem

Er was eens een Deen,
en wilde met humor ergens heen.
Wat hij over het hoofd zag,
was dat humor niet altijd betekent een lach.
hij maakte een tekening van de Profeet,
emotioneel geweld dat is wat deze Deen deed.
Hij kreeg wat hij wilde,
de moslimwereld tierde en gilde.
In de westerse cultuur "zeg" je "Ik ben boos",
in temperamentvolle culturen "uit" je je boos.
het grappige van humor is niet altijd universeel,
het is afhankelijk van tijd, plaats en context van het geheel.

Zowel de actie als de reactie zijn overdreven,
is dat alles wat je de wereld hebt te geven?
Een cartoon vol frustratie,
met als gevolg een bloedige demonstratie?
zogenaamd onder het mom van vrijheid van meningsuiting,
en hoe zit het met vrijheid van boosheidsuiting?
Beide vrijheden eindigen bij materiele, lichamelijke en emotionele schade
daar moeten we het over hebben, ga maar eens bij jezelf te rade.
wat zou je vinden van een schunnige spotprent van je eigen kind,
mag een ieder je kind afbeelden zoals diegene het zelf vindt?
Of wordt je dan toch gekrenkt in je diepste wezen,
en wordt in dat geval vrijheid van meningsuiting afgewezen?

Vrijheid van meningsuiting is een groot goed,
je mening geven mag, maar zonder dat je een ander opzettelijk pijn doet.
Een mens wordt in alle vrijheid geboren,
maar moet met regels en grenzen functioneren naar behoren.
Als volwassene zeg je tegen je kind "je mag niet krenken of schelden",
want kinderen die dat doen worden later geen helden.
Maar de volwassenen in Nederland daarentegen,
vinden schelden en krenken onder het mom van vrijheid van meningsuiting een zegen.
Deze westerse waarde is in dit opzicht schizofreen,
en waar moeten we met de chaos die het veroorzaakt heen?
Het probleem is dat het geweld plaatsvindt op eigen territorium,
en zelfs de gevallen doden worden geborgen in een Afghaans mortuarium.
Kun je dan nog steeds blijven volhouden,
dat wanneer ze de westerse waarden verwerpen moeten opzouten?
Wie bevindt zich in dit geval op andermans gebied?
de profeet Mohammed is van de moslims, is het niet?
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11. Ave

Lang leve de 450 moskeeen in Nederland.
Vrijheid van godsdienst is normaal, dat hoeft niet in de krant.
De vrijheid van meningsuiting maakt iedereen blij.
Die krijgen de gelovigen er - soms als cartoons - gratis bij!

Moslims mogen hun godsdienst hier belijden.
Ze kunnen doen hier wat ze willen, ze kunnen zich ook van Mohammed bevrijden.
Daarom keuren wij de terroristen en radicalen af.
Die willen ons doden, dat is toch te maf!
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12. louise

een paar isla-mietjes waren toch zo kwaad
een cartoontekenaar voedde hun haat
de profeet mohammed op papier gezet
dit ging toch tegen iedere islam wet

mensen moesten daar voor boeten /bloeden
maakte niet uit, de kwade zowel als de goeden
hoeveel doden zijn, en moeten er nog vallen
voor de isla-mietjes, natuurlijk niet allen

maar ze kennen niet hun eigen wet
zo vaak werd hij al op papier gezet
door de eeuwen heen al getekend
dit gaat niet om cartoons, dit is berekend

weer een kans om hun haat verder te spreiden
alle niet isla-mietjes zijn heiden
bel het door met je mobiel, geef aan de plek
zorg dat je erbij bent, anders ben je gek

alles en iedereen heeft de schuld
kerken verbrand, winkels, vlaggen, alles gehuld
onder de naam van allah en de profeet
ach ach mohammed, jij ziet niet al dit leed

zo had jij de islam nooit bedoeld
mohammed doe je best, tot ze allen zijn bekoeld
dat moet jij als profeet toch beheren
vertel ze dat ze fout zijn, en laat ze van je leren

mohammed, doe je best, maken wij het hier klaar
zullen we ze leren dat commentaar
niet altijd slecht hoeft te zijn, en niet gemeen
en anders sturen we ze allen naar Allah heen

leer ze dat ook andere geloven, of niet geloven
hen niet van hun vrijheid zullen beroven
maar dat alle mensen vrij zijn, niet zo gekluisterd
en dat dat best samen gaat, als men maar luisterd

« LA NAISSANCE DU MONDE MODERNE »

De Christopher A. Bayly


http://www.monde-diplomatique.fr/livre/bayly/
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Comment est né le monde moderne ? Pourquoi l'Europe a-t-elle
émergé comme le centre de la planète aux XVIIIe et XIXe
siècles ? Cette domination est-elle le résultat d'une « culture »
particulière, ou les éléments de modernisation
étaient-ils déjà présents sur d'autres continents ?

La fresque magistrale de l'historien britannique Christopher
Alan Bayly permet de répondre à ces questions et à bien
d'autres. A l'heure où est relancé en France le débat sur la
colonisation et son bilan, elle apporte un éclairage inédit
et original aux polémiques actuelles.

Ambitieuse, cette étude n'enrichit pas seulement l'histoire
en précisant ou apportant faits et événements, elle est en
soi un apport majeur à la manière dont on étudie l'histoire.
En prenant en compte l'Europe mais également l'Inde et
l'Afrique, l'Empire ottoman et le Pacifique, C. A. Bayly
ouvre de nouvelles perspectives de recherches et de
compréhension de ce que l'on nomme le monde moderne.
Avec une grande amplitude spatiale et thématique (politique,
philosophique, religieuse), ce livre permet de suivre la
naissance du monde moderne dans les différentes régions de
la planète.

A l'approche du XIXe siècle, une aspiration à l'égalité et à
la liberté se diffuse dans tous les continents et met à mal
les régimes en place en les renversant ou les réformant
profondément. Si les Etats occidentaux assoient leur
domination sur le reste de la planète grâce à des armées
plus aguerries et à l'essor en leur sein d'une société
civile, leur hégémonie repose aussi sur des circonstances
particulières n'ayant rien à voir avec une prétendue
supériorité de la « culture judéo-chrétienne ».

Cette vision historique globale permet aussi de remettre en
cause de nombreux lieux communs : par exemple que les
religions auraient perdu leur place au XIXe siècle, alors
que ce fut l'époque de leur renforcement et de leur
mondialisation.

Cet ouvrage d'une grande clarté pédagogique analyse comment
la modernité est davantage le produit d'une hybridation des
cultures et des civilisations que le triomphe des valeurs
occidentales.

Christopher Alan Bayly est professeur d'histoire,
spécialiste britannique de la colonisation à l'université de
Cambridge. Il a écrit de nombreux ouvrages sur les empires
coloniaux, notamment « India Society and the Making of the
British Empire » (Cambridge University Press), et, avec Tim
Harper, « The Forgotten Armies. The Fall of British Asia,
1941-1945 » (Penguin, Allen Lane). La parution de « La
Naissance du monde moderne » en Grande-Bretagne a été saluée
comme un événement par la presse britannique et américaine
(« Newsweek », « The Sunday Times », « The Daily Telegraph »,
« The Independent »).

Format : 165 x 240 - 608 pages
En collaboration avec les Éditions de l'Atelier
ISBN : 2708238604

Lire l'introduction du livre :
http://www.monde-diplomatique.fr/livre/bayly/extrait

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02/20/2006

While Europe Slept : How Radical Islam is Destroyi

While Europe Slept : How Radical Islam is Destroying the West from Within (Hardcover)
by Bruce Bawer

From Publishers Weekly
Having recently published an indictment of Christian fundamentalist intolerance in the U.S. (Stealing Jesus), New York native Bawer relocated to Europe with his Norwegian partner in 1998 and found an even more dangerous strain of religious and cultural bigotry ensnaring Western Europe. A swarming menace called radical Islam, he writes, rings Europe's cities in smoldering Muslim ghettos, provoking everything from so-called honor killings and political assassinations to the Madrid subway bombings and the massacre of school children in Beslan. Worse, the Taliban-like theocracy Bawer sees looming inside backward immigrant populations resistant to integration flourishes under the protective wing of Western Europe's America-bashing, multicultural, liberal establishment. The latter correspond to the appeasers of Nazi Germany, in Bawer's view, since he believes that radical Islamism is every bit the threat to Western civilization that Nazism was. He scoffs at talk of "understanding" or "dialogue," indeed, at any but the most muscular response hitching Europe ever tighter to the U.S. war on terror. His clash-of-civilizations outlook means real issues often get washed away by sweeping statements designed to tar Europe's Muslims with one irredeemably hostile, welfare-sponging brush, while trading in well-worn stereotypes about virtuous American "realists" and corrupt European "idealists." (Mar.)
Copyright © Reed Business Information, a division of Reed Elsevier Inc. All rights reserved.

From Booklist
*Starred Review* When cultural journalist Bawer moved to the Netherlands and then Norway, he found societies in which tolerance and civility were ubiquitous and social services provided from cradle to grave. But he soon discovered smug, ill-informed anti-Americanism, especially among politicians, academics, and the media, and a stifling political correctness that allowed biting the hand that feeds as long as the fed could claim minority status. Particularly alarming was the fact that Muslims were never criticized, Muslim-committed crimes largely overlooked. Brought to trial, Muslims were often acquitted on peculiar grounds and enjoyed all of Western Europe's welfare, which they take disproportionately to their numbers, including government subsidization of mosques. Bawer cites instance after instance to bolster his contention that Western Europe is on the brink of losing Western European ways of life, beginning with personal liberties. He hopes for a liberal reaction that will get tough with the enormously bold, bullying Islamic fundamentalists, who seem to have utterly cowed the so-called moderate Islamic majority. He fears fundamentalist Islamicization of Western Europe or, instead, the reemergence of racist fascism. A book of the utmost importance, full of deep concern for Europe and almost unbelievable revelations for most Americans. Ray Olson
Copyright © American Library Association. All rights reserved

01/26/2006

Europe could soon be conquered by Islam. ...

Europe could soon be conquered by Islam. Will America be next?
Tony Blankley on how we can stop the global jihad and save Western civilization
The West's Last Chance
by Tony Blankley

Islamic jihadists are far closer than most people realize to taking over Europe. If they do, they'll impose governments there that would threaten the United States far more than Nazi Germany ever did. But there is still hope to save both Europe and America: in The West's Last Chance: Will We Win the Clash of Civilizations?, Tony Blankley explains what we must do now in order to survive the jihadist infiltration and subversion that now threatens Europe's very life.

Blankley confronts the blind denial that holds sway in the corridors of power and among the mainstream media in both Europe and America -- denial that jihadist Islam is transforming the world. He demonstrates that the European elites, and far too many American politicians and journalists, believe that our challenges are business and politics as usual, when in fact we face a challenge that is certain to transform our civilization one way or the other. He emphasizes that, amid the official rush after every Islamic terror attack to exonerate Islam and Muslims from any responsibility for it, Europe and America are in mortal danger from Islamic radicalism -- and despite the negative signs, he is still optimistic that we can win.

The real threat: not "terror," but resurgent Islam
The threat, as Blankley details, is not merely from Osama bin Laden and a few thousand terrorists. Rather, he maintains, we are confronted with a newly militant and expansionist Islam -- a global phenomenon the world has not seen for centuries. Islam today poses a radical threat to the values, culture, and traditions that began to form in Europe 1,500 years ago under the influence of early Christianity. Blankley explains why the West's response to this challenge has been so feeble up to now, and why analysts and observers should not be fooled into assuming that the more or less benign trends of the recent past will continue. It's time for bold, imaginative new recommendations, such as those Blankley details here. He asks the hard questions -- and gives the straight answers -- that our country needs to hear.

The West's Last Chance reveals:


Why the threat of jihadists taking over Europe in the near future is every bit as great a threat to the U.S. as was the threat of the Nazis taking over Europe in the 1940s

How far too much of what we hear about the War on Terror is not about facts that will help us know our enemy -- an essential element of winning the war -- but about domestic partisan politics or political ideology

What would really happen if Islamic terrorists acquired weapons of mass destruction (it's worse than you think)

How Europe is already well on its way to being a launching pad for global Islamic terrorism

Why it is in America's deepest strategic interests for a non-Islamic Europe to survive and recover its strength

Europe's death wish: the plummeting birthrates that could devastate the Continent -- and how the United States could soon face a similar fate
Why both our government and the European Union are hesitating to fight against the Islamic jihad threat with all their might

Why there is no margin for error in the War on Terror, and small mistakes or errors of judgment could have catastrophic consequences

Liberalism: how it has degenerated from the war-winning policies of FDR to an ideology of Western suicide

Why, if insurgent Islam had arisen even a generation earlier, Europe would doubtlessly have put it down with her traditional confidence, acumen, and ruthlessness

Secular Europe: why it cannot save itself -- Europeans must return to the Church if they hope to defeat the jihad threat

Multiculturalism and political correctness: advocated in media and academe and institutionalized in national and European Union laws and regulations for half a century -- and now threatening Europe's very survival

The West's Last Chance is disquieting reading, but all the more necessary for that. This is an essential exposition of what we must do now in order truly to win the War on Terror -- not in Iraq or Afghanistan, but on our very own doorstep. In 1941, the West stood together against the forces of barbarism. We need to do so again. This urgently needed book explains why, and how.
"A great book. To win the War on Terror, you have to include Tony Blankley's The West's Last Chance and its antidote to the blame-America-first liberals and their suicidal complacency. Buy it, read it, and use it." -- Rush Limbaugh, host of The Rush Limbaugh Show

"Tony Blankley treats the Islamist threat with the gravity and urgency it deserves. Not enough of our leaders do. The West's Last Chance is an incisive and invaluable book." -- Michelle Malkin, author of In Defense of Internment

"Tony Blankley gets it! The enemy is much more than al Qaeda and the stakes are much higher than most people realize. A timely, thoughtful, and provocative read." -- Governor Tom Ridge, former secretary of the Department of Homeland Security

"An extremely controversial, thought-provoking treatment of an important subject." -- Henry Kissinger, former national security adviser and secretary of state

"For anyone interested in an uncertain world and our nation's place in it, current and future events make Tony Blankley's exceptional book, The West's Last Chance, a must-read." -- Senator Bob Dole, former Senate leader and author of One Soldier's Story

"Tony Blankley's breadth of vision and understanding are breathtaking: Few others have the courage or insight needed to tell you just how deep a fix the Western world is in, or to offer practical and useful solutions for its salvation. Blankley does all this and more with admirable eloquence, erudition, and wit." -- Robert Spencer, author of The Politically Incorrect Guide to Islam (and the Crusades)

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This book is a must read and should be a required read for every politician and citizen throughout the world. Tony Blankley clearly spells out the threat that we are facing in the world today, yet we are so nonchalantly addressing. The book is easy to read and eloquently written; it is a nonstop read that not only cautions, but provides reasonable answers as well. I find it interesting that we look back throughout history and see the course our predecessors took and we see it as a self-evident path: How could we not counter the Nazi and Soviet threats? Yet here we are, at another turning point in history, when the signs are so clear to see and so few seem to notice. If only our politicians could adhere to the warning signs and stop the cancer of radical Islamists before more, needlessly lost lives are taken from us again.

01/22/2006

Osama book-club

Les journaux n'en ont pas parlé sur le moment mais Ben Laden s'est permis de recommander un livre américain aux Américains dans son dernier message.
Imaginez la manchette à la devanture de Barnes and Noble:
- Recommandé par Osama !
Si Bush continue sur sa lancée, a-t-il dit, voilà qui vous serait utile:
- "If Bush decides to carry on with his lies and oppression, then it would be useful for you to read the book Rogue State".

En une journée, William Blum, l'auteur de "Rogue State : A Guide to the World's Only Superpower" (un livre qui date de 2000) s'est retrouvé en tête des meilleures ventes ou presque. Propulsé au 26 ème rang des livres les plus demandés sur Amazon (après un long séjour en 205.763 ème position)
William Blum est aussi l'auteur du bulletin l'Anti-Empire report.
Il n'avait pas jusque là dépassé le cercles des lecteurs qui ont lu tout Chomsky et qui ont encore envie d'approfondir.
Il n'a pas exprimé de remords.
- "This is almost as good as being an Oprah book," a-t-il déclaré au Washington Post.

01/17/2006

Catherine Cusset - Amours transversales

Considérer le couple comme une parabole géométrique. Y observer la partie ascendante puis descendante. Au point précis d'achoppement, y apposer le dernier opus de Catherine Cusset : Amours transversales, récemment sorti en version poche.

Le roman commence avec la rupture de Myriam et Pierre. Myriam, vingt-deux ans à peine, est anéantie par l'abandon du jeune homme, ne comprend pas la fin brutale de leur liaison. Elle décide de rejoindre une amie en Sardaigne. Se saoule de cet ailleurs salutaire et panse ses plaies dans les draps de Stefano.
Quelques années s'écoulent. Xavier, le mari de Myriam, semble comblé. Il est médecin, elle est devenu actrice. Ils ont deux enfants et une vie rangée. Scènes idylliques de la vie conjugale. Mais voilà, le mari parfait rencontre Camille, une jeune artiste de vingt cinq ans ; belle, brune, longiligne, un peu sorcière et un peu fée, ténébreuse et terriblement féminine. Il tombe sous le charme. Se demande pourquoi. Lui aussi aurait-il banalement répondu à la crise de la quarantaine ? Lui qui considère avec amour les petites marques que le temps égrène petit à petit autour des yeux de sa femme...
Un peu plus tard encore, Myriam part pour Berlin. Tout en faisant le constat amer des années écoulées, elle se voit confronter à un amant d'autrefois. Puis c'est Camille, maintenant mariée à un riche homme d'affaire, qui se demande si elle a fait le bon choix....
Le roman glisse ainsi d'un personnage, d'un point de vue à l'autre, oscillant entre roman et nouvelle. De dérèglement en questionnement. Au fil des pages, Catherine Cusset piège les interrogations, le moment de basculement où le couple se fissure, où le doute s'insinue, où les sentiments se lézardent, jusqu'à l'anéantissement des certitudes.
Le temps passe, les personnages évoluent, n'ont parfois plus leur place dans le décor qu'ils se sont construit, mais persistent tout de même. Xavier, Myriam, Camille se retrouvent confinés dans une bulle de réalité qui n'est pas ou plus la leur. Xavier en fait le triste constat, il comprend, pétri d'abnégation "le courage de ceux qui rompent : qui acceptent de perdre femme et enfants pour payer le prix de leur désir".
On peut céder ou résister mais finalement la question reste entière : la fidélité est-elle possible ? L'adultère constitue-t-il un nécessaire supplément d'oxygène, une porte ouverte dans un univers clos ? N'est-il qu'une illusion propre à calmer un instant nos angoisses ?
L'auteur livre avec finesse des relations amoureuses à géométrie variable, où s'entrecroisent sensualités et sentiments déréglés, histoires enfouies et fulgurances sexuelles.
Des phrases et des intériorités ciselées au scalpel, une écriture fluide, lire Catherine Cusset s'impose un peu comme une évidence. On a plaisir à la suivre dans un cheminement littéraire qui se radicalise avec les années. Les émois balbutiants de l'ingénue Marie, protagoniste d'En toute innocence, ont cédé la place aux tiraillements des personnages plus adultes d'Amours transversales, à leurs bouleversements douloureux, à leur violence parfois. Une évolution donc, mais toujours l'acuité d'un regard qui perce avec vérité nos plus cruelles faiblesses, nos doutes et nos précipices.

Catherine Cusset
Amours transversales
Folio Poche
5,89 euros

01/06/2006

La tentation obscurantiste

Une chose est claire. Il faut lire les deux ouvrages de Caroline Fourest : « Frère Tariq », et « La tentation obscurantiste ».

Dans le premier elle a voulu analyser « en détails les pièges rhétoriques de Tariq Ramadan » et pointer « la complaisance de certains intellectuels et organisations de gauche ».

Dans le second elle affine la radioscopie de ceux qui au sein de sa famille politique , la gauche et l'extrême gauche, se rendent coupables d'abandonner une position « progressite » pour tomber dans le soutien inconditionnel aux islamistes. Soutien qui marque une fracture entre ce qu'elle appelle « une gauche prioritairement tiers-mondiste et une gauche prioritairement anti-totalitaire ».

Un petit voyage hallucinant en pays activiste de gauche. Très éclairant pour celui qui ne serait pas familiarisé avec ce féroce combat « interne ». Et qui donne une idée plus large des positionnements, des enjeux et des méthodes utilisés dans cette guerre idéologique sans pitié.

Des éléments de preuves dont nous ne manquerons pas de nous faire l'écho plus tard. Mais ce qui nous intérrèsse aujourd'hui (dans cet article) est de questionner le positionnement réel de Caroline Fourest sur non pas l'islamisme mais sur l'islam.

Car un tel livre si il a une valeur édifiante à bien des égards, recèle aussi, comme pour d'autres tels « Al-Qa'ida vaincra » de Guillaume Dasquié ou « l'Enigme Al-Qaida » d'Alain Bauer et Xavier Raufer, un aveuglement définitif qui rend leur existence même inopérants.

Et l'on y perçoit ce qui semble être cette incapacité à analyser la cause même des effets qu'ils disent pourtant par leur témoignage combattre.

(...)

Elle est touchante Fourest quand elle énumère la liste de ceux qui ont été à ses côtés lors de son combat contre l' « intégrisme chrétien » et qui la onnissent et la diffament aujourd'hui parce qu'elle a le malheur d'appliquer la même méthodologie critique à l'islamisme. Elle découvre sans vraiment se l'avouer que le combat de ses compagnons-là de route n'était donc pas, avant tout, celui pour les libertés et la tolérance mais celui Contre le Christianisme, ou plutôt l'image fantasmé qu'ils souhaitent en véhiculer.

Et après l'accusation lançé contre elle d'avoir trahi et diaboliser l'islam au point d'empêcher la construction d'une large alliance anti-impérialiste (Quel beau programme et quel bel aveu !!!), elle commence à comprendre qu'à travers cette critique c'est celle de tout ce que peut représenter l'Occident assimilé à tous le maux, dont il est vraiment question. Oui, dans ce cadre de pensée, les islamistes sont bien perçus comme les nouveaux Damnés de la terre façon Frantz Fanon (Maspero, 1961). L'impérialisme se confond avec le capitalisme qui lui-même est assimilé à l'Occident qui serait la figure d'un impérialisme arrogant et colonisateur. L'Occident n'est appréhendé que sous cet aspect caricatural repoussoir : « et jamais sous l'angle des Lumières, de la Laïcité ou de l'universalisme » (p34).

Mais quelle définition Caroline Fourest donne t-elle de l'Occident ? Celui-ci se résume t-il aux Lumières et à la Laïcité ? C'est une première lacune dans son positionnement. L'histoire de l'Occident contemporain ne saurait être compréhensible sans celui de son histoire pré-Lumières . Sans ce qui a rendu possible l'émergence même de cette modernité là, que l'on peut résumer en plusieurs étapes (liste non exhaustive ; le débat est largement ouvert):

1/ l'invention de la Cité, de la liberté sous la loi, de la science et de l'école par les Grecs;

2/ l'invention du droit, de la propriété privée, de la "personne" et de l'humanisme par Rome;

3/ la révolution éthique et eschatologique de la Bible : la charité dépassant la justice, la mise sous tension eschatologique d'un temps linéaire, le temps de l'Histoire;

4/ la "Révolution papale" des XIè-XIIIè siècles, qui a choisi d'utiliser la raison humaine sous les deux figures de la science grecque et du droit romain pour inscrire dans l'histoire l'éthique et l'eschatologie bibliques, réalisant ainsi la première véritable synthèse entre "Athènes", "Rome" et" Jérusalem";

5/ la promotion de la démocratie libérale accomplie par ce qu'il est convenu d'appeler les grandes révolutions démocratiques (Hollande, Angleterre, E.U, France, puis, sous une forme ou une autre, tous les autres pays de l'Europe occidentale). Le pluralisme étant plus efficient que tout ordre naturel ou que tout ordre artificiel dans les trois domaines de la science, de la politique et de l'économie, ce dernier évènement a conféré à l'Occident une puissance de développement sans précédent qui lui a permiis d'engendrer la Modernité contemporaine.

Le premier évènement est couramment appelé le "miracle grec". Le troisième se donne lui-même pour un évènement prophétique. Mais à certains égards, ce sont ces 5 évènements qui sont des "miracles", puisque tous sont des solutions de continuité dans l'histoire culturelle, des sauts évolutionnaires. Certains ont concerné aussi des civilisations non occidentales. Mais le propre de l'Occident serait d 'avoir été modelé par tous ces 5 et par aucun autre.

Mais, porteuse elle-même d'une sensibilité idéologique de gauche, Caroline Fourest véhicule une mémoire tronquée de la construction de notre modernité et en donne une réinterprétation contemporaine partielle.

Une définition idéologique en phase avec celles des courants de cette gauche française qui est restée la plus sectaire et archaïque du monde. Cette gauche qui ne pense qu'en terme de combats contre des oppressions réelles ou supposées , (les combats de Fourest portent eux principalement sur l'homophobie et les droits de la femme), ce qui suppose qu'il y a à préparer des révolutions pour ces opprimés (à défendre par principe envers et contre tout) et des tortionnaires à éliminer ( au sens propre).

Et comme la gauche assimile dans un grand mouvement d'auto-mortification l'Occident à l'oppresseur et les autres, tous les sautres, à des opprimés...tout en rêvant d'une troisième voie qui serait celle de l'utopie de type communiste ; Utopie qui mérite bien le sacrifice de cet Occident honni...Une gauche arrogante qui se paye avec la fausse monnaie de ses illusions en croyant que le Monde peut et doit - de grès ou de force- se convertir à cette Idée là...

Une gauche qui ne sait pas faire la distinction claire de la différence de nature entre une religion et un système politique théocratique de nature totalitaire. : « ...l'intégrisme musulman est à l'heure actuelle l'intégrisme le plus menaçant. Non pas parce que l'islam serait une religion plus fanatique qu'une autre, mais parce que l'intégrisme musulman - en tant qu'idéologie politique- bénéficie aujourd'hui des conditions géopolitiques propres à lui permettre de réaliser ses desseins totalitaires » (p26)

« Non pas vert « islam », mais bien vert « islamisme ». c'est-à-dire intégriste, totalitaire, obscurantiste. »(p10)

Et Fourest d'ajouter en note expliquative de cette distinction : « Bien qu'il soit souvent confondu avec « islamique », le mot « islamisme » désigne non pas la religion musulmane mais l'idéologie politique réactionnaire et intégriste produite au nom de l'islam. Ce qui est bien entendu fort différent. »(p155)

Elle a beaucoup de mal à s'avouer que le problème dans cette histoire vient en premier lieu de l'islam lui-même. : « (...)° usage d'un mot trompeur : « islamophobie ». En confondant en un seul terme ce qui relève de la critique laïque et légitime de l'islam - notamment la critique de ses dérives sexistes, homophobes ou intégristes- et ce qui relève de l'attaque raciste envers les musulmans, ce mot a fortement brouillé les repères d'une gauche déjà déboussolée par son complexe post-colonial ».(p66)

On notera qu'elle fait ainsi le distingo, mais sans plus le préciser, entre un « islam » et ses « dérives » . mais que recrouvre ce dernier terme ? Et quelle est sa vision d'un islam sans dérives ? Nous ne le saurons pas. Car il ne suffit pas de citer le positionnement politique de quelques né-musulmans ou musulmans se revendiquant comme Laïcs pour que cela engage en quoi que ce soit les dogmes de ladite religion.

En tout cas elle le précise par la négative :

« Le terme homophobie stigmatise une phobie envers des individus pour ce qu'ils sont, ce qui doit logiquement être dénoncé comme raciste. Tandis que « islamophobie » confond la haine envers des musulmans pour ce qu'ils sont (et qui doit être dénoncé comme raciste) avec l'hostilité envers une croyance, une religion, une idéologie (ce qui relève de la liberté d'expression). Surtout s'il s'agit de débattre non pas de l'islam mais des abus sexistes ou intégristes commis au nom de l'islam... »

On reste un peu inquiet devant tant de confusions dans les termes utilisés.

Le racisme correspond au mot race. Et à son interprétation nazie qui postule qu'il existerait une race génétiquement supérieure aux autres, classées elles-même suivant un ordre hiérarchique.

L'accusation de racisme pour l'homophobie me paraît donc, pour le moins, inadaptée.

Ce qui devrait être retenu ( ???) pour qualifier l'homophobie est le dénigrement (par des actes, des paroles, des écrits...) de la qualité d'homosexuel(le) ( et donc- in fine- du droit à son existence même ). Une attitude condamnable et à condamner.

Mais sous quelle forme et dans quelles conditions ? Car cela pose en soi la question de la liberté ou pas d'opinion qui peut s'effectuer sous la forme d'une critique ouvertement exprimée sur tel ou tel aspect d'une personne ou d'un groupe de personnes et donc de l'aspect condamnable ou pas de cette expression critique...En effet a partir de qu'elle « tolérance » les personnes concernées par cette critique pourront-ils se sentir « homophobisées » et ester en justice pour demander réparation ? N'y a t-il pas là un risque ouvert à la censure et l'auto-censure du fait d'une trop grande permissivité de la loi qui permettrait d'attaquer toute personne se permettant de ne pas parler de manière systématiquement positive de l'homosexualité et de ses manifestations ? Et qui décidera des éléments positifs à retenir afin de ne pas risquer d'être trainé en justice ?

C'est un vrai problème dont on retrouve les excès avec tous les procès en sorcellerie dont ont été et continu d'être victimes tous ceux qui ont eu le malheur de dénoncer l'islamisme et de critiquer l'islam. Et le livre de Caroline Fourest en est l'exact dénonciation par l'exemple, elle qui se retrouve à son tour, accusée de tous les maux de la terre.

De même j'aimerais que l'on m'explique que ce signifie : « . Tandis que « islamophobie » confond la haine envers des musulmans pour ce qu'ils sont (et qui doit être dénoncé comme raciste) »

Là encore le terme de raciste est pour le moins impropre.

De plus cela revient à dire que l'on a le droit de critiquer les dogmes d'une religion, ou d'une idéologie, mais pas ceux qui s'en revendiquent !!! Suivant cette logique j'ai donc le droit de critiquer le nazisme mais pas ses adhérents ? L'intégrisme chrétien mais pas ceux qui agissent selon ses principes ??? L'idéologie des Frères musulmans mais pas ceux qui se revendiquent les vecteurs de cette stratégie ?

Or c'est bien ce que Fourest fait, critiquer ceux qui sont porteurs de ce quelle nomme, avec raison, l'obscurantisme...sauf que pour elle cette critique, s'arrête aux portes de l'islam : Seuls les groupes qu'elle qualifie d'intégriste sont ces cibles. Pas l'islam en tant que réligion. Chercher l'erreur.

Car pour elle, l'islamisme n'a absolument rien à voir avec l'islam :

« ... Surtout s'il s'agit de débattre non pas de l'islam mais des abus sexistes ou intégristes commis au nom de l'islam... »

On le sent bien, à travers l'accusation de racisme envers ceux qui critiqueraient des musulmans - c'est-à-dire des croyants et des adeptes d'une religion !!! - , c'est l'accusation de racisme envers les populations originaires des terres d'islam qui est toujours et systématiquement sournoisement mis en avant. L'accusation est en fait ethnicisée ! Et en tant que militante de gauche, Caroline Fourest n'échappe finalement pas à ce préjugé là.

Elle pêche par ce qu'elle condamne. L'accusation systématique de racisme ( ou en tout cas de soupçon de racisme, ce qui au final revient au même) pour ceux qui critiquent l'islam. Un procès en sorcellerie dont on ne peut sortir puisque qu'un procès d'intention. Un positionnement qui reviendrait à dire que seuls des non-nés musulmans critiquent l'islam en tant que religion. Or, bien évidemment, tel n'est pas le cas. Nombreux sont ceux qui né sous la coupe de l'islam le rejette avec courage. Mais il est là aussi symptomatique que Caroline Fourest cite un certains nombre de nés-musulmans, en mettant en avant leur combat contre l'islamisme sans jamais dire que eux se positionnent clairement et combattent bien l'islam en tant que tel. Et Fourest de préférer plutôt mettre en avant, comme pour la députée Néerlandaise Ayaan Hirsi Ali, son attachement Pour une société multiculturelle.

Pourquoi ? Par conviction ? Ou pour se prémunir de cette accusation d'islamophobie qui serait infâmante et lui fermerait définitivement les portes de ce qui reste malgré tout sa famille politique ? Que de gants alors pris avec ceux qui eux n'en prennent jamais.

« Pro Choix s'est donc mis à mener des enquêtes sur l'intégrisme musulman. (..) Mais en prenant mille fois plus de précautions pour distinguer « islam » (la religion) et « islamisme » (l'intégrisme) que nous ne l'avons jamais fait pour distinguer le chritianisme de sa tentation intégriste »(p27)

« Pendant des années, nous avions refusé de nous battre contre l'intégrisme musulman comme nous le faisions contre l'intégrisme chrétien, malgré les demandes d'amis français d'origine maghrébine suivant de près la montée de l'islamisme en Algérie. Nous avions peur d'exacerber les fantasmes dont se nourrit le Front national, contre qui nous luttons également ; Après le 11 septembre, il paraissait pourtant difficile de continuer comme si de rien n'était... »(p25)

C'est pourtant la même Caroline Fourest qui écrit, commentant les déclarations honteuses d'Alain Gresh, rédacteur en chef du Monde diplomatique...

« Il se préocupe donc bien peu du sort réservé aux femmes et aux minorités une fois la charia imposée par ceux qu'il soutient si complaisamment comme un « moindre mal ». Après tout ce n'est pas lui qui portera le voile »...(p42)

... Car enfin, qu'est-ce que la Charia ? Certainement pas une hétérodoxie ni une dérive de l'islam ...alors ?

Mais Fourest connaît-elle vraiment les dogmes et textes de l'islam et leurs conséquences ?

On peut sérieusement en douter quand elle nous décrit ce qui l'a poussé à prendre parti pour la loi sur le port du voile à l'école :

« Moi-même j'ai longuement réfléchi avant d'être sûre que la réafirmation du principe de laïcité au sein de l'école publique mettrait un coup d'arrêt aux ambitions de certains groupes intégristes » (p77).

Il est vraiment desesperant que voir que plus d'un an de débat sur le voile n'aura servi à rien à ceux qui décidement ne veulent pas voir. Car qu'est-ce que le voile sinon le principe actif et visible de l'infériosisation du statut de la femme ? C'est cela qu'il fallait combattre car la logique infernale d'enfermement des femmes dans cette identitée islamique d'inférioritée, elle, ne peut d'un coup de baguette magique s'arrêter aux portes de l'école quand les jeunes filles, sortant de l'établissement, remettent le voile.

Entre la pression familiale et celle de la rue des (petits) frères, l'école n'est qu'une parenthèse. C'est même, en inversé, un des seuls lieux de contestation de ces adolescents qui s'y expriment ouvertement sur le mode culturel dominant qu'ils ont intériorisé : et de braver ainsi l'enseignement non-islamiquement correct des professeurs, affrontant par là de manière détournée une autorité qu'ils ne peuvent pas défier chez eux.

L'école n'est qu'une parenthèse qui se referme bien vite après le mariage arrangé/forcé que de plus en plus d'entre elles subissent.

Et ne voir dans cette loi qu'un contre-coup aux ambitions de groupes intégristes est vraiment un peu court. Mais cela est suite la logique de tous ceux qui ne concoivent leur positionnement que comme un combat contre l'obscurantisme et l'intégrisme de groupes décrits comme « minoritaires »...

Une position confortable qui évite une interrogation de ce qui devrait être aussi l'objet principal de son étude, à savoir les textes fondateurs et donc orthodoxes qui rendent licites l'homophobie, la condamnation à mort de l'apostat, la non séparation du pouvoir temporel et spirituel, l'exclusion des autres religions, la prescription de la guerre comme devoir premier de tout véritable adepte, etc...bref ce qui caractérise la nature même d'un mouvement liberticide, expansionniste et totalitaire.

Mais cette interrogation là Caroline Fourest ne la fait pas. Elle l'ommet plutôt.

Sa lucidité, ou son courage, s'arrêtent là.

Peut-on soigner un cancer en combattant uniquement la fièvre du malade ? Il est peu probable que tous les dolipranes du monde n'y suffisent pas.

De Negerhut van Oom Tom

Oorspronkelijke titel: Uncle Tom's Cabin, or Life amongst the lowly
Geschreven door Harriët Beecher-Stowe ( 1811 - 1896 ) Vertaald en bewerkt door C. van Rietschoten
Uitgave: "Goede Lectuur" - Amsterdam
Serie E
Uitgegeven begin dertiger jaren
Voor het eerst uitgegeven in 1852

Korte inhoud:
Slavenhouder Shelby verkoopt zijn favoriete slaaf Tom aan de gewetenloze Haley. Deze eist echter ook de kleine Jim, het zoontje van Eliza, de slavin van mevrouw Shelby. Als Eliza dit hoort, vlucht zij met haar kind over de bevroren rivier, springend van schots op schots. Haar man, George Harris, was al eerder vertrokken om werk te zoeken in Canada, zodat hij z'n gezin kon laten overkomen. Eliza wordt aan de overkant opgevangen door een Quakers familie en ontmoet daar tot haar grote vreugde haar man George weer.
Tom wordt op een veiling verkocht. Als hij tijdens de bootreis op de Mississippi rivier het dochtertje, Eva, van de heer St. Clare redt, is deze hem zo dankbaar, dat hij Tom koopt en hem mee neemt naar zijn huis in New Orleans. Hier is Tom gelukkig totdat Eva ziek wordt en sterft. Het noodlot slaat opnieuw toe als St. Clare in een café wordt doodgestoken. Tom wordt dan naar een veiling gebracht, waar hij door Simon Legree gekocht wordt, samen met het Mulatto meisje Emeline. Op de farm van Legree werkt ook Cassey, een mooie slavin, die Tom helpt bij het werk. Zij vertelt hem dat zij twee kinderen gehad heeft, die door haar man zijn verkocht.
Intussen zijn George, Eliza en Jim per boot naar Canada gevlucht waar zij veilig aankomen. Zij zijn vrij!
In Legree's huis willen Cassey en Emeline vluchten. Tom niet, hij wil de andere slaven niet in de steek laten omdat hij godsdienstbijeenkomsten voor hun verzorgt, waarin hij ze troost schenkt, door het evangelie te prediken.
Tom wordt vreselijk gemarteld door Legree als hij merkt dat de twee vrouwen weg zijn. Dan komt op een dag George Shelby, de zoon van zijn vroegere goede meester langs. Net op tijd om nog wat woorden met Tom te wisselen voordat Tom aan zijn verwondingen sterft. George begraaft hem en vertrekt naar huis. Op de boot ontmoet hij Cassey en Emeline en ook de Franse Madame Thoux, die de zuster blijkt te zijn van George Harris, de man van Eliza. Cassey hoort dit verhaal en valt flauw, want Eliza is haar verloren gewaande dochter!
In Canada vinden zij elkaar weer en worden gelukkig. George gaat studeren aan de universiteit en later zullen ze vertrekken naar Afrika en daar gaan helpen om het land op te bouwen.

Fragment uit het boek:
Onder een grootschen koepel liepen mannen van allerlei nationaliteiten over de marmeren plavuizen. Aan weerszijden van een ovaal podium waren kleine lessenaars voor de aanprijzers en de veilingmeesters. Twee van hen waren thans bezig in Fransch en Engelsch de heeren te bewegen de hoogste prijzen te bieden voor de tentoongestalde waar.
In een groep bij elkaar stonden ook de slaven uit het huishouden van St. Clare: Tom, Adolph en de anderen. Ook het mulatto meisje Emeline, had achter den rug van een der groote negers een plaatsje gezocht, waar zij echter gauw door den veilingmeester vandaan werd gehaald.
Verschillende der beursklanten, al of niet van plan te koopen, bekeken de groep, onderzochten soms de physieke kwaliteiten der menschen en bespraken de voordeelen van ieder afzonderlijk zooals jockeys dat op de wedren doen als ze het over hun paarden hebben.
Kort voordat de verkoop begon, wrong zich een korte, dikke en flink gespierde man naar voren. Hij droeg een geruit hemd, open aan de borst, en een vuile broek. Zijn eiachtig hoofd, met groote grijze oogen en met dikke gele wenkbrauwen en dikke ooren, zag er weinig-belovend uit. Zijn groote mond was vol tabak, waarvan het bruinachtig sap zoo nu en dan uit zijn mond sijpelde. Hij pakte Tom bij zijn kaak, bekeek zijn kiezen, liet hem op en neer springen, stroopte zijn mouwen op om zijn spieren te zien.

- Waar kom je vandaan?
- Kentucky, meester, antwoordde Tom.
- Wat deed je daar?
- Ik gaf leiding aan de farm, meester.
- Ja, dat zal wel! zei de man en ging verder. Hij stond een oogenblik voor Adolph stil en kreeg toen Emeline in het oog. Hij stak zijn groote, grove hand uit, bevoelde het meisje bij haar hals en borst, bekeek haar beenen en haar tanden en duwde haar moeder weg, die trachtte haar meisje te beschermen.
Tom stapte op het podium en keek angstig rond. Rondom hem weerklonken in Fransch en Engelsch allerlei cijfers, waarvan hem eigenlijk maar één woord duidelijk was, en dat was: dollars. En plotseling was het allemaal over. Tom had weer een meester en nauwelijks wetend wat er met hem gebeurde, liet hij zich in een hoek stoppen met een stel anderen.

12/27/2005

A Chance to Meet the Author Online

By EDWARD WYATT
Shoppers looking to pick up Meg Wolitzer's latest novel, "The Position," on Amazon.com last week found the usual readers' comments and excerpts from reviews. They also found something unexpected: posts on the subject of literature from Ms. Wolitzer herself.

The entries were part of a new program called Amazon Connect, begun late last month to enhance the connections between authors and their fans - and to sell more books - with author blogs and extended personal profile pages on the company's online bookstore site. So far, Amazon has recruited a group of about a dozen authors, including novelists, writers of child care manuals and experts on subjects as diverse as real estate investing, science, fishing and the lyrics of the Grateful Dead.

"The program gives people who are interested in a particular author a way to get new insights into them, and gives the authors a way to develop more of a one-on-one relationship with readers," said Jani Strand, a spokeswoman for Amazon. The authors write on "anything they'd like their readers to know about them," Ms. Strand said, including what inspired their books and details about their experiences. Authors are free to update their blogs as often or as little as they like, and a linked profile page has information about other books, reading recommendations, personal information and, in some cases, e-mail addresses.

Ms. Wolitzer, in an interview, said she welcomed the blog as an opportunity to address readers more often than she usually might - that is, every two or three years, when a new book comes out. "Anything that can get fiction on people's radar is good," she said.

Amazon is one of the many players in the publishing business trying to find new ways to increase the visibility of authors at a time when book sales are flat and other forms of entertainment are commanding ever-greater portions of the public's wallet. Most publishers have extensive author information on their Web sites, and a number of authors maintain their own sites, some quite elaborate.

HarperCollins recently started a speakers bureau, and Random House announced an agreement with a lecture agency to promote public appearances by its authors. Barnes & Noble operates an online book club that enables authors to discuss their works and to answer questions from readers online.

The authors blogging on Amazon vary widely in their approaches. In the days before Christmas, Mike Jeffress, a Christian author and senior minister at Providence Road Church in Chesapeake, Va., used his Amazon blog both to raise an alarm about the persecution of Christians and to offer shopping tips.

"It must be that at the root of the current war against Christmas is spiritual warfare in which Satan and his demons are seeking to gain control of the most powerful free nation in the world in order to persecute Jesus Christ and his followers," Mr. Jeffress wrote. "All the more reason why I believe my latest book, 'The Prayer of Jehoshaphat for America: The Power of Repentance in a Time of Crisis,' would make a great Christmas gift this year."

Aimee Friedman, an author of teenage "chick lit," was sparer in her first posting, which basically says, "Stay tuned."

The Amazon blogs are, at least for now, intended as a one-way communication, with writers talking to readers. But some authors have already found a way around that: Anita Diamant, the author of "The Last Days of Dogtown" and other novels, guides readers from her Amazon blog to her own Web site, where they can write to her directly. Other authors post their e-mail addresses on their profile pages.

David Dodd, the author of "The Complete Annotated Grateful Dead Lyrics," used his Amazon blog to respond to comments from a reader who, in an online review of the book, raised questions about its completeness. The book includes 170 songs written by and for the Dead and 14 other songs of major importance to the band's performances over the years, but not all of the more than 400 songs in the band's repertory.

And Pete Hautman, who won the National Book Award for young people's literature in 2004 for "Godless," blogged about the vagaries of reader response after some people commented online that his more recent novel "Invisible" was a dark and disturbing tragedy.

"But when I wrote 'Invisible' I thought it was hilarious," he wrote. "All this just goes to show that an author never knows how his or her literary works will be received or perceived."

Carolyn K. Reidy, president of the adult publishing group at Simon & Schuster, which has already signed up at least 10 authors for Amazon Connect, said that when Amazon approached her company this year with the idea of author blogs, she quickly embraced it.

"It enables the author to have a conversation with readers on an ongoing basis, easily and in an ongoing place," she said. "We hope that somebody who reads one of an author's books will go back and discover one of the rest."

She noted that much of the information about Simon & Schuster authors on the Amazon blogs is offered on the publisher's Web site as well. But, she said, "we know consumers are not necessarily going to the publishers' sites."

Ms. Wolitzer said she still felt somewhat uncertain as a blogger. "I come from a sort of butter churn and scrimshaw background," she said. "I feel ironic even using the word blog as a verb."

Nevertheless, she said, she intends to write about writing in a way similar to how she often talks to friends about the subject. "I think so much about writing books," she said, "so if I just put something like that down, I think it will be a good thing."


Amazon emblogue les écrivains

Une expérience à suivre, aux Etats-Unis et peut-être même ailleurs. Ne sachant plus quoi inventer pour fidéliser ses clients (les extraits de romans à paraître ne suffisent plus), Amazon.com, la plus grande librairie au monde, vient de lancer Amazon Connect. Ce programme vise rien moins qu' à encourager les écrivains à tenir un blog personnel, sur le site de la librairie bien entendu, dans lequel ils s'expriment sur la littérature, mais aussi pourquoi pas sur leur vision du monde du jardinage ou leurs recettes de cuisine favorites, qu'importe du moment que cela permet au client d'avoir l'illusion d'engager la conversation avec son écrivain favori puisque celui-ci s'adresse à lui "personnellement" en dehors des canaux traditionnels.

D'après ce qu'elle dit dans le New York Times, la romancière Meg Wolitzer se félicite d'avoir accepté la proposition. Elle est la plus notable de la douzaine d'auteurs recrutée, les autres ayant plutôt écrit des guides ou des livres pour enfants. On guettera leur endurance à l'exercice. Juste pour voir combien de temps ils se prêteront au jeu, au-delà de l'effet d'annonce d'Amazon. Pour l'instant, l'expérience ne fonctionne que dans un seul sens : de l'auteur vers le lecteur. Là aussi, il sera intéressant de se pencher sur ces blogs quand le flux ira dans l'autre sens.

12/16/2005

Colonisation : Ce qu'il faut AUSSI dire ...

Voici un extrait d'un texte de 1989 d'Alain Peyrefitte sur la colonisation. Un sujet récurrent pour les habituels accusateurs professionnels de la France.

"Le sous-developpement des colonisés résulteraient de ce que les premiers ont pillés les seconds. C'est oublier que la misère du tiers monde préexiste à la colonisation - et lui survit,ou souvent, renaît après elle. Le sous-développement, qu'on devrait plutôt appeler le non-developpement est un phénomène permanent et universel.

(...) La colonisation n'a guère profité à l'Occident, même sur la plan économique. L'Espagne et le Portugal, les plus dynamiques aux XV et XVIème siècles, ont été, aux siècles suivants, comme affaiblis par leurs colonies. La Grande-Bretagne était prospère avant ses conquêtes impériales ; et on calcule aujourd'hui que son Empire n'a été responsable que pour une faible part de sa richesse à son apogée. Les pays qui ont connu les plus étonnants miracles économiques depuis 1945 -Allemagne, Italie, Japon- étaient privés de colonies. Ceux qui ont perdus leur empire, avec lequel ils vivaient en symbiose -Pays-Bas, France, Belgique- ont connu un essor rapide, précisemment à partir du moment où ils en ont été délestés. Les pays d'Europe les plus riches -Suisse et Suède- n'en ont jamais eu. C'est que, si le commerce rapporte gros, la colonisation finit par coûter. Déjà, dans les années 1780, Macartney, gouverneur de Madras, avait compris que l'Inde était en passe de coûter plus à l'Angleterre qu'elle ne lui rapportait. Seul un commerce triangulaire avec la Chine permettrait de combler ce déficit.

(...) Bien sûr la colonisation a entraîné d'inacceptables effets de domination. Mais qui pourrait s'ériger en accusateur ? Les Arabes avaient colonisé une grande partie de l'Afrique et y avaient instauré l'esclavage, avant que les Européens prissent le relais. L'Islam avait converti plus de la moitié de l'Asie à coups de cimeterre. La Chine, après avoir été conquise par les Mongols et les Mandchous, a occupé à son tour la Mongolie et la Mandchourie ; elle a annexé le Tibet et le Turkestan. L'Inde, la Birmanie et l'Indochine, avant d'être colonisées par les Anglais et les Français, l'avaient été par les Mongols ou les Chinois. La Corée avait été sinisée, puis japonisée, avant d'être cassée en deux moitiés, l'une soviétisée, l'autre américanisée. Et les Russes restent la dernière grande puissance coloniale. (ce texte date de 1989).

Les colonisateurs se sont toujours drappés dans la proclamation d'une mission civilisatrice. Ce prétexte fut-il jamais plus justifié que dans le cas de l'Occident, qui apporta la médecine et l'hygiène, fit reculer famine et mortalité, rationalisa la production : bref, fit entrer dans l'ère mobile du développement des sociétés traditionnelles jusque là immobilisées dans le sous-développement ? L'Occident est-il plus coupable qu'aucune des grandes nations qui ont cherché à imprimer leur marque à l'extérieur ?

Pas plus que ne sont coupables les innondations ou le raz de marée qui submergent un pays. Seul pourrait être mis au banc des accusés tel dirigeant tout-puissant de ce pays, si, se voyant offrir une parade à ces phénomènes naturels, il la refusait. C'est à peu près ce que fit Qianlong, à qui les Anglais venaient de proposer les moyens du progrès et qui les repoussa avec mépris, au nom de l'ordre intangible dont il était le garant. Son attitude féroce à l'égard des « marchands félons », le Parti communiste chinois l'a reprise après 1949....

Alain Peyrefitte
L'Empire immobile ou le choc des mondes...

12/04/2005

A propos des noirs...

"Leur cerveau souffre d'être humide ; aussi leur intelligence est-elle faible, leurs pensées instables et leur esprit obtus, de telle sorte qu'ils ne peuvent faire la différence entre fidélité et trahison ou entre bonne foi et duperie. (...) Leur mentalité est proche de celle des animaux. La soumission des peuples du Soudan à leurs chefs et à leurs rois est due uniquement aux lois et aux règlements qui leur ont été imposés de la même façon qu'à des animaux."

Celui qui parle ainsi est un musulman de l'an 1300, Al-Dimeshkri.

Extraits du livre de Jacques Heers Les négriers en terres d'islam. La première traite des Noirs. VIIe-XVIe siècle

Ibn Khaldum, autre contemporain d'Ibn Battuta, historien renommé et très souvent cité de nos jours encore, auteur d'une très importante "Histoire des Berbères", croit et fait croire lui aussi, et même plus que d'autres, solides références à l'appui, aux effets sans appel de ces climats. "Quant aux climats éloignés des régions tempérées, tels que le premier et le deuxième, ou le sixième et le septième, leurs habitants sont également éloignés de tout équilibre pour l'ensemble de leurs manières de vivre." Et d'invoquer jusqu'à la gestation et la vie des embryons humains dans le sein de leur mère. Les hommes des régions tempérées ont des membres bien proportionnés, des humeurs très saines et une peau d'un brun léger, ce qui est la couleur la plus appropriée et la plus correcte (sic) [c'est pas du racisme ça ?]. Ce sont des gens qui ne restent pas trop longtemps dans la matrice (sic) ; ils n'y sont pas brûlés jusqu'au point de sortir noirs et ténébreux, malodorants [Tiens ! les odeurs...], avec des cheveux laineux, des membres disproportionnés [jaloux avec ça ?], un esprit déficient [comme le prophète ? Non ! C'est pas possible !] et des passions dépravées [les mécréants !] comme les Zendjs [Irakiens de l'époque], les Ethiopiens et les autres Noirs qui leur ressemblent [allez ! tous dans le même sac ! Au goulag ?].

Fort heureusement, les musulmans d'Arabie, d'Irak et de Perse ne sont ni de la pâte à moitié cuite, ni de la pâte toute brûlée ; "ils sont entre les deux" [ouf ! ça rassure...].

La suite sur http://quarkman.skyblog.com/, http://coranix.com/sommaire.htm,
http://les.traitesnegrieres.free.fr/index2.html

12/01/2005

How Afghan Captivity Shaped My Feminism

by Phyllis Chesler

On December 21, 1961, when I returned from Afghanistan, I kissed the ground at New York City's Idlewild Airport. I weighed 90 pounds and had hepatitis. Although I would soon become active in the American civil rights, anti-Vietnam war, and feminist movements, what I had learned in Kabul rendered me immune to the Third World romanticism that infected so many American radicals. As a young bride in Afghanistan, I was an eyewitness to just how badly women are treated in the Muslim world. I was mistreated, too, but I survived. My "Western" feminism was forged in that most beautiful and treacherous of countries.

In 1962, when I returned to Bard College, I tried to tell my classmates how important it was that America had so many free libraries, so many movie theatres, bookstores, universities, unveiled women, freedom of movement on the streets, freedom to leave our families of origin if we so chose, freedom from arranged marriages—and from polygamy, too. This meant that as imperfect as America may be, it was still the land of opportunity and of "life, liberty, and the pursuit of happiness."

My friends, future journalists, artists, physicians, lawyers, and intellectuals, wanted only to hear fancy Hollywood fairy tales, not reality. They wanted to know how many servants I had and whether I ever met the king. I had no way of communicating the horror, and the truth. My American friends could not or did not want to understand. As with my young college friends so long ago, today's leftists and progressives want to remain ignorant.

From New York to Kabul
My Afghan awakening began in New York in 1961 when I married my college sweetheart, Ali. I was an Orthodox Jewish-American girl; he was a Muslim boy from Afghanistan who had been away from home for fourteen years while studying at private schools in Europe and America.

My plan was to meet Ali's family in Kabul, stay there a month or two, study "History of Ideas" at the Sorbonne for a semester, then return to Bard College to complete my final semester.

When we landed in Kabul at least thirty members of his family were there to greet us. The airport officials smoothly confiscated my American passport. "It's just a formality, nothing to worry about," Ali assured me. "You'll get it back later." I never saw that passport again.

Upon our arrival in Kabul, my Western husband simply became another person. For two years, in the United States, Ali and I had been inseparable. He had walked me to my classes. We did our homework together in the library. We talked constantly. In Afghanistan, everything changed. We were no longer a couple during the day. He no longer held my hand or kissed me in public. He barely spoke to me. He only sought me out at night. He treated me the way his father and elder brother treated their wives: with annoyed embarrassment, coldness, distance.

My father-in-law, Amir, whom we knew as "Agha Jan" or "Dear Master," was a leading businessman and an exceedingly dapper man. In Afghanistan, he was a progressive. In his youth, he had supported Amanullah Khan (1919-29) who had boldly unveiled Afghan women, instituted the country's first educational and health care systems, and introduced European-style trolleys in the capital city. Nevertheless, he did not want an American or Jewish daughter-in-law. I was Ali's desperate rebellion. I was flesh-and-blood proof that, for fourteen years, he had actually been living in the twentieth century.

Ali had not told me that his father was polygamous until just before we had arrived in Kabul. Then he told me that, "actually," his father had two wives. He'd been "tricked" into marrying the second wife, with whom he had only two children, Ali explained, "which says everything. She's more like a family servant." Ali's mother treated the second wife Fauzia so badly that Agha Jan finally moved her into her own house. I would visit and have tea with Fauzia. She was grateful for the gesture of respect and for the company.

Imagine my surprise when I discovered that Agha Jan actually had three wives. This reality was one that Ali would not or could not discuss. He and his brothers blamed their mother for this third marriage to Sultana, which had jeopardized their inheritance considerably; this was a risky, tabooed subject. This third marriage didn't count because it counted all too much.

Agha Jan was in his sixties and stood six feet tall. His black hair was thick and only flecked with gray at the temples. He had a broad, frank mustache, and velvet black eyes that matched his black Italian handmade shoes. Although he wore the jauntiest and most expensive of Afghan-style karakul hats, Agha Jan also wore European-made suits and coats. As a devout Muslim, he neither drank nor smoked. Agha Jan's grown and married children, both men and women, executed a cringing half-bow whenever they greeted him.

Agha Jan's current home, with his third wife, Sultana, had one great European-style room in which he received visitors and dined. He usually ate alone, in a sitting room hushed by thick maroon carpets and thick, European-style velvet drapes. Rozia, his fourteen-year-old daughter by his third wife, served him each dish, bowing in and out of the room, like a servant.

"How can you justify polygamy?" I'd ask Ali. "It's humiliating, cruel, unfair to the wives, it dooms them to sexual celibacy and emotional solitude at a very young age and for the rest of their lives. It also sets up fearful rivalries among the half-brothers of different mothers who have lifelong quarrels over their inheritances."

When he was being Eastern, Ali would say: "Don't be a silly American. You say you're a thinker, God knows, you're always reading, and I therefore expect more understanding and broadmindedness from you. Polygamy tries to give men what they need so that they will treat their wives and children in a civilized way. In the West, men are serial polygamists. They leave their first wives and set of children without looking back. Here, we do not like the earlier wives to be abandoned, impoverished, and ripped from their social identities. If she is a good Muslim wife, accepts and obeys her husband's wishes, he will support her forever, she will always have her children near her which is all that matters to a woman, her world will remain whole."

When he was being Western, Ali would say, "Our country is not ready for personal freedoms. That's why I'm needed here, to help bring my poor countrymen into the twentieth century. It's my destined role and I need you to help me. Don't leave."

As to the veil, my Western husband would say: "You are too impatient about this damn chadari.[1] Afghan women are not stupid. Give them some time. They will, in time, probably all adopt the more Western, freeing clothing."

But Eastern Ali tried to justify the veil in other ways. He said: "The country is dusty and sometimes dangerous and a woman is better protected in many ways by the chadari. Anyway, country women do not wear chadaris when they farm. This is largely a phenomenon of the city and anyway it's dying out." This was not exactly true. Afghan countrywomen almost immediately turned their faces to the nearest available wall whenever a man to whom they were not related walked by. They tended to cover their heads and faces with their scarves.

We lived with Ali's oldest brother Abdullah, his wife Rabiah, and their two children, who all shared a home with my mother-in-law Aishah, or "Beebee Jan" (Dear Lady). Agha Jan had not lived with Beebee Jan for a very long time.

My life was akin to that of an upper class Afghan woman. My experience was similar to—but hardly as constrained as—that which an increasing number of Arab and Muslim women face today. In this first decade of the twenty-first century, women living in Islamic societies are being forced back into time, re-veiled, more closely monitored, and more savagely punished than they were in the 1960s. That said, I had never expected my freedom and privacy to be so curtailed.

In Afghanistan, a few hundred wealthy families lived by European standards. Everyone else lived in a premodern style. And that's the way the king, his government, and the mullahs wanted it to remain. Western diplomats did not peg their foreign policies to how Afghanistan treated its women. Even before multicultural relativism kicked in, Western diplomats did not believe in "interfering."

The Afghanistan I knew was a prison, a feudal monarchy, and rank with fear, paranoia, and slavery. Individual Afghans were charming, funny, humane, tender, enchantingly courteous, and sometimes breathtakingly honest. Yet, their country was a bastion of illiteracy, poverty, and preventable disease. Women were subjected to domestic and psychological misery in the form of arranged marriages, polygamy, forced pregnancies, the chadari, domestic slavery and, of course, purdah (seclusion of women). Women led indoor lives and socialized only with other women. If they needed to see a doctor, their husband consulted one for them in their place. Most women were barely educated.

In Kabul, I met other foreign wives who loved having servants but whose own freedom had been constrained. Some European wives, who had come in the late 1940s and early 1950s had converted to Islam and wore The Thing, as we called the cloaking chadari. Each had been warned, as had I, that whatever they did would become known, that there were eyes everywhere, and that their actions could endanger their families and themselves.

Afghans mistrusted foreign wives. Once, I saw an Afghan husband fly into a rage when his foreign wife not only wore a Western swimsuit to a swimming party—but actually plunged into the pool. The men expected to be the only ones who would swim; their wives were meant to chat and sip drinks.

The concept of privacy is a Western one. When I would leave the common sitting room in order to read quietly in my own bedroom, all the women and children would follow me. They'd ask: "Are you unhappy?" No one spent any time alone. To do so was an insult to the family. The idea that a woman might be an avid reader of books and a thinker was too foreign to comprehend.

Like everyone else, Ali was under permanent surveillance. His career and livelihood depended upon being an obedient Afghan son and subject. How he treated me was crucial. He had to prove that his relationship to women was every bit as Afghan as any other man's; perhaps more so, since he had arranged his own marriage to a foreigner.

Out and About in Kabul
After two weeks of marathon tea-drinking and pistachio-eating, my polite smile was stuck to my face. I could not understand what people were saying, I was bored, I wanted to get out on my own and see Kabul, visit the markets and the museum, and see the mountains closer-up. I was under a very polite form of house arrest. "It's not done," "People will talk," "Tell me what you need and I'll get it for you," were some of Ali's responses. And so, I began to "escape" from the house every day.

I never put on the headscarves and long coats and gloves pointedly left for me atop the bedroom bureau. I would take a deep breath, go out, and stride at a brisk, American pace. Always, a female relative or servant would run after me, bearing the scarves. I would smile, shake my head "no," and keep on going. Of course, I was also followed by a slow-moving family Mercedes. The driver would call out: "Madame, please get inside. We are worried that you will hurt yourself."

Sometimes, I'd walk faster, or I'd take a bus or a gaudi, a horse-drawn painted cart. The buses were quite colorful except inside, fully sheeted women sat apart from the men. The first time I saw this, I laughed out loud in disbelief and nervousness. In any event, as women moved onto the bus, men would jostle them, and make sneering remarks I could not understand.

My family was right. They knew their country. Barefaced and alone, I looked like an "uppity" Afghan woman and was thus fair game for catcalls, propositions, interminable questions, rough advances. Men would push themselves against me, knock me around, laugh, joke. But, I could easily have been kidnapped and held for ransom, taken to a cave, kept there for days, raped, then returned. Ali finally exploded at me and told me that this exact scenario had happened to the wife of an Afghan minister who had killed himself afterwards.

I had to be brought to heel. Ali's manhood and future depended upon this. A male servant would prevent me from going out. The family would call Ali and he would call me to yell, threaten, plead, or shame. I presented myself at the American embassy, which was located right next door. The embassy rented the property from my father-in-law.

"I want to go home. I'm an American citizen," I said.

"Where is your passport?" The marine guard would ask.

"They took it away from me when our plane landed. But, they told me that I'd get it back."

Each time, the Marines would escort me back home. They told me that as the "wife of an Afghan national," I was no longer an American citizen entitled to American protection.

I did, on occasion, get to speak with diplomats. Not a single foreign voice was heard protesting the condition of women. The Western media didn't care about what Afghans did to one another, or what men did to "their" women. Gin-soaked diplomats told me that it would be "immoral" to preach to Afghans about their tribal violence or their oppression of women; these were sovereign, sacred, local customs. One American diplomat put it this way: "We can't impose our moral or cultural values on these people. We can't ask them about their system of government or justice, their treatment of women, their servants, their jails. These are very sensitive, very touchy, very proud men who happen to own a piece of land that's important to us. If we aren't careful, their kids would be learning Russian—or Chinese—instead of English and German. You've got to remember, we're guests here, not conquerors."

I was under house arrest in the tenth century. I had no freedom of movement, nothing with which to occupy myself. I was supposed to accept this.

Ali knew he was losing me. We fought bitterly every single night. Was he trying to make me pregnant so that I'd have to stay? I was afraid to go to bed. His eldest sister, Soraya, offered to sleep with me in our bedroom—an act of courage and kindness that I have never forgotten. She must have known what was going on.

Yes, my husband "loved" me and wanted to protect me, but I was, after all, a woman, which meant that he believed he owned me, and that his honor consisted of his ability to control me. Ali was also locked into a power struggle with his father and with his culture. I was the symbol of his freedom and independence, a reminder of his life lived apart. He did not want to lose such a valuable symbol. If I became pregnant, I would have to stay. His father would be forced to stop making things so hard for us.

My Escape
I devoted all my waking time to planning an escape. I gave up on the American embassy. I stopped confiding in Ali. I began to contact foreign wives, most of whom would not or could not help me. I could only meet people through Ali or through a relative. I was not allowed to talk privately to anyone. All the public tea-houses were for men-only. I could not drift in and strike up a conversation with a man.

I finally found a foreign wife who agreed to help me. She was the German-born second wife of the ex-mayor of Kabul. She obtained a false passport for me. I had secretly written to my parents. I had also called them. They had agreed to send me a money order in care of this woman. Now, I only had to choose a flight and book a seat.

And then, I fainted. I had come down with hepatitis. I learned later that Beebee Jan had ordered the servants to stop boiling my water. Some Afghans seemed to enjoy the spectacle of Westerners succumbing to such illnesses; they took it as proof of foreign "weakness." I was finally taken to the new hospital and accompanied by at least ten family members. The doctor said:

"Honey, you are very sick and you have to get out of here. Will they let you go? If you are strong enough to sit up and walk a bit, get on a plane, go home."

He gave me a pair of dark glasses to hide my jaundiced eyes from the flight attendants. And, he prescribed intravenous infusions of vitamins and nutrients. He sent a nurse to the house.

And then, Beebee Jan tried to pull out the IV and all hell broke loose. I called Agha Jan and begged him to come over. He was the Master of the Universe as far as his family was concerned.

He came. First, he prayed "for my recovery." Then, he asked everyone else to leave, after which he spoon-fed me milk custard. He was tender towards me; only afterwards did I understand that he could afford to be. My illness and probable departure meant that he had won the battle with Ali. Perhaps he did not want a dead American daughter-in-law on his hands either. And, he'd be glad to see me gone. I only spelled trouble for his family, any foreign wife would, especially one who had tried to escape so many times.

"I know about your little plan with the German woman," he quietly said. "I think it will be best if you leave with our approval on an Afghan passport which I have obtained for you. You have been granted a six-month visa for "reasons of health."

And he gave it to me on the spot. The Kingdom of Afghanistan passport has retained its bright orange color. He also handed me a plane ticket. "We will see you off. It is better this way."

Ali raged and swore—and begged me to stay but I remained adamant.

Thirty relatives dutifully came to see me off. Kabul was hidden in snow. I was booked on an Aeroflot flight to Moscow. The minute that plane took off a fierce joy seized me by the throat and would not let go. I was both jaundiced and pregnant. Had Ali discovered this while I was still in Afghanistan, I would never have been allowed to leave. Given my medical condition, it would have been my death sentence.

It was not the last time I would see Ali, though. In 1979, after the Soviet invasion, Ali escaped by crossing the Khyber Pass into Pakistan, disguised as a nomad. Since 1980, he, his new wife Jamila and their two children, Iskandar and Leyla, have been living near me in America. Oddly, but happily, we relate as members of an extended family.

My Feminist Awakening
I had experienced gender apartheid long before the Taliban made it headline news. I came to understand that once an American woman marries a Muslim, and lives in a Muslim country, she is a citizen of no country. Never again could I romanticize foreign places or peoples in the Third World—or marriage.

Once a Western woman marries a Muslim and lives with him in his native land, she is no longer entitled to the rights she once enjoyed. Only military mercenaries can rescue her. I have since heard many stories about Western women who have married Muslim men in Europe and America but whose children were then kidnapped by their fathers and kept forever after in countries such as Saudi Arabia,[2] Jordan, Egypt, Pakistan and Iran. The mothers were usually permitted no contact.

Today, women in the Islamic world are increasingly pressured into arranged marriages, forced to veil themselves, not allowed to vote, drive, or travel without a male escort, to work at all, or to work in mixed gender settings. Worse, many are genitally mutilated in childhood, and routinely beaten as daughters, sisters, and wives; some are murdered by their male relatives in honor killings, and stoned to death for alleged sexual improprieties or for asserting the slightest independence. Such violations of women's human rights are increasingly taking place among the Muslim community in Europe and in North America.

Westerners do not always understand that Eastern men can blend into the West with ease while still remaining Eastern at their core. They can "pass" for one of us but, upon returning home, assume their original ways of being. Some may call this schizophrenic; others might see this as duplicitous. From a Muslim man's point of view, it is neither. It is merely personal Realpolitik. The transparency and seeming lack of guile that characterizes many ordinary Westerners make us seem childlike and stupid to those with multiple cultural personalities.

A woman dares not forget such lessons—not if she manages to survive and escape. What happened to me in Afghanistan must also be taken as a cautionary tale of what can happen when one romanticizes the "primitive" East.

Did Ali really think that I would be able to adjust to a medieval, Islamic way of life? Or that his family would ever have accepted a Jewish-American love-bride?


There are only two answers possible. Either he was not thinking or he viewed me as a woman, which meant that I did not exist in my own right, that I was destined to please and obey him and that nothing else was really important. He certainly helped shape the feminist that I was to become.

When I returned to the United States, there were few feminist stirrings. However, within five years, I became a leader of America's new feminist movement. In 1967, I became active in the National Organization for Women, as well as in various feminist consciousness-raising groups and campaigns. In 1969, I pioneered women's studies classes for credit, cofounded the Association for Women in Psychology, and began delivering feminist lectures. I also began work on my first book, Women and Madness,[3] which became an oft-cited feminist text.

Firsthand experience of life under Islam as a woman held captive in Kabul has shaped the kind of feminist I became and have remained—one who is not multiculturally "correct." By seeing how women interacted with men and then with each other, I learned how incredibly servile oppressed peoples could be and how deadly the oppressed could be toward each other. Beebee Jan was cruel to her female servants. She beat her elderly personal servant and verbally humiliated our young and pregnant housemaid. It was an observation that stayed with me.

While multiculturalism has become increasingly popular, I never could accept cultural relativism. Instead, what I experienced in Afghanistan as a woman taught me the necessity of applying a single standard of human rights, not one tailored to each culture. In 1971—less than a decade after my Kabul captivity—I spoke about rescuing women of Bangladesh raped en masse during that country's war for independence from Pakistan. The suffering of women in the developing world should be considered no less important than the issues feminists address in the West. Accordingly, I called for an invasion of Bosnia long before Washington did anything, and I called for similar military action in Rwanda, Afghanistan, and Sudan.

In recent years, I fear that the "peace and love" crowd in the West has refused to understand how Islamism endangers Western values and lives, beginning with our commitment to women's rights and human rights. The Islamists who are beheading civilians, stoning Muslim women to death, jailing Muslim dissidents, and bombing civilians on every continent are now moving among us both in the East and in the West. While some feminist leaders and groups have come to publicize the atrocities against women in the Islamic world, they have not tied it to any feminist foreign policy. Women's studies programs should have been the first to sound the alarm. They do not. More than four decades after I was a virtual prisoner in Afghanistan, I realize how far the Western feminist movement has to go.

Based upon the Death of Feminism by Phyllis Chesler, copyright 2005 by the author, and printed with permission of St. Martin's Press, LLC.

[1] The chadari is also known as the burqa', a covering worn by Afghan women.
[2] See, for example, "U.S. Department of State, Marriage to Saudis," Middle East Quarterly, Winter 2003, pp. 74-81.
[3] New York: Doubleday, 1972.

The Death of Feminism: What's Next in the Struggle

What's Next in the Struggle for Women's Freedom
by Phyllis Chesler
ISBN:1403968985 (More details...)
Synopses & Reviews
Publisher Comments:
Feminist icon and political activist Phyllis Chesler, author of the 2.5-million copy bestseller Women and Madness and the controversial The New Anti-Semitism, calls for an overhaul of the women's movement. In this important book, Phyllis Chesler asks the questions: Within feminism, is there room for free thinkers who oppose the party line? What if a feminist believes in capitalism? God? Patriotism? Chesler is the first to show the crisis in feminism today, which is silencing women and stripping them of power. In order to be a member of the club you must reject capitalism, see religion as a dangerous form of patriarchy, oppose the war, and turn a blind eye to the woman-defeating practices of Islam. The result contradicts the moral and ethical principles feminism was built on. Chesler signals a critical need for women to come together in a pro-individualist form of feminism.

Review:
"Chesler, an active member of the women's movement for four decades, makes a serious charge against her sisters: she feels they have abandoned their commitment to freedom and feminist values, and 'become cowardly herd animals and grim totalitarian thinkers.' Chesler (Women and Madness) takes liberal feminists to task for not speaking out against what she sees as the most important threat to Western freedom: Islamic terrorism. She has penned a cross between a cri de coeur and a deeply rhetorical polemic that makes scores of provocative points, but because of sometimes offhanded scholarship (e.g., listing unsourced news items as research), a proclivity for overgeneralizing and an anecdotal approach to arguing, will probably fail to win over readers who don't already agree with her. Her sense of urgency leads her to paint, with broad strokes, a frightening portrait of current U.S. academic and political culture: the campuses, she says, have 'bred a new and diabolical McCarthyism' spearheaded by leftists and approvingly quotes a feminist scholar saying that 'women's studies has become... the most retrograde of disciplines' because of its single-minded reliance on postmodern theory. As in her last book, The New Anti-Semitism, Chesler raises important issues, but her style will alienate the very people she means to reach." Publishers Weekly (Copyright Reed Business Information, Inc.)

Les best-sellers

Chaque semaine, nouvelobs.com publie les meilleures ventes de livres dans plusieurs pays gros consommateurs de biens culturels.

SEMAINE DU 25 NOVEMBRE

FRANCE

Romans
1. Trois jours chez ma mère, François Weyergans
2. Nous, les dieux, vol.2 : Le souffle des dieux, Bernard Werber
3. Les charmes discrets de la vie conjugale, Douglas Kennedy

Essais

1. Mon Dieu, pourquoi ?, abbé Pierre, Frédéric Lenoir
2. Si la gauche savait, Michel Rocard, Georges-Marc Benamou
3. C'était François Mitterrand, Jacques Attali

Bande-dessinée

1. Une aventure d'Asterix, vol.33 : Le ciel lui tombe sur la tête, René Goscinny, Albert Uderzo
2. Largo Winch, vol.14 : La loi du dollar, Jean Van Hamme, Philippe Francq
3. Blacksad,vol. 3, Ame rouge, Juan Diaz Canales, Juanjo Guarnido

Jeunesse

1. Harry Potter et le prince de Sang-Mêlé, Joanne Kathleen Rowling
3. Le monde de Narnia, Clive Staples Lewis
3. Harry Potter et l'Ordre du Phénix, Joanne Kathleen Rowling

(Source : Ipsos/Livres Hebdo)

GRANDE-BRETAGNE

1. Echoes, Danielle Steel
2. Salem Falls, Jodi Picoult
3. The Innocent, Harlan Coben
4. The Da Vinci Code, Dan Brown
5. Angels and Demons, Dan Brown
6. Sheer Abandon,Penny Vincenzi

(Source: The Guardian)

ITALIE

1. Questa Storia, Alessandro Barrico
2. Verita del ghiaccio, Dan Brown
3. Vincitori e vinti. Le stagioni dell'odio. Dalle leggi razziali a Prodi e Berlusconi, Bruno Vespa
4. Eldest. L'eredità. Vol. 2, Christopher Paolini
5. Pensa se non ci avessi provato. L'autobiografia, Valentino Rossi
6. Eros. Lo giuro, Luca Bianchini

(Source: Kataweb)

ESPAGNE

1. ¡El cielo se nos cae encima!, Albert Uderzo
2. La historiadora , Elisabeth Kostova
3. La sombra del viento, Carlos Ruiz Zafón
4. Ya no sufro por amor, Lucía Etxebarría
5. El Zahir, Paulo Coelho
6. Los girasoles ciegos, Alberto Méndez

(Source: El Cultural)

ETATS-UNIS

1. A million little pieces, James Frey
2. Mary Mary, James Patterson
3. The Lion, the Witch and the Wardrobe, C.S. Lewis
4. The Chronicles of Narnia, C.S Lewis
5. Teacher Man, Frank McCourt
6. State of fear, Michael Crichton

(Source: USA Today)

11/21/2005

The Sociology of Arab Imperialism,

The Sociology of Arab Imperialism, according to Joseph Schumpeter - Part One

Arab imperialism had specific sociological-economic features which are described by Joseph Schumpeter. This author was a famous economist in the early and mid-20th century. He belonged to the so-called Austrian School of economics and he was not a socialist, although at certain periods he associated with some Marxian socialist economists on a committee. His important work was written from the first decade of the 20th century up to 1950 when he died in the United States. I agree with most of what he says about Arab imperialism, although there are probably a few minor points that I would not agree with. Without being a socialist or Marxist, he was influenced by them at least in the sense that he was interested in exploring some of the same categories and phenomena that they considered important.

His writings on imperialism quoted here seem to go back to the 1930s.


In order to illuminate especially the character of the religious brand of imperialism, let us briefly discuss the case of the Arabs. The relevant facts are simple and uncontroverted. The Arabs were mounted nomads, a persistent warrior type, like the nomadic Mongol horsemen. At heart they have remained just that, despite all modifications of culture and organization. Only at a late date and incompletely did portions of the Arab people relinquish the equestrian profession --no one readjusts so slowly and with such difficulty as the mounted nomad. Such people are never able to support themselves alone, and in Arabia they constituted a master class that systematically exploited for its own purposes, sometimes by means of ouitright robbery, the (likewise Semitic) population that had settled here and there and was engaged in agriculture and trade. Internally the Arabs were organized along thoroughly democratic lines, again like all mounted nomads. It was a gentile [clan] and patriarchal type of democracy, in keeping with the "relations of production" that prevailed among a nation of herdsmen and horsemen, and quite different from agrarian and urban democracy -- but democracy all the same in the sense that all members of the nation carried political weight and that all political expression grew from the people as a whole. The Arabs were divided into loosely knit tribes, headed by a freely elected sheik or emir who was dependent, in all affairs of importance, on the assent of the clan chiefs. The stock from which the tribes developed constituted the primary community, the fundamental social bond.
[Joseph Schumpeter, Imperialism / Social Classes (New York: Meridian, 1955), pp 34-35]

11/19/2005

Conversation entre amis

Fernando Arrabal et Michel Houellebecq sont amis. De leurs rencontres est né un livre de souvenirs et d'évocation, « Houellebecq », qui sort ce 18 août (Le Cherche Midi). Extraits d'un entretien réalisé en 2001.


Fernando Arrabal : Selon la presse internationale - du New York Times au Spiegel -, « les éditeurs de Michel Houellebecq lui ont interdit de s'approcher de la presse à moins de cent mètres » (M. Stouvenot). En effet, depuis le 5 septembre, vous n'acceptez pas - ou ne pouvez pas accepter ? - d'interviews. Vos éditeurs craignent-ils que...

Michel Houellebecq : ... ils n'ont rien à craindre. Je ne suis pas vraiment quelqu'un de courageux.

F. A. : Le courage ne me semble pas une vertu. Dans Libération, Catherine Millet se plaint que vos éditeurs aient présenté « de piteuses excuses » à ceux qui veulent vous éliminer...

M. H. : ... et pourtant son livre se place immédiatement derrière le mien en tête de liste des best-sellers.

[Nous rions tandis que Clément, son corgi, mordille la jolie boîte signée et numérotée qui renferme une Swatch.]

F. A. : Catherine Millet rappelle que Maurizio Cattelan - l'artiste - n'a pas comparu devant les tribunaux quand, il y a deux ans, il a présenté une effigie du pape déchiquetée par une météorite. « Oh la la ! dit la directrice de la revue Art Press, quel scandale si la direction de sa galerie avait dû s'incliner devant le Vatican ! » Aujourd'hui, on vous oppose un veto et on vous vitupère aussi radicalement que demain vous serez applaudi ?

M. H. : Même si cela devait arriver je ne le vivrais pas comme une revanche. Je n'ai pas éprouvé un sentiment de vengeance, même sur les Champs-Elysées lorsque je me suis trouvé nez à nez avec le pauvre diable clochardisé qui, dans mon adolescence, m'avait torturé dans les waters à l'école.

[...]

M. H. : J'ai déclaré publiquement que plus qu'un ami vous êtes mon « amythe »... J'ai si peu vu mon propre père depuis que je suis adulte, la dernière fois, c'était il y a cinq ans. Nous n'avons rien à nous dire.

F. A. : Mais il s'appelle René ! L'homme qui vous a donné la vie était un re-né ou né deux fois et il vous a prénommé Michel comme l'archange. La renaissance que vous annoncez archangéliquement se fera aussi en terrassant le dragon.

M. H. : Mais pas en gagnant le Goncourt. Vous savez que l'on m'a éliminé de la liste des finalistes ? Pour des raisons morales !

F. A. : Tant pis pour eux !... Robbe-Grillet...

M. H. : ... Je n'ai aucune idée à propos de ce prix... Robbe-Grillet et moi... nous avons tous les deux fait nos études dans la même école d'ingénieurs agronomes à quarante ans de distance. Excellente à coup sûr, je ne la renie pas./...

[...]

M. H. : Jusqu'à l'âge de 20 ans, j'ai eu la chance d'avoir été choyé par une femme : ma grand-mère, la mère de mon père, Henriette.

F. A. : Je crois que ce nom signifie « maison du roi ».

M. H. : Elle votait communiste... mais elle aurait voulu me voir vivre dans le plus beau des palais royaux.

F. A. : Je me l'imagine comme la grand-mère que nous aurions tous aimé avoir.

M. H. : Pour elle il n'y avait ni élections, ni campagnes électorales, ni discussions politiques... seul comptait son vote communiste, par habitude.

F. A. : Que dirait-elle aujourd'hui à propos de l'Afghanistan ?

M. H. : Que ce pays n'en serait pas là si c'était une république soviétique.

F. A. : Avec l'homme nouveau !

M. H. : Mais pas avec « l'homme moderne ». Notre contemporain, obsédé par le travail, évite l'amour. Par égoïsme, il ne peut pas accepter le mariage mais il ignore l'art d'aimer. Il a créé un système dans lequel il est impossible de vivre.

F. A. : Morituri te salutant !

[Et nous rions comme on éternue...]

M. H. : Ma grand-mère avait horreur du scandale. Tout comme Staline. Comme j'en ai moi-même horreur aujourd'hui. Je ne souhaite que l'ordre. Peut-être parce que ma mère, sa bru, adorait provoquer.

F. A. : Votre mère... Jeannine... ce qui signifie « Dieu accorde ».

M. H. : J'ai une demi-soeur de son côté : Catherine (khataros : pur). Je n'ai vraiment vécu ni avec mon père ni avec ma mère... il y a dix ans que je ne l'ai pas vue.

F. A. : On dit qu'elle prépare un livre sur vous.

M. H. : Dans sa période de liberté sexuelle et de gauchisme pur je crois qu'elle a tout fait, même un livre anticolonialiste sous le pseudonyme de Leloutre.

F. A. : Presque la loutre ! Elle ne s'est pas convertie à l'islam ?

M. H. : Elle en est bien capable pour emmerder les autres. Je crois qu'elle n'est plus seulement médecin mais qu'elle est devenue anesthésiste.

F. A. : Elle est venue vous voir pendant vos divers séjours dans des hôpitaux ou cliniques psychiatriques ?

M. H. : Jamais je n'ai reçu de visites de ma famille : ma grand-mère venait de mourir et j'étais déjà divorcé.

F. A. : Vous... avez été... si déséquilibré par votre entourage familial... que vous ne pouvez pas mesurer votre propre souffrance. Et aujourd'hui vous êtes la victime propitiatoire, le fruit des noces des justiciers et des bourreaux. Une fois proclamée l'ouverture de la chasse, vous êtes le jeune poète qu'on peut traîner devant les tribunaux, affubler de toutes sortes d'étiquettes, à qui l'on peut cracher au visage.

M. H. : On m'accuse même d'empester « la moitié du monde ».

F. A. : Votre première femme, Jacinthe, était-elle vraiment une fleur ?

M. H. : Ce fut une comète... Notre union a très peu duré : le temps nécessaire pour avoir un fils, Etienne... et commencer mon long pèlerinage dans des cloîtres psychiatriques.

F. A. : Etienne, le « couronné »... comme si vous l'aviez offert à celle qui a créé votre « maison de roi », votre grand-mère.

M. H. : Tout cela s'est passé quand j'avais 20 ans à peine. Mais, à 14 ans, quelle différence !.... J'étais un surdoué en mathématiques... et aujourd'hui, alors que j'ai 43 ans, je dois me bourrer de cachets pour dormir un moment. Ou consulter un hypnotiseur pour pouvoir... lever un bras.

F. A. : Beaucoup de mes meilleurs amis sont morts, comme Beckett, Cioran, Ionesco ou Topor, et vous occupez une place de choix dans ma vie.

M. H. : Avec vous, j'aime parler de théologie, de sexe, de philosophie, de sciences et d'amour... Avec la gravité éclairante de l'humour.

F. A. : Ce que vous racontez dans « Plateforme », est-ce plus proche de vous, parce que vous l'avez vu à travers le miroir ?

M. H. : Sur la prostitution je parle par ouï-dire. /...

[...]

F. A. : A cause de ce roman, on vous accuse d'être réactionnaire, mais Le Monde vous défend. On vous rejette en vous traitant de raciste, et pourtant vous avez commencé votre roman par le portrait de la séduisante Aïcha.

M. H. : Je n'ai jamais confondu les Arabes avec les islamistes.

F. A. : On vous calomnie en vous jugeant « pédophile », mais la Juliette de « Plateforme », la sublime Valérie, est loin d'être une Lolita : elle a 30 ans, est intelligente, antiféministe, amante experte et altruiste comme tant de jolies femmes d'aujourd'hui.

M. H. : Et les plus obscènement athées refusent aux personnages de mes romans le droit de nourrir des sentiments antireligieux.

F. A. : Dois-je dire « amen » ?

M. H. : Nous avons si peu d'illusions que nous ne pouvons même plus rendre grâces à Dieu ?

F. A. : Mais combien d'entre nous aimeraient croire sans les pinces fanatiques des kamikazes et des scorpions !

M. H. : Une religion compatible avec le savoir scientifique et l'indétermination quantique pourrait nous restituer les charmes de la divinité.

F. A. : Vous avez publiquement déclaré : « La religion la plus con est sans aucun doute l'islam. »

M. H. : En réalité ma devise, et peut-être la vôtre et celle de bon nombre de nos contemporains assoiffés de science et de foi, serait : « N'invoquons pas en vain son Saint Nom. »

F. A. : Vous confiez davantage nos incertitudes que vos vérités. Est-ce pour cette raison que vous répondez à la télévision par « d'interminables silences » ?

M. H. : Mais aujourd'hui depuis 11 heures du matin, et il est déjà 3 heures, nous n'avons interrompu notre conversation que pour jouer avec Clément./...

[...]

M. H. : « Plateforme » est apparu dans les librairies dix-huit jours avant la destruction des tours jumelles...

F. A. : ... Le mardi des Cendres. Plongé dans l'information désinformatrice, le romancier, comme dit notre ami commun Milan Kundera, exerce son don d'observation et a le devoir de nous communiquer ses rires et ses incertitudes.

M. H. : Seul le silence est assassin, raciste et obscène.

F. A. : Lorsque le romancier, vous, atteint les confins de la logique, le monde commence à se créer à son image et à sa ressemblance.

M. H. : Ce serait plus efficace de bombarder avec des minijupes plutôt qu'avec des missiles. Le maillon faible est la chatte. C'est la ressource stratégique.

F. A. : « Le maillon faible » du faible, c'est le sexe du « sexe faible ».

M. H. : Mais je ne peux pas imaginer une société viable sans le pivot fédérateur d'une religion.

F. A. : Vous rêvez d'un gouvernement mondial fondé sur la bonté et la fraternité ? Les précurseurs ne naissent pas pour les pompes et les trompes ! C'est plutôt le rôle des flatteurs.

M. H. : Une société régie par les principes de la morale durerait autant que l'Univers.

F. A. : Et pourtant, on vous reproche de « nier l'homme ».

M. H. : Les néokantiens défendront mes idées lorsque prendra fin le reflux [et, j'ajoute, le charme flou] de la pensée nietzschéenne.

F. A. : Que demanderions-nous à Grothendieck, René Thom, Hawking, Prigogine, Trin Xuan Thuan, ou aux philosophes, artistes et scientifiques contemporains préoccupés par la transcendance ?

M. H. : Qu'ils nous fixent les conditions d'une ontologie possible.

F. A. : Des propriétés de l'être...

M. H. : ... Clément va changer le monde !

[Alors que je m'approche de la porte, Clément essaie de me convaincre par son regard humain, mais... de quoi ?] (2001)

« Houellebecq », de Fernando Arrabal. Traduit de l'espagnol par Luce Arrabal (Le Cherche Midi, 233 pages, 13 E).

© le point 18/08/05 - N°1718 - Page 66 - 1572 mots

Houellebecq : baromètre social

Marc Fumaroli de l'Académie française

Michel Houellebecq est-il le Harry Potter français pour adultes ? On le croirait, à voir l'excitation qui dès juillet s'est emparée des rédactions de pages culturelles parisiennes, et à observer à la fois les fuites de fait et le mutisme de principe savamment dosés par son éditeur, Fayard. Celui-ci semble n'avoir déménagé de la rue des Saints-Pères, trop exposée, que pour mieux garder, dans une sorte de Fort Knox, le secret sur les épreuves du dernier roman de l'auteur de « Plateforme ». De son côté, et depuis 2001, celui-ci est devenu silencieux et invisible, retiré en Irlande, paradis fiscal des écrivains.

Trois romans successifs et deux minces recueils de nouvelles ou de poèmes ont fait de lui l'auteur le plus lu de sa génération. On pouvait se demander si son diagnostic d'encéphalogramme plat prononcé sur la France contemporaine ne s'était pas retourné contre lui. N'allait-il pas, comme le fit autrefois l'Américain J. D. Salinger, l'auteur du célébrissime « L'attrape-coeur », disparaître après trois livres dans le silence et la stérilité ? Manifestement, il n'en est rien.

Les altiers aristarques heideggeriens de Ligne de risque (1) ont vu en lui, avec le menu fretin de même couvée, un pur et simple symptôme sociologique de la mort de la littérature consécutive à la société du spectacle. Ces métaphysiciens retirés au maquis attendent d'un tout autre renversement dialectique, qu'ils préparent, la résurrection française de la reine morte. A plus courte vue, les concurrents de Houellebecq se contentent de parier sur son épuisement.

Ce que l'on a déjà lu du jeune romancier poète n'incite pas à parier avec eux. Houellebecq n'est pas n'importe quel Beigbeder. Quand il décrit dans « Plateforme » les cyniques stratégies du marché des loisirs culturels et les cadres qui les concoctent, il le fait avec une compétence d'ornithologue, précise et froide, qui n'exclut pas éventuellement pour le romancier de surclasser ses propres personnages dans ce jeu de petits prédateurs. Revenu de tout, cet espion n'est pas une chiffe. On ne serait pas surpris qu'il ait concerté avec son éditeur le silence, le retard et le suspense qui vont, à coup sûr, faire monter les ventes de son prochain roman.

Pour aller plus au fond des choses, ce n'est pas parce l'on décrit avec une apparente platitude un monde aplati que l'on est soi-même aplati et vite vidé. Mine de rien, Houellebecq s'est d'emblée rattaché à l'une des veines les plus fécondes de la littérature française et européenne, celle qui se nourrit du pessimisme cosmique de Schopenhauer, dont il se réclame sans le proclamer. Les lecteurs d'« Extension du domaine de la lutte » ont eu la surprise de voir se renouer, avec ce roman court et âpre, la veine inaugurée à la fin du XIXe siècle en France, sur le mode plébéien, par Huysmans dans « A vau l'eau » et dans « En rade », et par Maupassant dans ses nouvelles trop souvent méconnues. Aucun de ces deux auteurs, et pour cause, n'avait lu Heidegger, mais ils étaient pénétrés, comme l'a été Céline, du « Monde comme volonté et représentation ». Les Polonais Conrad et Gombrowicz, sur un mode aristocratique, et, dans le monde protestant, le Suédois Strindberg et le Norvégien Knut Hamsun ont attesté la très diverse fécondité du schopenhauerisme littéraire. En Autriche, sur le mode écumant, Thomas Bernhard appartient lui aussi à cette terrible famille européenne de romanciers naturalistes.

La pensée de Schopenhauer, le plus littéraire des philosophes, n'est pas un système. Sur le fond impersonnel de la Volonté cosmique trompeuse et dévorante, qui fait du monde un immense et perpétuel cri de souffrance, cette pensée ne se leurre pas, ne gémit pas, elle chatoie, tout en déployant son ironie noire en toutes directions. Elle envisage même de rares échappatoires du côté de l'art, de l'amour qui jouit sans asservir, de la compassion, de l'ascèse mystique. Seul le détachement de la volonté est à même d'avoir raison de la Volonté trompeuse et féroce. Le bouddhique Houellebecq nous réserve des surprises

1. « L'avenir de la littérature », de Francis Badré (Gallimard, « L'infini », 2003).

© le point 18/08/05 - N°1718 - Page 63 - 659 mots

La provoc' continue

Livres. 575 titres dont 369 français ! Au rendez-vous d'automne, les écrivains sont plus nombreux que jamais à chercher vos suffrages. Nous en avons sélectionné quelques-uns qui ont en commun de dénoncer notre société crépusculaire. Au premier rang :

Michel Houellebecq, l'auteur des célèbres « Particules élémentaires ». Spéléologue du comportement, il revient avec « Plateforme », un roman où l'hédonisme programmé entre en collision avec l'idée de Dieu. Le Point analyse l'oeuvre de ce dérangeant Candide

Jacques-Pierre Amette

C'est avec « Les particules élémentaires », publié en septembre 1998, que Michel Houellebecq a prononcé l'oraison funèbre de notre société. On y lit à la quatrième ligne : « Il vécut en des temps malheureux et troublés. Le pays qui lui avait donné naissance basculait lentement mais inéluctablement dans la zone économique des pays moyens-pauvres ; fréquemment guettés par la misère, les hommes de sa génération passèrent en outre leur vie dans la solitude et l'amertume. Les sentiments d'amour, de tendresse et de fraternité humaine avaient dans une large mesure disparu ; dans leurs rapports mutuels ses contemporains faisaient le plus souvent preuve d'indifférence, voire de crauté. »

Tout est dit du houellebecquisme. Constat navré d'une société crépusculaire qui est aussi gaie qu'un complexe hospitalier ou que les alentours d'une gare de banlieue taguée avec des escaliers qui sentent l'urine.

Avec un seul roman, « Les particules élémentaires », Houellebecq est passé du statut d'écrivain à celui de phénomène.

Il ressemble à ses livres : décalé, morne, anonyme, échoué sur les plateaux de télé ; il est rigolard et apathique, effacé et ironique, gainsbarrisé. Le regard d'un biologiste sur des animaux de laboratoire. La lecture de ses oeuvres complètes provoque une sorte de sidération. Tout est reconnaissable : les banlieues, les dimanches, les cafétérias, les résidences universitaires, les discothèques, les périphériques, les passants, mais tout est javellisé. Cela procure une sorte d'état inexprimable chez le lecteur. Entre stupeur et curiosité.

Depuis « Extension du domaine de la lutte », publié par le grand Maurice Nadeau en 1994, on reconnaît l'univers qu'il décrit. Un type solitaire mange un reste de thon à la catalane Saupiquet dans un immeuble de banlieue. Il s'aperçoit que les relations humaines deviennent progressivement impossibles ou sont d'insupportables chaînes aussi bien dans les entreprises que dans les relations privées. Ses romans sont les catalogues des expériences ratées pour rencontrer les autres.

Dans « Plateforme », le héros, Michel, part en Thaïlande. Objectif : un tourisme sexuel opiniâtre et absolu. Lourdeur, lenteur, jouissances, corps moites de jeunes filles aux seins fermes, dômes du plaisir, Michel part sur les chemins d'une sorte de Saint-Jacques-de-Compostelle de l'orgasme. Ça le mène inévitablement dans les bars à putes les plus glauques. Il joue à « Baise-moi », « La chair est triste », mais l'orgasme ne l'est pas. Son art érotique est d'autant plus efficace qu'il abandonne tout effet de style au profit de la pauvre vérité. C'est sa provocation et sa force. L'acte sexuel « nettoyé » de littérature, on frôle le porno. Etonnant ! La platitude désolée du style renvoie à la platitude d'un monde purement zoologique, une sorte de parc triste pour animaux malades.

On reconnaît dans cet ingénieur agronome un écrivain d'un format exceptionnel. Un briseur de carreaux dans un monde littéraire fleuri et ronronnant, quelque chose comme l'irruption d'un énorme orang-outang triste dans les parterres de bégonias de l'édition. Disons-le : il fait date et provoque le malaise dans un milieu littéraire qui, en façade, reste assez consensuel.

Pulsions suicidaires, constats navrés, aphorismes d'un La Rochefoucauld dépressif ; Houellebecq ne ment pas, ne triche pas, ne nous inflige pas un faux style. Il fait également, dans ses livres, une toute petite chose de rien : il explique. Il commente, réintroduisant la réflexion sociologique dans un roman français qui cueillait des cerises à 5 mètres du sol. Lui, Houellebecq, vous explique l'ingénierie informatique, l'épuisement vital de notre siècle, comparé à celui de Louis XIV, le comportement aberrant de certains spermatozoïdes dans le col de l'utérus de votre partenaire. Physique, chimie, économie, métaphysique, urbanisme. La force et l'originalité de Houellebecq, c'est d'avoir ramené la littérature vers les terres désertées du conte philosophique, avec des livres qui sont à la fois des quêtes amoureuses et des interrogations philosophiques directes. Il a remis à l'honneur la question morale et il a signalé, non pas les failles du monde actuel, mais sa béance. C'est donc notre Voltaire. Mais son Candide porte en sous-titre « Ou le pessimisme »...

« Plateforme » n'échappe pas à cette règle. Son personnage principal travaille au ministère de la Culture et organise des expositions. A la mort de son père, il hérite et parcourt le monde en compagnie d'une fille charmante, Valérie, qui a passé son enfance en Bretagne, à Saint-Quay-Portrieux. Elle a un poste important dans une boîte de voyagisme qui organise des séjours en club. Houellebecq pousse donc notre Candide dans une société de loisirs navrante, effroyablement monotone dans ses jeux de plage. Couples échangistes, voisine de train, partouze en sauna, putes thaïlandaises, tout l'Occident se perd dans une sorte de fête des corps banalisée entre Extrême-Orient et Seychelles.

Ceux qui ont aimé « Les particules élémentaires » retouveront ce ton désabusé-affaissé, ces paragraphes gris fatigués où étincelle, parfois, une sombre ironie. Et des plaques de commentaires où Kant peut rencontrer des politologues, ou le tourisme de masse entrer en collision avec l'idée de Dieu.

Désespoir souriant. France « pays sinistre, entièrement en meute et en réseaux ».

Ce qui frappe dans ce nouvel opus, c'est l'érotisation cheap, promotionnelle, soldée, l'érotisation bas de gamme qui nous chuchote que tous les hommes sont égaux et, par conséquent, que plus personne n'est unique, ce qui doit faire sursauter plus d'un humaniste et plus d'un catholique. Quelque chose entre le peep-show et le coït en groupe... et la vision en boucle de quelques films porno par un malade de solitude. On pense à Travis, le héros de « Taxi Driver », qui somnole devant des pornos de la 42e Rue...

Une lumière saturnienne baigne le roman. Sans cesse, on se demande si Houellebecq est un bouffon caché ou bien s'il jette à son immense public les clichés des films M6 de 23 heures... par paresse. Toujours est-il qu'il exerce un pouvoir de déranger, de déplacer, d'inquiéter, de mettre tout sous un jour maussade et oisif. Il réussit de nauséeuses errances sartriennes.

Le plus étonnant, bien sûr, c'est le retentissement de son oeuvre. En Allemagne, on le commente, on l'interviewe. On a fait monter les enchères pour la vente de « Plateforme », qui, en son titre, cache sans doute l'humour de « forme plate... »

La légende de Houellebecq est également née de ses démêlés avec ses anciens amis de la revue Perpendiculaire, qui, eux aussi, trouvaient insupportable le ronronnement littéraire de notre pays depuis vingt ans. Depuis son succès, il dérange...

Houellebecq devenu best-seller adore jeter de l'huile sur le feu. « La société dans laquelle je vis me dégoûte. » Non seulement il l'écrit, mais il le chante dans un album rock, « Présence humaine », qui n'est pas si mal que ça. Imaginez Gainsbourg encore plus fatigué. Cet homme épuisé ne cesse d'ailleurs de produire puisqu'il a publié à Noël dernier un album de photos personnelles prises sur l'île de Lanzarote, aux Canaries, et qu'il a visiblement travaillé comme un forçat pour emboîter dans son dernier roman les horizons lointains, les méditations sèches sur les riches, les pauvres, les filles baisables et les boudins. Il suggère le retour aux robinsonnades qui sont, on le sait, les friandises de ceux qui pensent le monde... Les philosophes adorent les îles désertes et réfléchir devant un réchaud de camping.

Faut-il le dire avec beaucoup de précautions ? Ses premiers poèmes en alexandrins étaient plus savoureux que ce vaste panorama du tourisme planétaire vu entre les cuisses de ses personnages. Au fond, on peut le lire comme un médicament. Un charme acide pour dire des horreurs. Ce spéléologue du comportement semble parfois s'enfoncer dans des eaux troubles sans palmes ni beaucoup de réserve d'oxygène. Mais ce côté effroyablement monotone pour décrire des êtres aliénés (avec parfois un côté Paul et Virginie très sentimental-kitsch) ne tient pas les promesses de l'auteur première manière, plus déjanté et plus intelligent, d'« Extension du domaine de la lutte ». Il semble prendre des habitudes d'écriture, des facilités de sociologue fainéant et, pour tout dire, mépriser son club de fans qui possède sites Internet, boîtes de dialogue, etc.

Provocateur, Houellebecq ? C'est plutôt une entreprise patiente pour montrer les changements de société. Une société sans pères, ni mères, ni enfants, ni frères, mais avec des trajectoires de particules sexuées. Un monde entre apathie et fanatisme ; entre culte de la jeunesse et saloperies stériles, un monde blasé, pauvre, affairiste, qui fait de l'hédonisme programmé son mode de vie. Béton, privilèges et répétition, tous bêtement échangeables, permutables, qui n'éveillent que des pulsions de rhinocéros et presque jamais de sentiments.

Son personnage traînassant est cerné par une farandole de minettes, de beaufs, de bidochons, de « nanas à partouze », de mecs « qui se secouent la nouille ». Ah bon. L'hyperréaliste des débuts qui savait décrire un TGV Atlantique dans un quatrain avec rimes riches devient l'observateur qui se réveille avec la gueule de bois. En refermant « Plateforme », on éprouve le sentiment d'avoir vu le monde dans une lumière glauque. Quand un couple plus aimable surgit, des terroristes provoquent un bain de sang.

Bientôt le noir absolu ? Il faut sans doute être Blaise Pascal pour y atteindre. Pour l'instant, Houellebecq patine un peu. Il s'est installé en Irlande pour respirer

« Plateforme », de Michel Houllebecq (Flammarion, 370 pages, 131,20 F).


Ce qu'il a déclaré Génétique
« Rien n'arrêtera les généticiens, c'est une évidence. Et ils iront beacoup plus vite que les législateurs, dont le moins qu'on puisse dire est qu'ils ne sont pas harmonisés d'un pays à l'autre. Il faudrait se dépêcher un peu. Aujourd'hui, je peux créer une société aux Bahamas et faire ce que je veux, des hommes-cochons ou des clones en série. Ce n'est pas sérieux de continuer à répéter : eugénisme-nazisme-quelle horreur. L'homme devient un produit de plus en plus fabriqué » (Libération).
Le mal « Je critique le Mal notamment - mais les gens croient que je plaisante » (Les Inrockuptibles).
Vocation
« Je n'aime écrire que des histoires navrantes » (Les Inrockuptibles).
Romantisme
« Le romantisme allemand. Un truc très important dans ma vie émotionnelle » (Libération).
Politique
« J'ai été fortement communiste, et chevènementiste : sa volonté de ranimer la mythologie patriote, républicaine me bouleverse » (Libération)

Interview : Michel Houellebecq

Le Point : Croyez-vous à l'inspiration ? Evolue-t-elle avec le temps ?
Michel Houellebecq : Evidemment, oui. Dans le cadre d'un roman, le travail semble hélas indispensable ; mais les passages écrits avec aisance resteront jusqu'au bout les meilleurs.
L'inspiration évolue probablement avec le temps ; mais, pour ce qui me concerne, les évolutions cyclothymiques journalières de mon humeur me paraissent pour l'instant plus déterminantes.

Le Point : Que vous inspire cette réflexion de Botho Strauss dans « Couples, passants » : « Les grands désillusionnistes, de Flaubert à Freud, ont mis l'homme à nu. Qui lui remettra aujourd'hui les habits qui lui conviennent ? » Michel Houellebecq : Je n'y crois pas : la désillusion de l'Occident vient uniquement des sciences. Ni les romanciers ni les intellectuels n'ont eu le moindre impact. Le réenchantement du monde ne pourra venir que d'une religion neuve, compatible avec l'état général des connaissances.

Le Point : Senancour pensait que la répression du sentiment religieux était un malheur pour l'humanité. Partagez-vous cette opinion ?
Michel Houellebecq : C'est un malheur, certainement, mais le mot « répression » sonne étrangement. Beaucoup voudraient croire, rien ni personne ne les en empêche, mais ils n'y parviennent tout simplement pas.

Le Point : Qu'avez-vous à reprocher à l'Occident ? Les mêmes choses que le personnage principal de « Plateforme » ?
Michel Houellebecq : Oui, à peu près (sauf qu'à vrai dire je connais mal la prostitution en Occident ; j'en parle plutôt par ouï-dire)
Propos recueillis par Jacques-Pierre Amette

© le point 24/08/01 - N°1510 - Page 66 - 2334 mots

Fighting the War on Islamic Terrorism

  • Liberté, j'écris ton nom.Vrijheid, jouw naam schrijf ik. 

    Ce weblog est fait pour secouer les consciences musulmanes {et la paresse compacte des intellectuels occidentaux;, surtout de gauche...}pour les inciter à repenser leur foi, dans une attitude active et personnelle, et non, passive, dirigée à la fois par la peur et par le conformisme. Car les jours de la complaisance, ou de l'ignorance bienveillante face à l'islam sont révolus.

    L'islam n'est nullement la Religion de Paix comme d'aucuns voudraient faire croire, en dépit des faits historiques. Les arguments; des musulmans ont toujours été les mêmes : la ruse, le feu et le sang. La conquête, la contrainte des femmes et du ventre des femmes, la destruction de l' Autre. Tout cela pour la plus grande gloire d' Allah et de la Peur qu'Il inspire à longueur de sourates d'un Coran apocryphe. La soumission aveugle et sans scrupule à l'Oumma (Communauté des croyants) censée être l'émanation d' Allah. 

    Dès que les musulmans commencent à être nombreux dans une cité, c'est le début de l'imposition de règles religieuses obscurantistes, de l'oppression des femmes, des filles, de l'intimidation, des violences, des tournantes, des voilées, de la régression en tout… puis de l'intifada. 

    L'islam n'a nulle part créé de société avancée, démocratique, égalitaire, progressiste, créative, inventive (aucune invention, aucun progrès depuis près de 1000 ans), mais partout où l'islam a le moindre pouvoir, il instaure automatiquement une société obscurantiste, anti féminine, fasciste, intolérante, laveuse de cerveau/crétinisante, régressive, répressive, moyenâgeuse, aberrante, et il n'y a pas de contre exemple : Si la Turquie par exemple a progressé, c'est en combattant l'islam (Atatruk), pas en le favorisant.

    Si on laisse l'islam se développer, on obtient : Afghanistan, Pakistan, Algérie, Iran, Arabie Saoudite, Soudan, Somalie, nord du Nigéria, Sud de la Thaïlande, Bali, Egypte, Turquie version Erdogan, Beslan, Palestine (qui ne vit que de l'aide internationale, et qui enseigne la haine et l'islam à l'école, et non la liberté, les sciences, la philosophie ou encore la technologie).

    Si l'on veut que l'occident ressemble à la Palestine, sans industrie, ni technologie, ni art, ni culture, ni médecine, ni création, ni liberté, mais avec des zones sans droit, ne vivant que grâce à l'aide et ne créant aucune richesse, ni progrès, ni intelligence, laissons l'islam avancer : c'est le système le plus destructeur de tout ordre, liberté et progrès au monde. C'est aussi le fascisme le plus absolu. 

    We are being challenged by Islam these years - globally as well as locally. It is a challenge we have to take seriously. We have let this issue float about for too long because we are tolerant and lazy. We have to show our opposition to Islam and we have to, at times, run the risk of having unflattering labels placed on us because there are some things for which we should display no tolerance. And when we are tolerant, we must know whether it is because of convenience or conviction." = Queen Margrethe of Denmark =

     "There will be no significant material and economic progress [in Muslim communities] until the Muslim mind is allowed to challenge the status quo of Muslim conventions and even their most cherished shibboleths." = Lord Carey of Clifton =

    "I don't believe there are moderate Muslims. Because in Islam you have to believe in every teaching as a holy teaching you cannot change, you have to accept it the way it is, because otherwise simply you are not a Muslim." = Wafa Sultan =

    "The Koran remains for all Muslims, not just 'fundamentalists,' the uncreated word of God Himself. It is valid for all times and places; its ideas are absolutely true and beyond all criticism. To question it is to question the very word of God, and hence blasphemous. A Muslim's duty is to believe it and obey its divine commands." = Ibn Warraq =

    "OBL has NOT bastardized his faith, as George W keeps telling us; rather, he is following his faith to the letter. His version of Islam is the real thing. Just as much the "real thing" to Islam as Coke is to cola!" = Mark Alexander=

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